‹ Le miroir des jours [microforme]Chapitre 27 sur 125 · L’'EXEMPLE · texte numérisé non relu

L’'EXEMPLE

Vous frémissez au vent des calmes altitudes, Arbres de i1 montagne où je passais hier ; Planté dans le terroir, chacun de vous est fier

De posséder la paix des hautes solitudes.

Si tous les coeurs avaient votre belle attitude !

Campés sur l'idéal, dressés vers l’azur clair, Le temps de vivre un peu leur serait moins amer,

Et, comme vous, ils connaîtraient la quiétude.

Toujours grandir, toujours monter, grandir encor ! Tendre vers l'infini d’un incessant effort, Dominer sans orgueil et contempler sans crainte !

Sur l’humaine cohue, et la haîne et l’ effroi, Au-dessus de la lutte et plus haut que la plainte, Comme un arbre tranquille, ô mon coeur, dresse-toi !

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