PRIÈRES AVANT LA COMMUNION
1° Les prières avant et après la communion doivent être Courtes et simples, .— 90 Elles doivent se dire lentement, en Prononçant peu de mots à la fois, — 3° Il est bon de s'arrêter après quelques mots, Pour qu'ils puissent pénétrer dans l'âme. — 4° Il est aussi utile de répéter plusieurs fois la même prière, Jésus-Christ disait une prière bien courte dans le jardin des Olives ; mais il la répéta plusieurs fois : « Mon Pere, disait-il, Tue votre volonté soit faite, » — Le « Notre Pere, » le Je vous salue, Marie, » et le « Credo » récités de cette manière sont une excellente préparation à la communion.
I. Foi, — Notre première prière doit étre un ac à Notre-Seigneur que nous croyons corps et son sang, Lorsque Jésus-Chr
: « Qui est digne vrir ce livre? = Et Personne au ciel ou sur la terre ne fut irouvé digne d'ouvrir le livre, ni même de le regarder, Saint Jean pleura beaucoup, lorsqu'il vit que personne n'était digne d'ouvrir ou de regarder ce livre, — Or, si personhe n’était digne de considérer le livre de Dieu, qui sera digne de recevoir la chair d'un e ; à plus forte raison nous, pauvres pécheurs, purs néants, nous n’en sommes pas dignes. Mais Jésus est si bon ! Tout ce qu'il veut, c’est que nous reconnaissions et confessions que nous sommes très-indignes de le recevoir ; alors il est content de se donner à nous,
(1) Matth. xx, 13. {2} Apoe, v.
UT. Contrition, — Oh1 qu'elle doit être pure et sans tache
l'âme qui reçoit toute la sainteté de Dieu! Elle doit être pure
comme un ange, et brillante comme un rayon de soleil. Lorsqu'un petit enfant vient d’être baptisé, le prêtre le revêt d'un vêtement blanc en disant : « Ayez soin de porter cet habit blanc sans Souillure et sans tache devant le tribunal de Notre-Seigneur Jésus-Christ, » — Quand vous recevez la sainte communion, vous êtes aussi près de Jésus-Christ que vous le serez lorsqu’après votre mort, vous comparaitrez devant son tribunal. Que votre
âme doit donc être pure? Faites par conséquent un acte fervent de contrition, au moment où vous allez recevoir la sainte communion.
IV. Charité envers le prochain. — Comme l’Eucharistie est par-dessus tout un sacrement d'amour, vous devez avoir soin, lorsque vous communiez, d’être en état de charité à l'égard de votre prochain. Vous ne devez avoir dans le cœur ni aigreur, ni Colère, ni haine contre personne,
Saint Bernard. — Du temps de saint Bernard vivait un homme riche et puissant, C'était le duc Guillaume, lequel nourrissait de la haine contre quelqu'un. Saint Bernard l'avait souvent conjuré de pardonner; mais il avait toujours éprouvé un refus de Sa part. Un jour le saint disait la messe dans une église où se trouvait le duc Guillaume avec ses soldats, Au milieu de la messe, saint Bernard s'arrête tout à coup. Il dépose la sainte hostie sur
ce petit plat d’or qu’on appelle la patène ; puis prenant en main la sainte hostie et la patène, il descend les degrés de l'autel et arrive à l’endroit où le duc est agenouillé. Là, élevant en présence du prince le corps de Jésus-Christ, il lui dit : « Lorsque moi et d’autres avec moi, nous vous avons prié de pardonner, vous n’en avez rien fait, Voici maintenant devant vous Jésus-Christ, le Fils de la Vierge Marie que vous persécutez! Au nom de ce Jésus tout genou fléchit au ciel, sur la terre et dans les enfers. Vous allez bientôt tomber entre les mains de ce Juge souverain qui tire vengeance des pécheurs, Le mépriserez-vous aussi, le traiterez-vous comme vous avez traité ses serviteurs? » — A ces mots, il se fait dans l’église un profond silence, Le duc Guillaume tremble de tous ses membres, ses genoux s'entrechoquent de frayeur ; il ne peut articuler une parole; il s’affaisse et tombe par terre en poussant des cris terribles. Alors saint Bernard reprend la parole : « Allez maintenant, lui dit-il, allez pardonner à votre prochain. » Le duc se levant aussitôt courut se réconcilier avec son ennemi.
V. Désir et amour. — Un homme qui à faim désire-t-il du pain? Celui qui a soif Soupire-t-il après l’eau ? Le faible désiret-il des forces, et le malade la santé ? — Nous, chrétiens, nous avons la foi de Dieu en nous ; est-il possible que nous n’ayons pas faim du pain de vie, que nous n’ayons pas soif de ia fontaine
la le ma Jés ner dan Cré E cher plus nera triti
; sans tache
it être pure:
|. Lorsqu'un in vêtement
blanc sans re-Seigneur ommunion, orsqu'après . Que votre cte fervent * la sainte
aristie est avoir soin, l'égard de aigreur, ni
vivait un quel nourait souvent an refus de lise où se > la messe, hostie sur en main la l et arrive résence du ue moi et vous n’en Christ, le e ce Jésus fers. Vous verain qui i, le trai- — À ces xuillaume quent de et tombe Bernard ardonner se r'écon-
re-t-il du le désireens, nous n'ayons : fontaine
vivante du précieux Sang de Jésus, que nous ne réclamions point
le remède aux plaies et aux misères de nos âmes? — Bienheu-
l'EUX Ceux qui ont faim et soif de la justice de Jésus au Saint- Sacrement ; car ils seront rassasies,!
Les trois Mages trouvèrent l'Enfant-Jésus avec Mar VOUS ne trouverez pas Jésus sans l’aide de Marie, sa Mère. Dites donc avec ferveur quelques « Je vous salue, Marie, » lorsque Vous faites votre Préparation à la sainte communion,
ie, sa Mère :
Es