‹ Le missionnaire des enfants [microforme]Chapitre 21 sur 228 · PREND SOIN DES ENFANTS · texte numérisé non relu

PREND SOIN DES ENFANTS

chemin, il laisse tomber un objet précieux qu'il porte ‘sur lui. S'en étant aperçu, il s'arrête sans se troubler et dit une petite prière. Ensuite il se met à la recherche de l'objet perdu; il le trouve à l'instant.

L'enfant et le loup. — Lorsque Ze Bienheureux Sébastien était encore tout petit, une maladie contagieuse vint à sévir dans la localité où il se trouvait, et il en fut atteint, Comme on craignait qu'il ne la communiquât à d’autres, on ne lui permit pas de rester dans sa maison et on le transporta dans un lieu inhabité. Là, il fut abandonné à lui-même dane une misérable cabane. Chaque jour, une personne lui apportait un peu de pain qu'elle déposait près de la porte de sa hutte, afin qu’il pût s’en nourrir. Cependant son mal empirait : il avait à la tête une énorme tumeur qui le faisait horriblement souffrir. Comprenant qu'il n'avait plus rien à espérer, il s'était couché par terre, n’attendant que de la mort la fin de ses douleurs. Tout à coup, un gros et terrible loup, descendu de la montagne, entre dans la cabane restée ouverte et, se dirige vers le petit Sébastien. Le pauvre enfant croit qu'il va être dévoré; mais non, le loup, au lieu de lui faire du mal, allonge une patte, égratigne la tumeur du malade et s’en va. Aussitôt que la tumeur eut été ainsi ouverte, elle commença à saigner; et dès lors Sébastien se sentit soulagé. En peu de temps, il fut même complètement guéri,

Oh! que Dieu est bon pour les petits enfants! Les hommes peuvent les abandonner; pour lui, il ne les abandonne jamais. Il n’y avait personne pour soigner le petit Sébastien, Dieu envoya un loup pour le guérir.

La foudre. — Un petit garçon appelé Patrice cueillait des fraises dans une forêt. Lorsqu'il en eut cueilli suffisamment, il crut qu’il était temps de retourner à la maison; mais tout à coup la pluie commença à tomber. C'était une pluie d'orage. Bientôt le tonnerre gronde ; ses coups violents ébranlent les arbres de la forêt, Mais ce qui effraie surtout l'enfant, ce sont les éclairs qui traversent l'espace en grands sillons lumineux. À sa sortie du bois, il aperçoit un chêne creux et va s’y blottir pour se mettre à l'abri. Il ne savait pas qu'il faisait alors une grande imprudence; car ce chêne était très-haut, et la foudre frappe ordinairement les arbres les plus élevés.

A peine est-il depuis quelques instants dans le creux du chêne, qu’il entend une voix crier : « Patrice, Patrice, sors bien vite! » — Patrice sort aussitôt de sa retraite. Il était temps : à peine est-il dehors, que la foudre éclate sur l'arbre et le brise de haut en bas. L'enfant en fut quitte pour la peur; il ne reçut aucune blessure. Mais alors il se met à réfléchir et à se demander d'où pouvait venir cette voix qui lui avait crié de sortir du chêne; et il se dit qu’elle avait dû venir du ciel. Cependant quelques instants aprés, il entend la même voix crier encore : « Patrice,

orne nnmenemeeirmrnnroemnamnmnemen

porte ‘sur lui.

dit une petite perdu; il le

ua Sébastien 1t à sévir dans Jmme on crailui permit pas un lieu inhaérable cabane.

e pain qu'elle t s’en nourrir.

e une énorme aprenant qu'il terre, n’attencoup, un gros Jans la cabane en. Le pauvre up, au lieu de la tumeur du ainsi ouverte, sentit soulagé.

! Les hommes nne jamais. Il , Dieu envoya

e cueillait des ffisamment, il ais tout à coup orage. Bientôt 38 arbres de la

les éclairs qui

A sa sortie du pour se mettre zrande imprufoudre frappe

‘eux du chêne, rs bien vite! »

mps : à peine brise de haut

reçut aucune demander d’où » du chêne: et quelques inse : « Patrice,

Patrice, viens donc! , I] regarde et voit que c'est une femme qui crie ainsi, Il court à elle et lui demande pourquoi elle l'appelle. «“ Ce n'est pas vous que j'ai appelé, lui répond-elle : c'est mon petit garçon Patrice, que j'ai envoyé paître les pourceaux. Voyez, le voilà qui vient. »

Patrice n'avait pas tort de penser que la voix venait du ciel ; car c'était la volonté de Dieu que la voix de cette femme le sauvât du danger où il s'était trouvé,

La pluie. — Un enfant avait été chargé par son'père de porter un sac d'argent à une ville éloignée. Son voyage fut troublé par une forte pluie qui le perça jusqu'aux os. Le pauvre garçon n'était pas gai : il avait froid et se trouvait mal à l'aise. Il ne pensait guère que Dieu avait envoyé cette pluie pour lui sauver la vie; pourtant il en était ainsi, Le voilà bientôt au milieu d’une forêt ; un voleur était caché dans un épais fourré, tenant en main un fusil. I] voit le brigand lever son arme, le mettre en joue et essayer de tirer, Mais le Coup manqua ; pour- Quoi? parce que la poudre avait été mouillée par la pluie. L'enfant prit la fuite et échappa au voleur, Une fois hors de danger, il remercia Dieu d'avoir envoyé cette pluie à laquelle il devait son salut.

La prière de l'enfant. — Une Pauvre veuve dit un jour à ses cinq petits enfants : « Mes chers enfants, je n'ai rien à vous donner à manger aujourd'hui, C'est de Dieu seul que vous devez espérer quelque chose, » Là-dessus, elle envoya à l'église l'un d'eux, petit garçon de six ans, lui recommandant de prier pour toute la famille. Arrivé à l'église et n'y voyant Personne, l'enfant se met à genoux el fait à haute voix cette

prière : « Notre Pere qui êtes aux cieux, nous sommes cinq Pauvres enfants et nous n’avons rien à manger; car il ne reste plus à notre mère un Seul morceau de pain. Envoyez-nous du pain aujourd’hui, afin que notre bonne mére et nous, nous ne Mourions pas de faim. O mon Dieu, il n’y a personne pour nous Secourir, si ce n’est vous. » Quelques instants après, l'enfant se lève avec le sentiment que Dieu à entendu sa prière, et il s'en retourne à la maison, A peine en a-t-il ouvert la porte, qu'il voit sur la table plusieurs pains blancs et d'autres comestibles. — Comment le pain était-il venu ? — Le voici, Le petit garçon s'était cru seul à l'église pendant sa prière ; mais une dame riche S'y trouvait et avait tout entendu. Or, Dieu inspira à cette dame d’avoir pitié de la pauvre famille. Elle s'était rendue chez elle en toute hâte et avait chargé son domestique de porter des aliments à la Pauvre veuve et à ses enfants.

Vous allez voir Maintenant quel soin Dieu prend de l'âme des enfants,

Le nouveau-né. — On allait bâtir une nouvelle école près de Londres, Le fils de la reine d'Angleterre, le prince de Galles,

vint en poser la première pierre. I1 y eut grande foule à cette cérémonie, Des milliers de personnes accoururent pour voir le prince. Quelle merveille, disait-on, de voir le fils de la reine d'Angleterre !

Mon enfant, chaque jour, vous pouvez voir un spectacle mille fois plus admirable. Je vais vous le faire contempler.

Voyez ce petit enfant : il vient d’être baptisé ; il est maintenant l'Enfant de Dieu ! Oui, c'est un enfant de Dieu, c'est-à-dire dn Roi des rois et du Seigneur des seigneurs. Un royaume, le royaume des cieux lui est destiné! Assurément il mériterait que les huit cents millions d'hommes qui sont sur la terre vinssent le voir. Tous devraient lever les mains en signe d’admiration et s'écrier : « Est-ce vrai? est-il possible que cet enfant soit l'enfant de Dieu? »

Le petit enfant est faible et sans appui. — Il a besoin que quelqu'un soit bienveillant à son égard et lui prête son assistance. Dieu le sait; aussi envoie-t-il un ange du ciel pour le garder dans toutes ses voies : « Bon ange, lui dit-il, vous serez le gardien de ce petit enfant. Soyez toujours avec lui et ne le quittez jamais. Priez pour lui jour et nuit » Aussitôt l’ange gardien vient auprès de son pupille; il est si content de le voir! Il le bénit; sans cesse il se tient à ses côtés et il l'entoure de tous ses soins.

Dieu s'adresse ensuite à sa propre Mère. « Marie, ma bonne Mère, lui dit-il, voyez ce petit enfant. Je veux que vous soyez pour lui une mère pleine de tendresse. Aimez-le, prenez soin de-lui comme vous avez pris soin de moi lorsque j'étais petit enfant. » Et désormais Marie soignera cet enfant absolument comme elle soigna l’Enfant-Jésus.

L'enfant a besoin de force. — Le petit enfant grandit, son intelligence se développe; mais il a besoin de force pour résister à la tentation. Dieu lui envoie quelqu'un du ciel pour le fortifier. Qui lui envoie-t-il? Est-ce un ange? Non; Dieu lui envoie plus qu'un ange : il lui envoie son Saint-Esprit, la troisième personne de la Très-Sainte Trinité, pour le rendre fort et parfait chrétien par le sacrement de Confirmation.

L'enfant a besoin de nourriture. — L'âme de l'enfant a besoin de nourriture. Dieu considère toute la terre; mais il n’y découvre aucune nourriture qui soit digne de son enfant. — Il considère le ciel : une seule chose, mais la plus excellente de toutes, lui paraît digne de lui : c'est le corps et le sang précieux de Jésus-Christ même! O merveille! Sous les regards ravis de Dieu et de ses anges, un enfant reçoit à l'autel le vrai corps et le vrai sang de Jésus-Christ, dans le sacrement de l'Eucharistie !

L'enfant a besoin de remèdes.— Mais quel malheur! le démon ou une mauvaise compagnie est venu induire cet enfant en ten-

foule à cette L pour voir le ls de la reine

spectacle mille er,

est maintenant c'est-à-dire du \ royaume, le mériterait que rre vinssent le ‘admiration et nt soit l'enfant

a besoin que son assistance.

jour le garder s serez le gark ne le quittez e gardien vient *! I le bénit; e de tous ses

rie, ma bonne jue vous soyez >, prenez soin 1e j'étais petit nt absolument

it grandit, son e pour résister ur le fortifier.

lui envoie plus sième personne arfait chrétien

enfant a besoin s il n’y décount. — Il conexcellente de t le sang préus les regards , l'autel le vrai sacrement de

heur! le démon enfant en ten-

RER hrs

Seigneur, regarde maintenant : tout ce terre, tout cela est à toi ; Je te le donne

d'Escobar aperç

tation, Infortiné! il n’a pas fui le dangers il ne s'est pas écrié : “ Jésus et Marie, assistez-moi! » Il a succombé à la tentation, il a commis un péché, Son âme est blessée grièvement ; peut-être même est-elle morte, Dieu en est attristé ; il ne perd pas un instant : déjà il lui a envoyé quelqu'un pour le guérir, Le prêtre est là : l'enfant se repent d’avoir offensé son Dieu; il confesse sa faute. Le prêtre la lui pardonne par le sacrement de Pénitence. Cet enfant, a recouvré toute sa joie.

L'enfant meurt, — La maladie est venue fond voilà mourant ! Il est triste et affigé ! Tout autou à que ténèbres. Mais Dieu lui envoie un prêtr de l'huile sainte de l'Evtréme-Onction et l'enfant se sent tout changé. Le ehagrin a disparu de son Cœur; les ténèbres se sont changées en lumière; il est tout heureux et prêt à mourir. « O mon Dieu, dit-il, que votre volonté soit faite prêtre lui faisait les saintes onctions, Dieu dis «“ S'il vaut mieux le guérira. » M

s'il avait vécu plus longtemps; car il meurt,

re sur lui; le r de lui, il n' e. Ce prêtre l’oint

ait à ses anges :

Onction se serait perverti

L'enfant obéit, « Mon enfant, ajoute le

+» Ah! c’est quand Dieu ce qu’il possède : sa grandeur, sa sagesse,

‘interminable éternité! »

«+ — Dans une extase, Marine ut parmi les saints du ciel sa nièce, Marina

nfants vus dans le ciel

(1) Apoc. 11, 21.

RE

Hermander, qui était morte dans sa cinquième année, Lorsqu'elle était près d'expirer, l'enfant avait dit ces paroles : « Je

vais au ciel bénir et louer Dieu dans le chœur des anges, » Sa tante, la voyant dans Ja gloire, s'écria : « Oh! ma chère petite, comme je vous reconnais bien! » —.« Ma chère tante, lui l'épondit la petite Sainte, je bénis et loue réellement le Seigneur dans le ciel, ainsi que je vous l'ai prédit avant de mourir, »

Saint Louis de Gonsague mourut lorsqu'il était encore jeune, Après sa mort, sainte Marie-Madeleine de Pazi le vit dans le | ciel : il y resplendissait d'une telle beauté, d'une telle gloire, : que la sainte affirma n'avoir jamais pu imaginer quelque chose de si ravissant même en Paradis.

Page 1