‹ Le miroir des jours [microforme]Chapitre 97 sur 125 · LE CIEL INTÉRIEUR · texte numérisé non relu

LE CIEL INTÉRIEUR

Mon coeur est comme un grand paradis de délices Qu'un ange au glaive d’or contre le mal défend; Et j'habite mon coeur, pareil à quelque enfant Chasseur de papillons, seul, parmi les calices.

Gardé des chagrins :fous et des mortels supplices, En l'asile fleuri du jardin triomphant, Pour me désaltérer, dans le jour étouffant,

J’ai ton eau, frais ruisseau du rêve bleu, qui glisses !

Je ne sortirai plus jamais du cher enclos Où, dans l’ombre paisible, avec les lys éclos,

Par ses parfums secrets je respire la vie,

Car la nature a mis en roi l'essentiel Des plaisirs que je puis goûter et que j’envie :

C’est en moi que je sens mon bonheur et mon ciel !

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