‹ Le missionnaire des enfants [microforme]Chapitre 172 sur 228 · LA CONFESSION, REMÈDE AU PÉCHÉ · texte numérisé non relu

LA CONFESSION, REMÈDE AU PÉCHÉ

Retour de l'enfant Prodique. — Un père avait deux fils. Il se montrait pour eux plein de sollicitude et de tendresse, Un jour il leur dit qu'à sa mort chacun d'eux aurait la moitié de ses biens. — Le plus jeune conçut le désir d'avoir sa part tout de suite, avant la mort de son père, afin d'être son maitre et de faire

e son argent l'usage qu'il lui plairait. Allant donc trouver son père, il lui dit : « Mon père, je vous en prie, donnez-moi maintenant ce que vous avez promis de me donner à votre mort. » — Le père y consentit, quoique à regret, et lui donna sa part d'héritage, — Peu de jours après, le jeune homme prit avec lui tout ce qu'il possédait, quitta la maison paternelle et s’en alla dans un pays lointain. Là, n'étant plus sous la surveillance et la excellent père, il se lia d'amitié avec de mauvais compagnons qui l’entrainèrent dans les théâtres, dans les bals, dans les maisons de jeux et de débauche, et lui firent

pour gagner sa vie, Il se mit done au service d'un homme du pays, qui l’envoya à sa campagne pour garder ses bestiaux, Mais cet emploi ne lui rapportait que de bien faibles gages. Il eût été content de pouvoir se nourrir des glands que l'on Jetait aux POurCeaux ; mais cela même ne lui était pas permis. Lorsqu'il vit qu'on était si dur à son égard, il tomba dans la tristesse et dans un profond chagrin: il commença à se

rappeler les jours heureux qu'il roulait autrefois dans la maison

paternelle, et la tendresse que son digne père lui avait toujours témoignée. « Dans la maison de mon père, se dit-il, les domestiques eux-mêmes ont du pain en abondance, et moi je meurs de faim ici! » — C’est alors qu'il comprit sa folie d’avoir quitté son père. Que faire? — « Je me lèverai, pensait-il en lui-même : J'irai à mon père, et je lui dirai : « Mon père, j'ai péché contre le ciel et devant vous; je ne suis plus digne d'être appelé votre fils, traitez-moi seulement comme un de vos serviteurs, - Il se leva donc et reprit le chemin de la maison paternelle,

Or le père avait souvent pleuré le départ de son fils. Son cœur en était dans la désolation. « Oh! se disait-il, si mon fils revenait! » Bien des fois jetant au loin ses regards attristés : « Qui sait, se disait-il, si je ne le découvrirai pas à l'horizon? + Il le découvrit en effet, et à l'instant il le reconnut, Mais quelle ne fut pas son affliction de le voir pâle, maigre, malade, couvert à peine de haillons et sans chaussures! Cette vue lui déchira le cœur; aussi n’attendit-il pas que son fils fût arrivé Jusqu'à lui. Il coarut au-devant de lui ; et, quand il fut en sa présence, telles furent sa joie et son émotion, qu'il ne put dire un mot. Il se jeta à son cou, l'embrassa et le couvrit de ses baisers paternels, — Vous pouvez vous imaginer la confusion et les regrets du fils en ce moment. « Mon père, s'écria-t-il aussitôt, j'ai péché contre le ciel et devant vous; je ne suis plus digne d'être appelé votre enfant. » — Mais ces paroles n’arrivèrent point aux oreilles du père. 11 était si content de revoir son fils, qu'il n’entendait ni ne comprenait rien de ce que disait celui-ci. Il appela aussitôt ses serviteurs et leur dit : « Apportez vite les plus beaux habits de la maison, apportez aussi des chaussures, tuez le veau gras, préparez un grand festin. Faisons fête et réjouissons-nous ; car mon fils était mort et ilest ressuscité ; il était perdu etil est retrouvé! ».

Ce bon père, qui est-il ? — Ce bon père, c’est Jésus lui-même, L'enfant qui abandonne la maison de son père, c’est celui qui auparavant allait régulièrement à l'église le dimanche, et qui maintenant n’y va plus : il a abandonné l’église, qui est la maison de Dieu, son père. Que fait donc cet enfant le dimanche? — J] passe son temps au jeu et dans toute espèce de mauvaises compagnies. Allez lui demander si maintenant il est heureux, comnie lorsqu'il allait à l’église ? Il vous dira que non. Il n’a jamais eu la vraie paix du cœur depuis qu'il a abandonné Dieu; car quelle paix pourrait-il avoir? Qui à jamais résisté à Dieu et « Joui de la paix ?1 — De plus, ce jerne homme sait très-bien qu’il n’y a qu'un pas entre lui et l'enfer, Qu'un vaisseau se rompe dans sa poitrine, qu’une fièvre le saisisse et lui donne la mort, qu’en est-il de lui? Où est-il allé ? — En enfer pour toute l'éternité ! — Mais il ÿ a quelqu'un qui ne l'a pas oublié dans son malheur ;

(1) Jo, 1x, 4,

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1eul';

n. Il est le meilleur des pères, Vous savez bien qu’il n'y a personne qui vous entoure de ses soins et

de sa sollicitude comme Dieu, votre bon père. Dites donc en ce moment même : « Je me léverai et j'irai à mon père. Dimanche prochain, j'irai comme auparavant à l'église, » Et dimanche prochain, lorsque vous remettrez le pied à l'église, il y aura une grande joie à l'autel où se trouve le Saint-Sacrement! Si vous pouviez voir la face de Jésus, oh! que vous le verriez heureux de votre retour à lui! Il dira aux anges qui l’environnent au saint autel : « Soyez contents, réjouissez-vous ; car mon fils était perdu

inte messe, les grâces de

ur, comme les flots de lumière qui viennent du soleil. Alors vous vous direz en vous-

MÊME : « Quel bonheur ce sera pour moi d'aller me confesser ! Oui, cette semaine même J'irai à confesse, » — Lorsque vous

Vous aurez déclaré

bsolution, moment du pardon et de la réconciliation! En cet instant, Jésus se

Jettera à votre Cou ; il vous embrassera et vous donnera le

baiser de paix en disant : « Mon fils était mort et il est ressuscité! * ,

ê ous Jamai is que quelqu'un pouvait faire sortir les morts de

sont guéries ; les Jeux aveugles et fermé

s'ouvrent et voient; les oreilles Sourdes m parole de Di

Il y avait à Jérusalem un bassin plein d’eau, appelé piscine de Bethsaide.? Près de là, il y avait cinq portiques, sous lesquels se tenaient toujours beaucoup de malades, d’aveu

. (*) S. Alphonsus Op. Moral. Lib, vr. Tract. iv. n, 459, — ru qui prima vice suum pravum habitum confitetur, etiamsi nulla emendatio Præcesserit, mo

(1) Jo, xx.

Consuetudinabene potest absolvi do eam serio proponat,

(2) Jo, v.

piés, de malheureux aux membres desséchés.. Ils attendaient le mouvement de l’eau; car en certains moments un ange du Seigneur descendait et agitait l’eau ; et le premier infirme qui se plongeait dans l’eau après qu'elle avait été agitée par l'ange, était toujours guéri; mais celui-là seulement était guéri, et aucun autre n'obtenait sa guérison, — Il n’en est pas de même de la confession. Toutes les âmes, quelles qu'elles soient et à toute heure, peuvent être guéries de tous leurs maux, en se plongeant dans le bain salutaire de la confession.

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