PL LL
if »
Qui nous change, on dirait, en une autre substance, Comme si l’on était de l’air ou du silence !
Il semble que l’on ait des ailes; que le poids
De notre corps se fonde et renaisse à la fois ;
Qu'un bonheur à travers notre âme triste passe, Qu'on n’ait plus qu’un degré pour atteindre à l’extase ! O volupté de vivre, ô charme alanguissant !
—Automne qui nous mets du plaisir dans le sang,
Qui nous berces, pareil à la bonne nourrice,
Jusqu’à ce que notre âme en tes bras s’assoupisse,
Je t’aime d’un amour sensuel et païen !
Et je t’élève, à dieu, fait de songe ancien,
Un temple au clair autel entouré de balustres,
Où mon coeur balancé brûle comme un grand lustre !
' nn nanatalé