‹ Le miroir des jours [microforme]Chapitre 31 sur 125 · PL LL · texte numérisé non relu

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Qui nous change, on dirait, en une autre substance, Comme si l’on était de l’air ou du silence !

Il semble que l’on ait des ailes; que le poids

De notre corps se fonde et renaisse à la fois ;

Qu'un bonheur à travers notre âme triste passe, Qu'on n’ait plus qu’un degré pour atteindre à l’extase ! O volupté de vivre, ô charme alanguissant !

—Automne qui nous mets du plaisir dans le sang,

Qui nous berces, pareil à la bonne nourrice,

Jusqu’à ce que notre âme en tes bras s’assoupisse,

Je t’aime d’un amour sensuel et païen !

Et je t’élève, à dieu, fait de songe ancien,

Un temple au clair autel entouré de balustres,

Où mon coeur balancé brûle comme un grand lustre !

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