‹ Le Misanthrope, comédie en 5 actes et en versChapitre 19 sur 32 · ACTE; III, .SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE; III, .SCÈNE VII

L'humeur dont je me sens veut que je m'en

■" bannisse, '■ '.

, Le ciel ne m'a point fait ; en^mé donnant ,1e

; jourVi' " ■ . , :■-'.'' •;■

Une ânie compatible,avec l'air de là cour; ) Je pe me trouve point lés Vertus*héoéssàirés Pour y bien réussir;'et faire meS^affdires,.

; Etre franc et sincère estmon pi lis grand talent; Je ne sais; point jouer les hommes en parlant ; Et qui n'apàsie. don de cacher ce qu'il pense, Doit.faire en ce pays, fort peu de.résidt'nce. Hors de la ceiir, sans dnuté,7pn -n'a pas .'cet

appui-, ■ .-' • • .'■'• . ■ .-' ';- Etvcès. titrés "d'honneur-qu'elle donne aujour--

d'hui ; ' . ', , -. \ ;' ..'.--' Maison n'a pas aussi, perdant-Ces-avantagès ; Le chagrin de jouer de.' fort sots personnages'. Ou n'a ppirit à souffrir mille reb,uts cruels," On n-a point à louer Jesvérs de messieurs tels ; A dpniier de l'ejucensà madame une telle j Et de nés francs marquis essuyer la cervelle.^

-7 ; ARSINOÉ. ; . , Laissons, puisqu'il vous plaît, ce chapitre de

cour,.. " '■ ""'.'■' ,'.,.--.. • Mais il faut que mon, coeur vous plaigne envotre

amour; ' ■■ ■* '-' . .,7" Et, pour vous.découvrir làrdessus mes pensées, Je Souhaiterais fort vos ardeurs mieux placées. 7 Vous méritez, sans doute, ùh sort beaucoup

• plus, doux, :'.''•' , -' " ■ ' Et celle qui vous charmé est indigne dé,vous,

■ ■ ■ ' ALCESTE. " ' '■ >.-'''

Mais, en disant cela., songez-ypûs, jje'.yous'priè,^i,4i.; Que Cette personne est, madameV votre amie?..?* ' "

-' .i'.- !■' -.ARSIKOÉ. '' ;'","*' .- «làv; Oui ; mais nia consciencëçst blessée *ftéffet7; .'*

Dé souffrir plus longtemps le tort que l'on.voss

;fàit : '-77 .-■'"-

L'état où je vous vois afflige trop mon âme,

Etjè vous donne avis qu'on trahityotfls'flamme.

ALCESTE. '■■-.'■ '

■ C'est nié mûijtrér, madame, un tendre mou--

vémen'-tj--- , '".'.- '- /'y-y

'Etdepareils avis.obligent un, amant.:

,.'-: .' ■'-; ,- ARSINOÉ. '■',. , '.:: ■''''

Ôiji, tpute mon amie elle est, et' jp la nomme,

• ïndigneyTasséryirle :coeur- d'un galant homme,

Et Je sien n'a pour vous que de.feintes douceurs.

-'• . ' ALCESTE. ' -

Cela se peut, madame.', 6n ne voit pas les coeurs :

Màisyptre charité se seraitbien passée ;

De-jeter dans lé mien une telle pensée. ,

; ;'.'■'■',' ,- ARSINPÉ.- ' .»'.;"'

' Si vous ne voulez pas être désabusé, „'"- -,

. Il faut ne vous rièh diré,;ifest,aSsez'aisé.

■■-.'■ ■'■-• ; ALCESTE.' .'■;.'-

Mon; mais.sur ce sujet, quoique l'on nous èx--

.' - pOSé, - '.-.'" :. -" 7, ' ' .

Les doutes sont- fâcheux plus que toute autre

chose; -----. . -, "■ -y.

Et jervoudrais i pour moi, qli'ptitie me fit savoir

. Que, ce .qu'avec clarté l'on peut'me faire voir.

' - \ - ARSINOÉ. :.,.-■■; ,■',,'

Hé,bien ; c'est assez dit ;.et sur cette matière,

• Vous allez recevoir une pleine lumières - *

Oui, jé.veùxqûe detout'vos yeùxyousfasSénfrfoi.

Donnez-moi senlementlamainjusqijechez moi:

Là ,jc*vous ferai voir une preuve fidèle . "■ , !y&) De rinfidèlitédù coe'ùr dé votre belle ; ": „'■

:;-5Ét, si poûri'd'autres yeux le vôtre peut brûlée,

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