LE RÊVE MORT
Le plus beau de mes rêves dort
Dans le cercueil de mon coeur triste ; Je porte en pleurant ce grand mort Dont le fantôme en moi persiste.
Et la nuit, je l’entends souvent Qui se réveille et se lamente Ainsi qu’un enterré vivant
Qui dans sa tombe se tourmente !
Je ne puis même soulever
Le couvercle qui l’emprisonne !...
Oh ! lui crier de se lever
Tout droit, dans mon coeur qui frissonne |
Et ce rêve mort à demi
Dout je redoute la blessure, A peine s’il est rendormi
Qu'il se réveille et me torture !