‹ Le missionnaire des enfants [microforme]Chapitre 27 sur 228 · PR RATE IE: (ÉMIS · texte numérisé non relu

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couvrit d'un cilice qu'elle porta pendant six ans et demi. ee d

Le premier mot d'un enfant doit être une prière, ME €

Les premiers mots de l'enfant. — Les premiers mots que M s

£ sainte Rose de Viterbe apprit à prononcer, furent: les saints en d

noms de Jésus et de Marie, et celui de saint Jean-Baptiste dont DR p

l'image était dans sa maison. N'ayant encore que deux ans, elle D. D

allait souvent à l’église de Saint-François. Là, elle se mettait à DR s

= genoux devant Notre-Seigneur au Saint-Sacrement et l’adorait. D ti

Elle écoutait les sermons et les instructions, et les répétait : M 2e lu

ensuite par cœur, À l’âge de sept ans, elle avait coutume de: se Un à tenir jour et nuit dans sa petite chambre, occupée à prier. Cette a

chambre était si étroite, qu'elle ne pouvait contenir qu'un lit x et un petit autel. Rose ne sortait jamais que pour entendre la À

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ue saint Pierre coup la prière, 7 était prêt, le ec ses frères et re? » demande oute la maison ; e dehors, » se rt. Enfin l'idée n y va aussitôt.

mains jointes, 1blié son diner!

ès-grand saint.

votre déjeuner -vous tellement ; avant d’avoir vos prières à

ble P. Sarnelli au point que si , la domestique glise, »

a de prières.

- La bienheuit chaque jour larie, en l’honmêmes prières is en l'honneur des Martyrs, t fois en l’honit mille fois Je e Vierge. Elle ze ans, elle se t demi.

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sainte messe dans l'égli Marie-du-Mont,

Le Pere Blasucci était à peine né, qu’on le vit lev bras et les plier en forme de croix,

Les enfants peuvent apprendre non seulement à prier, mais encore à méditer,

Méditation des enfants. — Lorsque Marine d'Escobar n'avait que trois ans, on l'entendait souvent dire : « J'aime Dieu plus que mon père et ma mère, et plus que toutes choses. » Elle avait coutume d'aller se cacher dans sa maison et dans les champs, et lorsqu'on lui en demandait la raison, elle répondait : « J'ai besoin de trouver Dieu, qui est ma vie. « Encore toute petite, elle disait

se voisine, appelée l'église de Sainte-

er ses petits

qu'elle aimait à penser à ce que Jésus avait fait pour nôus. C'était là une vraie méditation ; de le savoir.

Les enfants trouveront dans ce livre une feront bien de lire chaque jour.

Sainte Catherine de

méditation,l qu'ils

Ricci, à l'âge de quatre ans, se retirait € Sa maison, où elle pouvait être tran- , loin de tout bruit, pour y dire ses prières. Elle disait habituellement Notre Pere et Je vous salue, Marie, en méditant sur les souffrances de Jésus-Christ, Lorsqu'elle pensait à la mort de Notre-Seigneur, elle étendait les bras en forme de croix. Souvent elle voyait son ange gardien, qui lui apprenait la manière de prier et surtout de réciter Son rosaire avec fruit. Devenue plus grande, on la mit dans un couvent, Elle ne voulut jamais omettre ses prières habituelles ; aussi sa tante qui demeurait dans la même Communauté, était-elle souvent obligée de: l’avertir qu’il était temps d'aller dormir ou diner.

— Les enfants sont toujours prêts à parler et à faire des questions sur tout ce qu’ils voient; mais rarement ils demandent la manière de bien prier.

La question de l'enfant. — La bienheu dans sa petite enfance, épronvait tou) elle entendait le mot de Prière; mai savait pas ce que c'était que la priè dait aux personnes qui se trouvaier personnes tournaient la chose en Dieu de lui apprendre à prier.

reuse Marguerite, ours une grande joie, quand S il lui semblait qu'elle ne re. Quelquefois elle le deman- 16 auprès d'elle, et comme ces

plaisanterie, elle demanda à

Dieu lui fit savoir qu'elle devait s'agenouiller devant lui très-respectueusement, dans de vifs sen-

timents de contrition, penser à Jésus mourant sir la croix, et lui dire tout ce qu'elle voulait. Elle fit sa première communion avec la plus grande dévotion à l'âge de neuf ans.

Le petit garçon mourant de soif. — Agar errait dans les

(1) Voir page 70,

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déserts de l'Arabie avec son jeune fils Zsmaël. Elle avait avec elle une bouteille d’eau pour lui donner à boire. C'était la seule eau qu'il y eût dans ces déserts. Lorsque la bouteille fut épuisée. elle déposa son petit garçon sous un arbre et s’éloigna: « Car. disait-elle, je ne veux point voir mon enfant mourir de soif. » Alors s'étant assise, elle éleva la voix et se mit à pleurer sur son pauvre enfant, qui allait mourir. Mais un ange appelant Agar du haur du ciel, lui dit : « Que fais-tu, Agar? Ne crains pas; car Dieu a entendu la voix de l'enfant. Lève-toi et reprends ton fils. » Et Dieu lui ouvrit les yeux : elle vit un puits; elle alla y remplir sa bouteille d’eau, et donna à boire au petit Ismaël.l — Remarquez les paroles de l'ange : « Dieu, dit-il, a entendu la voix, non de la mère, mais de l'enfant; » et il leur donna à tous deux de l’eau pour étancher leur soif, C'est ainsi que Dieu exauce les prières des enfants.

Les enfants priant pour le peuple. — Il y avait une ville appelée Béthulie. Un jour l'église de cette ville était pleine d'enfants. Pourquoi? parce que des soldats.ennemis marchaient contre elle et voulaient en massacrer les habitants. Ceux-ci savaient que Dieu exauce les prières des enfants; car ils avaient lu dans la Sainte Ecriture que de la ‘ uche des enfants sort une parfaite louange du Seigneur. Ils réunirent donc tous les enfants dans l’église et leur dirent de se prosterner la face contre terre et de prier pour la ville. Dieu exauça la prière de ces cœurs innocents. Il éloigna les cruels soldats, et le peuple fut sauvé par la prière des enfants. — Ainsi dans les temps anciens Dieu se laissa fléchir par la prière des enfants ; comment supposer que, dans les temps présents, les prières des enfants n’apaiseront pas s: colère et n’arréteront pas les calamités?

Les enfants priant pour les moribonds. — Le grand Gerson, dans sa vieillesse, ne voulait avoir d'autre compagnie que celle des enfants. Il vivait au milieu d'eux et les inistruisait, ou plutôt il cherchait à s’instruire lui-même dans leur société. Il faisait grand cas de leurs prières ; aussi, la veille de sa mort, réunit-il le plus d'enfants qu'il lui fut possible, leur demandant de réciter pour lui cette prière : « Seigneur, ayez pitié de votre pauvre serviteur, Jean Gerson! »

(1) Gen, xxr.

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