‹ Le miroir des jours [microforme]Chapitre 62 sur 125 · FA · texte numérisé non relu

FA

Oui, vous abandonnez quelque chose de vous Dans ma main, sur ma bouche, à mon front, qui m’obsède Délicieusement, comme un songe très doux

Dont la caresse heureuse et brève nous possède,

Rien n’existe, à part vous qui m'avez fait aimer | Votre image remplit ma pensée et la garde ;

Si je laisse mes yeux longuement se fermer,

En moi-même, c’est vous encor que je regarde !

Et je sens votre esprit flotter autour de moi, Comme une rose ‘afese un parfum après elle ;

Je vous respire avec un inef ble émoi, Car vous êtes dans l'air, invis‘ble et réelle,

Par le secret Pouvoir de votre amour fidèle !

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