La communion est notre nourriture
La manne. — Les Israélites erraient dans le désert depuis
plus d'un mois, De tous côtés ils ne voyaient que sable aride et brûlant ; ils mouraient de faim et de soif. Dans cette détresse, Moïse, leur conducteur, pria Dieu de leur donner quelque chose à manger. Dieu lui répondit : « Je ferai pleuvoir pour vous un pain du ciel. » Le lendemain le peuple alla voir si la promesse du Seigneur s'était réalisée, Que vit-il? Toute la terre couverte de ce pain du ciel ! A cette vue, les Israélites s’écrièrent : Manhu ! ce qui signifie : Qu'est-ce que cela ? Dè sorte que ce pain fut toujours appelé depuis « Manna : » Monne. L'ayant examiné, ils le trouvèrent petit de forme, blanc et rond ; il avait donc quelque ressemblance avec l'apparence du pain eucharistique. Une chose bien étonnante dans ce pain, c'est qu'on y trouvait tous les goûts que l'on voulait, Ainsi pour les uns il avait le goût des animaux terrestres, pour les autres celui des oiseaux du ciel ; ponr ceuxci le goût des poissons de la mer, pour ceux-là le goût des fruits de la terre. Z! renfermait en soi tout ce qui plaît, tout ce qui est agréable au goût... et se prétant à la volonté de chacun, il se: Changeait en ce que chacun désirait. \ — La manne ressemblait donc à la sainte communion dans laquelle vous pouvez goûter toute vertu et tout bien céleste, selon que vous le désirez. Lorsque vous avez communié, Jésus étale devant vous toutes les vertus du ciel. Il vous dit : « Mon cher enfant, vois tous les biens, toutes les richesses que j'ai apportés pour nourrir ton âme. Tu peux en avoir autant qu'il te plait. Veux-tu la foi des martyrs ? Veux-tu que l'espérance repose dans ton cœur. Veux-tu la charité, la reine des vertus? Veux-tu la pureté des anges ? Veux-tu l'esprit de pauvreté, qui te rendra semblable à moi? Veux-tu l’amour de ma sainte Mère, Marie? Es-tu triste, et veuxtu avoir la joie du cœur et la paix de Dieu qui Surpasse tout sentiment ? Es-tu tenté, et veux-tu avoir mon pouvoir tout-puissant et ma force contre tes tentations ? Que veux-tu ? Parle, mon cher enfant: dis-moi ce que tu veux. Je désire ardemment te communiquer toutes mes richesses et remplir ton âme de tous mes biens, » — Ainsi, tout ce que la sainte Ecriture dit de la manne peut se dire de la sainte communion : Se prétant au goût de chacun, elle devient ce que Chacun désire.
3. La communion nous donne la force de vaincre les tentations et nous préserve du péché mortel,
La dixième plaie d'Egypte. — Les pauvres Israélites avaient séjourné quatre cent trente ans en Egypte. Ce n'était pas leur patrie, Ils y étaient étrangers. Les Egyptiens les tourmentaient beaucoup en leur imposant des travaux pénibles et au-dessus de leurs forces. Mais il y a au ciel un Dieu qui entend.les prières des
(1) Sag. xvr, 20-21.
Eh me © 0% De ee © © pu
Le IN
ce que les démons ont fait en ce jour, toute la terre vous paraitrait semblable à une boucherie remplie de chair d'animaux morts et coupés en morceaux!
Maintenant donc regardez des yeux de l'esprit, et voyez les démons faisant tomber sous leurs glaives des millions d'âmes. Mais il y a une âme qui reste debout, Regardez-]
sang de Jésus-Christ! O à
n'avez rien à craindre des terreurs de la nuit, ni de la fièche qui
vole pendant le jour... Mille tomberont à votre gauche et dix mille à votre droite ; mais le mal n’approchera point de vous.1 — Les démons, nous dit saint Jean Chrysostôme, fuient loin de celui qui a communié, comme à l’aspect d'un lion dont les yeux lanceraient des éclairs. Mais vous, 6 âmes assises à l'ombre de la mort, pourquoi tant de délai? pourquoi attendez-vous que la tentation vous ait donné le coup mortel? Hâtez-vous donc ; courez vous fortifier contre la tentation en recevant le précieux sang de Jésus-Christ, l'Agneau de Dieu.
Comment la sainte Communion nous donne de la force contre la tentation. — Un enfant dira peut-être : « Oh! je veux com- Mmunier souvent, et alors je n'aurai plus de tentations, » — Petit enfant, vous vous trompez, si vous pensez que la communion vous préservera toujours de toute tentation. Aussi longtemps que vous vivrez et que vous respirerez l'atmosphère de ce monde, vous serez tenté, Les tentations qui vous assaillaient autrefois reparaîtront. Les ennemis qui vous tentaient auparavant ne sont pas inorts,
Vous direz à cela : « Si la communion n’erapêche pas la tentation, quel bien me fera-t-elle ? » — Comprenez bien ce que la communion opérera en votre faveur : Lo Elle fortifiera votre faiblesse et vous fera éviter les mauvaises compagnies et toute espèce d'occasions, de sorte que Vous ne vous exposerez jamais au danger, — 2 Si Ja tentation vient sans que vous vous y Soyez exposé, la communion vous aidera à prendre promptement la fuite et à implorer le secours de Jésus et de Marie, — 30 Si vous ne pouvez pas fuir la tentation, si elle vous est occasionnée par les dispositions de votre âme ou de votre corps, la communion vous déterminera à lutter contre elle avec énergie, et à réciter le « Je
(1) Ps, xc.
rien enfa ne € mère de n
US paraiux morts
royez les d’âmes.
tvivante > fait-il?
s âmes à sque les is et ils est donc vivant.
-Christ, )récieux 1! Vous che qui et dix vous, 1 loin de )S yeux bre de que la ); COU- 'écieux
contre . COM- - Petit n vous e vous , Vous repaat pas
, tenque la e faitoute mais soyez fuite IS ne r les vous
« Je
vous salue, Marie, » Jusqu'à ce qu'elle soit dissipée, —— 40 Quel- | ques-uns, sans qu'il y ait aucunement de leur faute, peut-être par :@ suite d'anciennes habitudes, ont à se défier de leur extrême fra- “à gilité et de certaines mauvaises inclinations qu'ils trouvent en \'E eux-mêmes, Que ceux-là comprennent une fois pour toutes où @ est leur salut, S'ils veulent sauver leur âme, ils doivent se con-
fesser et communier Souvent, #res-souvent, Sans cela pas de salut pour eux.
Stantinople. Or il arriva qu'un jour l'enfant HI acCompagna dans l’église catholique quelques-uns de ses petits El CoMpagnons, qui étaient chrétiens et qui lui avaient souvent parlé fil de notre sainte foi, Là, il reçut avec eux la Sainte communion. nr » tout heureux et sans se il douter de ce qui lui allait arriver. Son père avait dans sa maison “3 un grand four qu’il venait de chauffer jusqu’au rouge. Dès que à le petit garçon a mis le pied dans la Maison, son père le regarde d'un œil méchant : « Tu vas me dire où tu as été? père, j'ai été à l'église catholique, et loué soit le bon Dieu ! j'ai reçu aujourd’hui même sa chair et son sans dans la sainte com- MUNION, » — Sans dire un mot, le père s'élance sur l'enfant, le saisit au collet, le traine jusqu'à l'ouverture du four, Le pauvre enfant est épouvanté en voyant ces flammes prêtes à le dévorer. Son barbare de père le soulève, le Jette dans les flammes et ferme sur lui la port. du four!
Un moment après, la mère entre et demande à son mari s’il sait où est son fils, Le père lui répond avec colère qu'il n’en sait rien, La mère va demander aux voisins s'ils n'ont pas vu son enfant. Ils lui répondent qu’ils l'ont vu Passer le matin, et qu'ils ne croient pas l'avoir Jamais vu aussi gai eb aussi heureux. La mère pleure toute la nuit la perte de son petit garçon; elle fait de même le lendemain. C'est seulement au bout de trois jours qu'elle va comme par hasard près du four. Elle l'ouvre sans Savoir que son fils J a été jeté ; elle regarde dans le four, et que voit-elle ? son enfant vivant au milieu du feu ! Le feu ne l'avait pas brûlé : il n'avait pas brûlé un fil de ses habits, il n'avait pas touché un cheveu de sa tête! Qu'est-ce donc qui l’avait conservé vivant dans les flammes ? Le pou‘'oir et la
vertu du corps et du sang de Jésus-Christ qu'il avait reçus dans la communion.
Le feu d,
tentation. Saint Pierre en effet appelle la tentation un feu.! Tous les hommes s
(1) T Petr. 1v, 12,
vent la vie, comme ce petit garçon qui resta vivant dans les flam-.
mes du four; mais beaucoup y trouvent la mort. Quelles sont les âmes qui conservent la vie dans la tentation ? — Ce sont celles qui communient souvent. Jésus-Christ n'a-t-il pas dit : « Si quelqu'un mange ce pain, il vivra éternellement.1 + — Quelles sont les âmes qui perdent la vie dans le feu de la tentation? — Ce sont celles qui s'éloignent de la communion. Jésus dit : « Si vous ne mangez la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez son sang, vous n'aurez Point la vie en vous.? »
Outre le péché mortel qui tue l'âme, il y a une autre espèce de péché qui ne tue pas l'âme, mais qui lui fait beaucoup de mal, On l'appelle péché véniel.
4, La sainte communion efface le péché véniel.
14e lépreuæ, — À un kilomètre environ de la mer de Galilée, il y a une petite montagne ronde haute de deux cents pieds environ. Ce fut du haut de cette montagne que Notre-Seigneur ensei. gna le « Notre Pére » et précha à ses disciples. Un jour un homme l’attendit au pied de cette même montagne ; c'était un malheureux qui avait le corps tout couvert du mal horrible de la lèpre. S'étant jeté aux pieds de Jésus, il lui dit : « Seigneur, si vous le voulez, vous pouvez me guérir. » — Jésus étendit la main et le toucha en disant : « Je le VEUX, SOYEZ quéri. » — Et aussitôt cet homme fut guéri. — La lèpre ne tue pas le corps ; elle le rend seulement laid et affreux. C'est la figure du péché véniel qui ne tue pas l'âme, mais la rend difforme et affreuse aux yeux de Dieu.
Jésus-Christ toucha le lépreux, et celui-ci fut purifié de sa lèpre. Lorsque Jésus vous touche dans la sainte communion, il Vous communique son amour, et ainsi votre àme est purifiée du péché véniel. Les actes que Jésus vous inspire, lorsque vous communiez, effacent vos péchés véniels.
Le Concile de Trente dit : « La communion est l’antitode qui nous délivre des péchés véniels. »
L'aveugle, — Un voyageur qui se rend de Jéricho à Jérusalem est obligé de franchir quelques montagnes. Au pied de ces montagres, on montre un endroit où, du temps de Notre-Seigneur, un aveugle se tenait assis demandant l'aumône, Un jour cet aveugle, entendant le bruit d’une grande foule qui suivait la route, demanda ce que c'était, On lui répondit que c'était Jésus qui passait par là. Aussitôt il se mit à crier, « Jésus, fils de David, ayez pitié de moi! » Ceux qui étaient près de lui lui disaient de se taire et de ne pas faire tant de bruit. Mais il criait encore plus fort : « Jésus, fils de David, ayez pitié de moi! - — Jésus l’entendant s'arrêta, et fit signe qu'on lui amenât ce pauvre aveugle, Dès que celui-ci fut informé que Jésus l’appelait,
(1) Jo. vi, 59. (2) Jo. vi.
tôt les reçu d sieurs d’accor roues ( marche
(i) Ps
s les flam-.
elles sont sont celles it : « Si — Quelles ation ? — dit : « Si vous ne
re espèce p de mal.
> Galilée, leds enviur ensein homme malheula lèpre.
» SŸ VOUS \ main et ; aussitôt ; elle le né véniel iUX yeux
ié de sa union, il rifiée du ue vous
tode qui
rusalem es moneigneur, jour cet ivait la Lit Jésus , fils de Jui lui il criait moi! »
enât ce ppelait,
il jeta son manteau et courut vers lui, Alors Jésus Jui dit :
voulez-vous que ]
Cet homme n'était pas mort, mais seulement aveugle. Le
péché véniel ne tue pas l'âme ; il l’aveu
plus souvent à la messe, au catéchisme, à confesse. Elle répond : « Je