ROSE POURPRE
Humide fleur cueillie au jardin clos du Coeur, Rouge comme du Sang de soleil qui se couche, Honorez d’un baiser de votre belle bouche
Ce poème léger ue l’aube mit en pleurs.
P ger q
Qu'il tremble en votre main comme un peu de lumière, Et que ses gouttes d’eau vous soient des diamants ; Qu'il saigne dans vos doigts son âme, longuement,
Et qu’il Succombe aux cils baissés de vos Paupières !
C’est pour vous qu’il naquit, pour vous qu’il doit mourir,
Douce fragilité que son ardeur consume :
Songez que mon amour, madame, le parfume, Et qu’une rose expire ainsi sans se flétrir !
D ny
COURONNEMEN T
L’oeillet et le narcisse unis aux violettes, Et le muguet nacré dont tremblent les clochettes, Ont orné ses cheveux de leurs parfums fleuris,
Sur Elle, les oiseaux voltigèrent, Surpris ; nt anima de ses brises muettes les tressés en guirlandes parfaites, longue tige en ses doigts était pris.
Et çe l'ai proclamée Haute et seule Déesse, Avec des noms de gloire et des mots de Caresse, Et l'Eté s’inclina sous Son Sceptre royal !
Alors, devant sa grâce et sa Splendenr de femme, 4 Benoux, serviteur téméraire et loyal,
Sur son Coeur j'ai posé la rose de mon âme !