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Oui, vous abandonnez quelque chose de vous Dans ma main, sur ma bouche, à mon front, qui m’obsède Délicieusement, comme un songe très doux
Dont la caresse heureuse et brève nous possède,
Rien n’existe, à part vous qui m'avez fait aimer | Votre image remplit ma pensée et la garde ;
Si je laisse mes yeux longuement se fermer,
En moi-même, c’est vous encor que je regarde !
Et je sens votre esprit flotter autour de moi, Comme une rose ‘afese un parfum après elle ;
Je vous respire avec un inef ble émoi, Car vous êtes dans l'air, invis‘ble et réelle,
Par le secret Pouvoir de votre amour fidèle !