ACTE CINQUIÈME l3l
CLITANDRE A Oronte et à Alceste.
Fort à propos. Messieurs, vous vous trouvez icy, Et vous estes meslés dans cette affaire aussy.
ARSINOÉ A Célimène.
Madame, vous serez surprise de ma vue ; Mais ce sont ces Messieurs qui causent ma venue : Tous deux ils m'ont trouvée, et se sont plaints à moy D'un trait à qui mon cœur ne sçauroit prester foy. J'ai du fond de vostre âme une trop haute estime, Pour vous croire jamais capable d'un tel crime ; Mes yeux ont dément^' leurs témoins les plus forts. Et, l'amitié passant sur de petits discords, J'ay bien voulu chez vous leur faire compagnie. Pour vous voir vous laver de cette calomnie.
ACASTE
Ouy, Madame, voyons, d'un esprit adoucy. Comment vous vous prendrez à soutenir cecy. Cette lettre, par vous, est écrite à'^Clitandre?
CLITANDRE Vous avez, pour Acaste, écrit ce billet tendre?
ACASTE ^ Oronle et à Alce^te.
Messieurs, ces traits pour vous n'ont point d'obscurité. Et je ne doute pas que sa civilité A connoistre sa main n'ait trop su vous instruire; Mais cecy vaut assez la peine de le lire.
V^ouô ested un étrange homme, de condamner mon enjouement, et de me reprocher que je n'ai/ jamau tant de joie que lorsque je ne suiô pa^ a^'ec i'ouj. IL n'y a rien de ptué injuste; et, A voud ne venez bien vite me demander pardon de cette offense, je ne vouj La pardonnera}/ de ma vie. Nostre grand Jtandrin de Vicomte...
11 devroit estre icy.
Nostre grand /Tandrin de Vicomte, par qui vouj commencez voà plaintes, est un homme qui ne sçauroit me revenir; et, depuis que je l'ay vu, troià quarto d'heure durant, cracher dans un puitô pour faire des rondo, je n ay pu jamais prendre bonne opinion de tuy. Pour Le petit Jfîarquid. . .
C'est mo3'-mesme, Messieurs, sans nulle vanité.
Pour Le petit Marqiiu, qui me tint l/ier Long-temps La main, je trouve qu'il n'y a rien de si mince que toute sa personne; et ce sont de ceo /nérile.f qui n'ont que La cape et L'épée. Pour L'l?oninie aux ruban.) vertj...