‹ Le miroir des jours [microforme]Chapitre 109 sur 125 · ELOIGNEMENT · texte numérisé non relu

ELOIGNEMENT

Les pires maux sont ceux que l’on souffre en secret, Comme en l'éloignement infini du silence ; Parfois, entre les coeurs quelle longue distance,

Qu'un mot, ainsi qu’un grand coup d’aile, franchirait !

Laiïssé ta fausse honte et prends le chemin vrai ñ Courageuse, que ta douleur enfin s’élance !

La route des aveux et de la confidence

Vers le soulagement certain te conduirait.

Mais tu ne veux jamais ce que je te propose ! Toujours le coeur fermé comme la lèvre close, Et toujours ce regard que ton âme dément !

Aussi, parmi ceux-là que l'amitié console, Que rapproche l’émoi d’une simple parole,

Seul, tu pleures muré dans ton isolement !

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