‹ Le miroir des jours [microforme]Chapitre 101 sur 125 · L'IDÉAL COMPAGNON · texte numérisé non relu

L'IDÉAL COMPAGNON

Je me confie au Rêve accueillant, dont les yeux

Sont si grands au’on y voit l’azur de tous les cieux, Dont les mains de caresse ineffable sont pures, Dont les pieds de b'ancheur ignorent les souillures, Et dont la voix, muette harmonie entre au coeur Comme un vent frais chargé de grâce et de douceur ! Oh ! quand le soir, devant le jour bleu qui recule, Laisse traîner Comme un lambeau de crépuscule,

Que la cendre de l’heure estompe l'horizon

Et qu’un bruit de musique attendrit la maison,

des ont ES

Je me confie au Rêve éternel, et j'oublie

Ce que j'ai de regrets et de mélancolie...

—Guide sûr, vieil ami qui ne trahiras pas,

Idéal compagnon du poète ici-bas,

Je te donne ma vie afin que tu la mènes

Loin du triste sentier des misères humaines

Et que, l’enveloppant d'un amour tendre et fort, Tu la conduises, par le bonheur, à la mo.t !

LE MIROIR DES JOURS nt NC

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