‹ Le missionnaire des enfants [microforme]Chapitre 198 sur 228 · Union avec Jésus · texte numérisé non relu

Union avec Jésus

Le mont Sinaï, — Au milieu des déserts arides de l'Arabie se dresse le mont Sinaï dont la cime s'élève jusqu'aux nues, C'est sur cette montagne que Dieu descendit du ciel pour donner ses

s dix commandements aux Israélites,? — Le Seigneur dit d'abord à Moïse : « Dans trois jours je descendrai du ciel pour donner mes commandements, Que le peuple se tienne prêt. Qu'il lave ses vêtements et se purifie, — Tu traceras une ligne autour de la montagne. Si un homme ou un animal dépasse cette ligne, à sera lapidé ou percé de flèches. » — Le troisième jour venu, le peuple regarde la montagne, Des nuages énormes et noirs et des tourbillons de fumée en dominent le sommet et l'environnent de toutes parts, La foudre éclate, les éclairs sillonnent les nues ténébreuses et illuminent toute la montagne. Le tonnerre fait entendre ses épouvantables grondements qui ébranlent le sable du désert. Le son des trompettes retentit en même temps du sommet du Sinaï. Ce son devient de plus en plus bruyant et prolongé. Moïse est de nouveau chargé de dire au peuple de ne point s'approcher de la montagne, de ne point franchir la ligne tracée à l'entour, de peur qu'un grand nombre ne périssent. Enfin Dieu descend du ciel et promulgue ses dix commandements du haut du Sinaï. Sa voix est si terrible que Moïse lui-même s’écrie : « J'ai peur et je tremble !3 »

La différence. — Mais voyez maintenant la différence qui existe entre la venue de Dieu sur le mont Sinaï eb sa venue dans l'âme d’un petit enfant par la sainte communion, Il vient à cet enfant non pas entouré d'épais nuages, ni au milieu des tonnerres et des éclairs, mais bon et doux comme le rayon du soleil qui va caresser une petite fleur. Il vient à lui plein d'amabilité et de tendresse, sous l'apparence d’un peu de pain, parce qu’il sait que l'apparence du pain n’a rien d’effrayant. Il ne descend pas sur le sommet d’une montagne pour dire : « Enfant, prends garde; si tu m'approches, tu seras lapidé ou percé de flèches ! » Il ne parle pas à l’enfant de loin; mais il s'avance vraiment et réellement Jusque dans le plus intime de son âme. Et lorsqu'il y est entré, il lui parle et lui fait connaître ses volontés. Je mettrai, a-t-il dit, mes lois dans leur cœur, et je les écrirai dans leur esprits — La voix de Dieu parlant à l'enfant ne retentit pas à ses oreilles comme les éclats terribles de la foudre. Elle entre dans son cœur

(1) Matth. xr, 30. (2) Exod. x1x.

(3) Hebr. xur, 21, (4) Hebr, x, 16.

Mon joug est doux et mon fardeau est léger, dit Notre-Seigneur -

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comme la rosée qui tombe sur l'herbe des champs, et alors l'enfant ne dit pas comme Moïse : « J'ai peur et je tremble ! » mais il

it : « J'aime Jésus. » Dès ce moment, vous pouvez dire que cet enfant ne vit plus, mais que Jésus vit en lui, Il a toujours Jésus avec lui, « Celui, a dit Notre-Seigneur, qui mange ma chair et qui boit mon sang, demeure en Moi, et moi je demeure en lui.l » Il marche avec Jésus, comme un enfant marche avec sa mère en la tenant par la main. Les pensées de Jésus sont les pensées de cet enfant ; les désirs de Jésus sont ses désirs; les

volontés de Jésus sont ses volontés. Elles sont donc vraies ces

confession.

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