‹ Le miroir des jours [microforme]Chapitre 29 sur 125 · PREMIÈRE FEUILLE MORTE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE FEUILLE MORTE

Duelques feuilles au bout des branches sont jaunies. qe es arbres ont encor de frêles harmonies t, bercés par le vent qu’attiédit le soleil,

ls rêvent d’un automne au lourd été pareil.

Mais voici que Septembre, au détour de l’année, Vient dans la Pourpre et l’or fixer leur destinée,

Leur songe bienheureux ne l’entend pas venir. Ils continuent, entre leurs bras gris, De tout petits fragments d’

Et même les oiseaux ne

de tenir azur, et les balancent,—

savent ce qu’ils pensent...

—Cette feuille qui choit, ne l’entendez-vous pas ? Comme un papillon large elle vole, là-bas, Emportant avec elle un peu du grand murmure Qui s'élève, comme un cant:que, des ramures.

C’est dans votre musique une note de moins ; C’est votre gloire, dont vous n'êtes pas témoins

Tant votre têre semble impassible et sereine,

Qui, feuille à feuille, meurt sous l’insensible haleine...

TT mn

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