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LE FERME PROPOS DE SE CORRIGER

Nepéchez plus, de Peur qu'ilne vous arriveun Plusgrandmal.\ Si vous avez offensé quelqu'un et

que vous ayez l'intention de l'offenser encore, méritez-vous son pardon ?

Non.

Lorsque vous allez à confesse, si vous

‘avez l'intention de retomber * dans le péché, vos péchés vou: seront-ils pardonnés? Non.

Lorsque VOUS Vous préparez à vous confesser, devez-vous dire

(1) Jo. v, 14,

du fond du cœur : « Mon L4 re secours, je ne

pécherai plus? »

Oui.

Comment appelle-t-on ce que vous faites alors?

Le ferme propos de ne plus pécher.

Le ferme propos de ne plus pécher, voilà la partie la plus importante de la contrition, C'est le signe, le grand sion- d'une vraie contrition. — Quelqu'un après sa confessic:: vicut lue dire : « Je voudrais savoir si, dans ma confession, j'ai été vraiment triste d’avoir péché? + — La réponse à sa question est trèsfacile; je lui demande : « Depuis votre confession, avez-vous encore commis les mêmes péchés qu'auparavant? » — Il me répond : « Non, » — Alors je lui dis : « Soyez sûr que vous avez eu la vraie contrition. » — La fumée sort d'une cheminée, c'est un signe qu'il y a du feu dans la maison, Vous ne commettez plus les péchés que vous avez confessés, c’est un signe que vous avez eu la contrition de ces péchés,

Ce quenous devons faire pour ne plus retomber dans le péché,

L. Les tentations qui nous viennent de nous-mêmes. — IHya des péchés que l'on commet étant seul, par exemple certains péchés d'impureté, Ecoutez ce que vous devez faire pour ne plus retomber dans ces péchés :

1° Demandez à votre confesseur ses bons avis, et suivez-les ponctuellement,

2° Confessez-vous et communiez très-souvent.

3° Si vous avez une volonté sincère de ne plus pécher, et que néanmoins votre faiblesse vous fasse retomber. et retomber même souvent dans le péché, ne vous décourage: point. Relevez-vous chaque fois à l'instant même ; faites un acte de contrition et allez vous confesser,

Un homme se relève d’une grave maladie, Il va mieux ; mais cependant il est encore très-faible, Voilà qu'en marchant, il tombe dans la boue par suite de sa faiblesse, Que fait-il Restet-il dans la boue en se disant : « il est inutile que j'essaie de marcher; je suis si faible, je reste ici? + Non. — « Je vais, se dit-il, essayer de nouveau d'avancer. » — Il se lève donc aussitôt. Il tombe encore bien des fois, mais toujours il re; rend courage et se relève. Chaque jour il fait des pre rrès, ses forces

reviennent, et enfin il peut marcher avec ass once — Que le pécheur qui retombe dans le péché par faibless fase le même. IT. Les tentations qui viennent des autres. — Très-souvent

on retombe dans les mêmes péchés, parce qu'on retourne dans les mêmes mauvaises compagnies où l'on a été porté au mal, et dans les mêmes lieux où l’on a péché auparavant, tels que cabarets, bals, théâtres, etc.

Le grand secret. — Ecoutez le plus grand secret que vous ayez jamais entendu dans votre vie, Il vous apprendra ce que

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vous devez faire Pour ne plus retomber dans les péchés, dont Vous avez dû vous confesser précédemment, Voici ce secret : Fuyez — Fuyez — Fuyez les mauvaises Compagnies. Fuyez les lieux dangereuc où VOUS aves péché! — Si vous voulez éviter d'étre mordu par un mauvais chien, que devez-vous faire? Fuyez ce chien, — Si vous voulez ne pas gagner la fièvre, que devez- Vous faire? Fuyez l'endroit où règne la fièvre, — Si vous voulez ne plus commettre tel péché, que devez-vous faire? Fuyez les personnes et les lieux qui ont été pour vous une occasion de tentation, Pensez-y bien! L'enfant qui a été brûlé, fuit le feu.

Excuses, — Vous dites : « Oh! vous ne me comprenez pas, Je suis maintenant tout autre, depuis que j'ai été à confesse, Je ne Commettrais plus ce péché pour rien au monde. Croyez-moi, si je vais encore au Cabaret, je ne m'enivrorai plus. Si je vais encore avec cette personne qui m'a tenté, je ne pécherai plus avec elle, Elle aussi a été à confesse ; elle est si bonne maintenant! ,

Ecoutez la réponse à toutes ces raisons. Vous dites qu’en continuant à fréquenter encore cette personne, vous ne pécherez plus avec elle! Vous Vous trompez, c'est faux. Certainement Vous retombcrez dans le péché. Vous savez qu'il y à là pour VOUS au moil:« (langer de pécher, vous ne sauriez le nier. Vous : prétendez donc que vous irez là où il Y à danger de pécher, et que Vous ne pécherez pas, Mais est-ce donc que vous ferez

mentir Dieu qui : dit : 4 Celui qui aime le danger y périra?1 . Ne savez-vous pas que vous jetez de la paille dans le feu, elle brûle? que si vous » 2 la main dans la gueule d’un chien,

ce chien vous mordra? Ne Save/-vous pas, par conséquent, que Si Vous allez dans une mauvaise compagnie, vous deviendrez Mauvais vous-même? — Vous dites que la personne qui vous portait au mal est devenue comme un ange; mais si vous la fréquentez encore, elle sera bientôt redevenue pour vous un démon.

Vous vous imaginez que si vous vous exposez au danger du péché, Dieu vous aidera et vous préservera du péché, Où avez- Vous appris cela ? Dieu lui-même vous dit qu'il ne vous aidera pas ; il vous dit même qu'il vous laissera périr. Ecoutez-le encore une fois : « Celui qui aime le danger Y périra. » Dieu ne fera Pas pour vous ce que vous pouvez faire de vous-même. Il vous a donné des pieds pour marcher; croyez-vous que si, au lieu de Yous servir de vos pieds pour marcher, vous voulez voler comme les oiseaux, Dieu vous aidera à voler ? ‘Assurément non. De même Vous pouvez éviter le péché en vous éloignant des mauvaises COMpagnies; si vous ne voulez pas les fuir, Dieu ne vous aidera Pas à vous préserver du péché. Depuis le commencement du monde jusqu'à présent, Dieu n'a pas une seule fois secouru un

(1) Eecli. nr,

homme qui se jetait volontairement dans le danger du péché,

Le jeune homme retombé dans le Péché, — Une mission se donnait dans une ville où habitait un jeune homme fort déréglé dans sa conduite, Un soir de la n ‘ssion il se rendit à l'église, et se plaça près de la chaire pour mieux entendre le missionnaire. Pendant le sermon, il se livra un combat dans son cœur : tandis que les paroles du prédicateur frappaient ses oreilles, la grâce de Dieu entrait dans son âme. Le combat cessa, il était converti, Les larmes coulaient de ses Yeux. « Je n'ai jamais pensé jusqu'ici à tout cela, se disait-il, je veux changer de vie, , Rentré chez lui, il demanda à son père une plume, de l'encre et du papier ; il se renferma seul dans sa chambre et prépara sa confession, Après avoir mis par écrit tous ses péchés, il fit avec la plus grande ferveur des actes de contrition, jusqu'à mouiller de ses larmes le papier sur lequel il avait écrit ses péchés, Cela fait, mettant sa confession écrite dans Sa poche, il prit la route de l'église pour aller trouver le prêtre; mais, hélas! il n'y arriva point.

En suivant la rue qui conduisait à l'église, il leva les yeux, et vit une maison où demeurait une personne qui l'avait souvent entrainé au mal, Le voilà dans le danger! Le démon avait avec soin guetté ce jeune homme ; il se tenait à ses côtés lorsqu'il préparait sa confession et lorsqu'il marchait dans la rue. Le moment de son choix fut celui où le jeune homme porta ses regards sur la fatale maison, Voici la tentation dont le mauvais esprit se servit pour perdre ce malheureux jeune homme : . Tu devrais entrer dans cette maison et commettre le péché encore une fois, une dernière fois. Le prêtre te pardonnera ce péché avec les autres, » Que fit notre jeune homme à la vue de cette maison et au moment de la tentation? prit-il la fuite ? — Non. — Fait-il cette prière : «“ Jésus et Marie à mon secours !» — Non; s'il l'avait faite. Dieu l'aurait secouru. Il resta là les yeux fixés sur la maison, et permit ainsi à la tentation de s'emparer de son cœur, Enfin il se dit : « Oui, j'y entrerai! » I] entr dans la maison et commit un péché mortel. Après cela, il se dit en lui-même : « Je n'ai plus envie d'aller à confesse ce soir, je m'en retournerai chez moi, » — Ce disant, il ouvre la porte de la maison pour sortir, Il faisait noir, et on ne pouvait rien distinguer; tout était calme. Cependant la mort était aux aguets pour le surprendre, Près de la porte, à l'extérieur de la maison, se tenait un homme qui avait la main levée et armée de quelque chose de luisant, d’étincelant : c'était un couteau long et eflilé. Depuis longtemps cet homme haïssait le jeune débauché et avait formé le projet de le tuer. Ayant appris sa présence dans la maison du crime, il attendait le moment où il en sortirait, Le jeune débauché n'apereut ni cet homme ni son couteau. À peine eut-il mis le pied hcrs de la Maison, avant même qu'il ait eu le temps de descendre

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Jusqu'à la rue, le couteau lui perça le cœur, Il poussa un cri et tomba mort à la porte même de la maison du crime, — Son âme alla droit en enfer. Elle était déjà ensevelie dans les flammes infernales, tandis que son cadavre était encore gisant dans la rue, avec sa confession écrite dans la poche,

Trois choses à Considérer. — 19 Ce Jeune homme ne se jeta pas dans la tentation avec préméditation ; car il n'avait nullement pensé à cette maison au moment de son départ, Néanmoins il tomba dans le péché, Vous, vous dites que vous vous jetterez dans la tentation de propos délibéré, et que vous ne tomberez pas dans le péché, Quelle absurdité !

2° Lorsque ses Jeux rencontrèrent cette Maison de la tentation, il ne s'enfuit point; il ne pria point, il ne dit point ; « Jésus et Marie, à mon secours ! » S'il eût prié, Dieu l'eût secouru, — Priez pour ne point entrer dans la tentation. Priez, priez,

3° De bons chrétiens doivent toujours prévoir les tentations qu'ils sont exposés à rencontrer, afin de les éviter.

Prévenu. — Prémuni, Si ce jeune homme avait réfléchi sérieusement, il se fût Souvenu que cette maison dangereuse était dans telle rue, et il eût pris une autre rue. — Mais il aurait dû faire un long détour, — N'importe, il vaut mieux faire un long détour que d'aller en enfer par un chemin plus court, — Veillez, afin que vous n'entriez Point en tentation?

Le voleur mourant OU la contrition, —- Sous le règne de l'empereur Marcien, il ÿ avait en Thrace un voleur cruel et féroce, Tombé malade, il était couché dans un hôpital, sur un lit de douleur : il se mourait. Peu avant son trépas, il se passa une chose extraordinaire. Le repentir pénétra dans l'âme de ce voleur ; il fit un acte de contrition tout à fait sincère, Il pleura tellement ses péchés que son mouchoir fut tout trempé de ses larmes, comme s’il avait été plongé dans l'eau, Lorsqu'il eut expiré, un saint homme, le médecin de l'hôpital, eut une vision, Il vit d’un côté du défunt une foule de démons tenant en main la liste de ses péchés, de l’autre côté deux anges tout resplendissants de lumière, On apporta une balance. Les démons mirent

Sur un bassin de la balance la liste de tous les péchés du voleur; le bassin s’abaissa sous le poids de ces péchés, tandis que l’autre bassin s'éleva, Les Anges se dirent l'un à l'autre : « Que mettrons-nous dans le bassin vide pour le faire peser plus que l’autre. Cet homme vient Seulement de se repentir de ses vols, Comment POUVOnSs-nous trouver dans sa vie quelque bien opéré par lui? Essayons néanmoins. . Ils cherchèrent et trouvèrent le mouchoir mouillé de ses larmes. « Mettons, se dirent-ils, mettons ce mouchoir dans le bassin vide ; qui sait si Dieu n'y ajoutera pas le poids de sa miséricorde? . Ils le firent. Et voilà que le bassin

(1) Matth. XXvI, 41, (2) Ibid,

vide descendit, et que les larmes furent trouvées plus pesantes que les péchés. Ainsi l’on reconnut que Dieu avait pardonné à cet homme, parce qu’il avait fait un acte sincère de contrition.*

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