ELOIGNEMENT
Les pires maux sont ceux que l’on souffre en secret, Comme en l'éloignement infini du silence ; Parfois, entre les coeurs quelle longue distance,
Qu'un mot, ainsi qu’un grand coup d’aile, franchirait !
Laiïssé ta fausse honte et prends le chemin vrai ñ Courageuse, que ta douleur enfin s’élance !
La route des aveux et de la confidence
Vers le soulagement certain te conduirait.
Mais tu ne veux jamais ce que je te propose ! Toujours le coeur fermé comme la lèvre close, Et toujours ce regard que ton âme dément !
Aussi, parmi ceux-là que l'amitié console, Que rapproche l’émoi d’une simple parole,
Seul, tu pleures muré dans ton isolement !
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