ACTE iy:,. ^SCÈNE IÏ
7 ::lf '-,;...,'■,-' ÉÙANT.E. :,' •'• - ,- ,. Mais- e^gejr, qui ypus'pfeût:..- '-.... lîf . ^';"''■■ ALCESTE^'-'. ..'; ■ ■• ,'.-,.-■
..... 5*. ...,-•'-Ali! tOjit est ruiné.;.
Je suis, jesuis trahij je suis assassiné;. • Çélihièn;é..;.Eut-bn.pu çroire-.cettè nouvelle"? 1: Çélinièrie nie. trompe , et n'est qu'uqe.infidèle.
' . 7- ■■■: '.' , ' '^LIANTE. , '.-.' Ayez-vpijs; p'purlécfpire, un juste fondement?" ■'■.'."■'.'■ .7. -'"'..-: P8*LIIJTÉ: , ■', y. -, -y',':" Peut-être est-ce-un; soupçon.cnnçu légèrement f Et yotre'esprit, jalbux prend pa"r fois des CWT
. ,mères.... ;" '.-.."•'■•;■■■ '■ ''" '■■'".'.' .. 7
'.'." '.■;■.■''• ., . ; ALCESTE..'.' 7.v ; , ."., Ah!- mbrbléu-, :mêléz-yous, monsieur,,- de vos
'affaires.- '''.'■*.'■ . (àjzliahïé.).'' .'' ,,'-/ 7 y Ç'est'de- sa trahison n'être qjje trop certain,' Que. l'avoir dans ma poche, écrite de sa "main. OuivMa^aih'e;; -une lettré écrite po;ur Oronte 4 produit a'mes yeûxiria" disgrâce et sa honte.; Oronte, dbut j'ai cru, qu'elle fuyait les soins ,7 Et que de mes rivaux.je redoutais lemoins.
.-'■■■ -, -' '. ;PHILiNTE, . , ' Une le.fti'e peut! bien tromper par l'apparence', Et n'est pas/quelquefois si coupable qu'on pense. ■ : ':!,.'., - ».' .;ALCESTE. .. : '; Monsieur, encore un coup, laiSsez-moi,s'il Vous
■ plaît, ■ /■'.,' ' .■ '■ Et rie prenez souci que.de votre intérêt. * ■ . ' i . . ' ' ... .^LIANTE.. . .--,,, Vous devez modérer vps.trànspprts;etl'Outrage. ;.
..-'-' '':■" ASÉCESTE... -, .;'-•-, { [ Madame, c'est à VOUS qu'appartient cet ouvrage ; C'èstà vpusquemonTeoeur.a recours aujourd'hui Pourjjouvoir s'affranchir de môncuisantennui. Vengez-moi d'une ingrate et perfide .parente Qui trahit lâchement une ardeur si constante; Vengez-moi de ce trait qui dcit.vousïaire hor--
reur. 7 ..- • ■ , ■
- ' ,". 7 , ELIANTE., - - ." Moi , vous venger! comment?
■ ALCESTE
~ En recevant moricoeur..
Acceptez-le, madame, au lieu de l'infidèle ; C'est par. là que je'puis prendre vengeance d'elle ; Et je la yeux punir.par les sincères voeux , Par le profond amour, les soiris respectueux, Lés devoirs empressés ,etl'assidu service - Dont ce ccèurva vous faire un ardent sacrifice.
.'.''''.- - 7 ELIANTE.' Je compatis, sans doute, à çé que vous souffrez, Et ne méprise point le coeur que vous m'offrez : Mais .peut-être lé mal n'est pas si grand qu'on
pense, Et vous pourrez quitter ce désir de vengeance. Lorsque l'injure part d'un objet plein d'appas , Ou fait force desseins qu'on n'exécute pas :
On a beau voir, pour rompre, une raison- puis-,
santé, ' - . .; ' Une coupable aimée est bientôt innocente.
Tout le niai qu'on lui veutse.dissipe.aisément;. Et l'on sait ce que c'est qu'un courroux d'un
amant. . . ',.
- , . .ALCESTE
Non; non, madame, non ;.l'offense est trop
mortelle, >-...'.. > Il n'est point de retour, et je romps avec-elle; Rien nesaurait changer le dessein que j'en fais, Et je me punirais de l'estimer jamais.
La voici. Mon courroux redouble à son ap--
proche.
ACTE IY, SCÈNE III. 421 Je vais de sa noirceur lui faire un vif jeprpche, Pleineméût la cenfbhdré; et vous porter après Ùri coeur tout dégagé de ses troriipeurs attraits. .
{Eliante,- eh sortant, parle bas, à Célimène.)
- ^ SCÈNE Lit. ;'■'/■"■'"■;.
' - CJELIMÈNE-j ALCESTE.
■ Âi.çxs'fnÎ à, part. : ■ ,'-- - O ciel ! de mes transports pùis-je être ici le
maître ? .
• ■-,CÉLIMÈNE, à part. -
; /{à Alceste.) . .."■', ■ ■ • .
Ouais! Quel est donc le trouble où je vous.vois , ■ paraître? . ■'/.' '■ > Et que me veulent dire, et ces soupirs poussés, Et ces sbihbres regards que sur moi vous lancez ?
.•'.•■■"•'.'. '•'.-, ' '•-, 'ALCESTE. '■'-•'■'" ':' . ■ . ■ Que loutesleshorreùrs dont une âme est capable, À vos déloyautés n'ont rien de comparable ; Que le sort, les démons , et le ciel en courroux, . N'ont, jamais rien produit de si méchant quç
vous.'
■ 'y ' CÉLIMÈNE., Voilà certainement-des douceurs que j'admire.
' ALCESTE
Ah! ne plaisantez point, il n'est pas temps de
•* ! rire, .--' ■ ■ Rougissezbienplutôt, vous en avez raison; Etj'ai de sûrs témoins de yo.tre-trahison; Voilà ce que marquaient les troubles de ,m on
ânie ; : ' Ceaijétait pas en yain que s'alarmât tmà flanime^. 422 LE MJSÀN THROPE..
P,ar- ces ^fréquents soupçons ; qu'on trouvait
.odieux , '■ .* : ■.',' • , .
Je cherchais le malheur qu'ont rencontré mes Et, maigre tous VPS SPiris et-'votre adresse «i
feindre', " : 7 •.'-"'■.. '- . 7 -, ; Mon astre me disait ce que j'avais à craindre : Mais ne présuriiez pas que, saris être vengé , ,Je souffre le dépit de me voir outragé. • ■ w ■ Je sais que sur les voeux on n'a point de puissance, Que l'amour veut partput na.ître sans dépeh-- ■ . . dânce; . .-" -7 -./ - Que jamais par la force pn n'entra dans uri'coeur; Et que tpute âme est libre "a nommer son vain--
queur., ' ■'■ "-V - ■ ' ■ Aussi ne irouveraisrje aucun-sujet de plainte , Si,- pour moi, votre bouche avait -parlé sans
' feinte; ■ ; ""...-:
Et, rejetant mes voeux dès le premier abord, ' .Mon coeur n'ailrait eu droit dé. s'en prendre
qu'au' sort. --.'."'.'' Ma'.s d'un aveu trpmpeur'ypir nia flamme ap--
plaudie, .-•:-. ' '■ C'est'urie trahison, c'est une perfidie Qui ne saurait trouver de trop grands châtiments; Et je puis -tout permettre à mes ressentiments. Oui, Oui j redoutez tout après un tel.Outrage; \ Je ne suis plus à moi, je stiis tout à laragé, Percé dii coup mertel dont vous m'assassinez", Mes sens par la raison ne sont, plus,gouvernés,: Je cède aux mouvements d'une.juste colère-, ' Et je ne réponds pas de ce que je puis faire.
.'■-.-'7 CÉLIMÈNE. . ■ , .--.'*■ D'où (yien"t donc, je vous prie, un tel'emporte
. ment? ..- ■;•.'.,• , , Ayez-vous, dités-mpi, perdu le jugement? 7