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l'enfant à s'approcher de l'autel. Il se lève et se dirige vers la . Table sainte. Son ange gardien le conduit, toutefois sans lui .
faire sentir la pression de sa main angélique. C'est un voyage bien court, et cependant il est grand, bien grand ce voyage; car chaque pas que fait cet enfant, le rapproche de Dieu. Les mains jointes, les yeux baissés, il n'a de pensées que pour Dieu, Vous diriez un ange en prière.
Le voilà arrivé à la T'able de communion. Il tombe à genoux, il prend la nappe entre ses mains. Le prêtre debout sur le marchepied de l'autel, tient en main l'auguste sacrement du corps et du sang de Jésus-Christ, et dit à haute voix : « Voici l’Agneau
de Dieu! Voici Celui qui efface les péchés du monde ! Seigneur,
Je ne suis pas digne que vous entriez dans ma maison ; Mais dites seulement une parole, et mon âme sera guérie. » — En ce moment le prêtre descend de l'autel, apportant à l'enfant le corps du Seigneur, Des millions d'anges et d’archanges, de Trônes et de Dominations, de Principautés et de Puissances entourent la Majesté infinie, qui dans un instant va résider en cet enfant, Oh! quelles ineffables adorations les esprits célestes offrent à leur Dieu! O respect qui. dépasse toute imagination! Ils voient deux choses : l’auguste Majesté du Très-Haut et un pauvre petit enfant tiré de la poussière prêt à recevoir son Créateur. :
Le prêtre est arrivé auprès de l'enfant. Elevant le très-saint Sacrement, il dit : « Que le corps de Jésus-Christ garde votre âme pour la vie éternelle, » — C'en est fait! Jésus s'est donné à l'enfant. Celui-ci incline la tête pour adorer le Dieu grand et éternel présent dans son âme; puis, ilse retire de la Table sacrée, La terre se réjouit; mais l’enfer tremble sous les pas de cet enfant qui porte avec lui le Juge des vivants et des morts. Les personnes qu'il rencontre sur son passage le regardent avec admiation et respect, sachant qu’il porte le grand Dieu qui a créé le ciel et la terre, ;
Dans le monde, le soleil luit comme tous les autres jours ; les vents soufflent comme d'habitude; les hommes parcourent les rues et conversent comme si rien de particulier n'avait eu lieu. Mais dans le ciel, ce jour n’est pas comme un autre jour. Peutêtre vous est-il arrivé d'entendre éclater soudain et simultanément le bruit du canon, le son des cloches, des trompettes et des orgues à l’occasion d’un évènement extraordinaire qui venait d'avoir lieu sur la terre. Mais qu’il est solennel et vraiment grand le moment où l’on dit dans le ciel : « Un enfant a reçu la chair de son Dieu! » Oh! quels hymnes d'actions de grâces, quels Te Deum retentissent alors devant le trône du Très-Haut ! ils sont entonnés et chantés par l’armée innombrable des anges et des archanges, des Trônes et des Dominations, des Principautés et des Puissances, des Chérubins et des Séraphins, N'entendez-
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sa chair et de son sang, et parce que sa miséricorde est éternelle?