M. GRANDIN
Approbation de Monsieur Manent, docteur de la Faculté de Paris.
J'ai lu les Sermons du livre intitulé, Le Missionnaire de l'Oratoire, par le R. P. le Jeune prêtre de l'Oratoire de Jésus, avec une satisfaction extraordinaire, et je n'y ai rien remarqué qui ne soit conforme à la foi de l'Eglise Catholique , Apostolique et Romaine, et à ses maximes dans les mœurs, et de plus je suis obligé de rendre ce témoignage à la vérité et sainteté de la doctrine qui y est contenue , qu'elle a été reçue dans les missions qu'il a faites en ce diocèse, avec un tel applaudissement de tout le monde , que je reconnais visiblement que la bénédiction du Ciel y est répandue, 'je sou-
4 Approbations.
haite que tous ceux qui les liront s'appliquent à leur lecture pour en profiter avec le même esprit qu'il les a prêches , qui est celui de Dieu , dont il est rempli.
Fait à Limoges , ce seizième février mil six cent soixante-deux.
MANENT , docteur en théologie de la Faculté de Paris , et chanoine de l'Eglise de Limoges.
Approbation des docteurs régents de V Université de Toulouse.
Nous soussignés, docteurs régents de l'Université de Toulouse : certifions avoir lu avec exactitude les deux tomes du Missionnaire de l'Oratoire composés par le R. Père Jean le Jeune , prêtre de l'Oratoire de Jésus , remplis d'une doctrine toute céleste , qui éclaire l'entendement et échauffe la volonté : et ce qui est assez rare ailleurs , on y voit partout un ordre admirable dans la multitude des pensées , des comparaisons naïves , enchâssées avec un artifice très-agréable ; il est clair dans l'embarras des matières les plus embrouillées, en telle sorte qu'il semble que Dieu ne lui ait fermé les yeux du corps, que pour rendre plus clairvoyants ceux de l'esprit, en le faisant marcher d'un pas ferme et assuré dans les labyrinthes des plus difficiles questions de la théologie : les prédicateurs y apprendront à parler plus du cœur que de la langue; les âmes dévotes, les principales règles d'une véritable et solide piété ; et les pécheurs les moyens de sortir de l'état funeste où leur volonté perverse les a réduits : tel est notre sentiment.
Fait à Toulouse, le second jour du mois de mars l'an mil six cent soixantedeux.