LES ŒUVRES DE MISÉRICORDE PRATIQUÉES PAR LES ENFANTS
L'enfant faisant l'auméne de son diner,
— Lorsque sainte Marie-Madeleine de Pazzi r
avait encore que sept ans, on
l'envoÿait en classe doux fois par jour, On lui mettait son diner
dans un petit panier qu’elle portait avec elle à l'école, Sur son chemin, il y avait une prison. En passant devant cette prison, elle se plaisait à prendre une partie de son dîner pour le donner aux pauvres prisonniers. Lorsque sa mère lui disait : « Faites ceci ou cela, » elle le faisait toujours sur-le-champ. — Les jours où sa mère allait à la sainte Table, on remarquait que la petite s'attachait à sa robe. Comme on lui demandait pourquoi elle agissait ainsi, elle répondit que lorsqu'elle touchait les habits de sa mère, elle sentait un-parfum très-agréable qui s'en exhalait, parce que sa mère avait reçu Notre-Seigneur Jésus-Christ. Privée de communier elle-même à cause qu’el!» était encore trop jeune, elle se plaisait au moins à voir le prêtre donner aux antres la sainte communion; et elle ne s’ennuyait pas de rester dan: l’église trois à quatre heures de suite. -- Un jour elle entendit quelqu'un proférer une mauvaise parole; elle en pleura toute la nuit suivante. Quelqu'un lui ayant demandé pourquoi elle pleurait : « C’est, répondit-elle, parce que le bon Dieu a été offensé, » — Elle avait coutume de réunir les petits enfants pauvres de la localité pour leur apprendre leurs prières et leur donner des vêtements. Interrogée sur le mciif qui la portait à ces actes de charité, elle répondit : « Ces petits enfants me rappellent l’Enfant-Jésus. -
L'enfant soignant les malades. — Levénérable Louis Dupont, étant encore enfant. savait déjà ce que Jésus avait dit des visites faites aux malades : « J'étais malade, et vous m'avez visité. » Il savait donc qu'être charitable envers un malade, c’est l'être envers Jésus lui-même. Aussi avait-il coutume d'aller visiter les hôpitaux. Là, il faisait les lits des malades, balayait leurs chambres, leur donnait à boire et se montrait plein de bienveillance envers eux. Il leur lisait de bons livres et disait des prières avec eux.
L'enfant donnant toujours quelque chose aux pauvres. — Saint François d'Assise se distingua de bonne heure par une tendre compassion pour les pauvres. Il avait pris la résolution de toujours donner quelque chose aux pauvres qui lui demanderaient l’aumône pour l'amour de Dieu. Voici à quelle occasion.
Un jour qu'il courait à ses affaires, un pauvre le rencontra et ls lui demanda l’aumône. François se dit qu’il n'avait pas le temps hi de s'arrêter, et poursuivit son chemin sans rien donner à ce ff malheureux. Mais à quelque distance de là, il éprouva des M remords et se sentit tout triste de ce qu’il venait de faire. Reve- fs nant sur ses pas, il s'empressa de chercher le pauvre et l’ayant à
trouvé, il lui fit une large aumône. Ce fut alors qu’il promit de #s ne jamais refuser la charité à un pauvre qui la lui demanderait
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L'enfant parlant en faveur des pauvres. — Saint Thomas à de Villeneuve n'avait que huit ans, lorsque, revenant un jour de 2
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Chaque bonne parole que vous dites au prochain, chaque service que vous lui rendez, chaque plaisir que vous lui faites est une œuvre de miséricorde, Or « Bienheureux sont les miséricordieux ; car ils obtiendront miséricorde.1 »
Le Père Jean-Baptiste, dans son enfance, était très-charitable envers les pauvres. Il avait six ans, lorsqu'un jour sa mère l'envoya acheter du sel chez un marchand. Un pauvre s'étant rencontré sur son chemin, il lui donna l'argent avec lequel il devait payer le sel. Sa mère ne lui en fit aucun reproche, parce qu'elle savait qu'il était sage, Un pauvre mendiant se présentaitil à la porte? aussitôt il courait demander à sa mère de quoi lui donner : c'était une vraie fête pour lui de pouvoir faire l'aumône. — Il avait coutume de réunir plusieurs enfants de son âge, et il s’entretenait avec eux de choses édifiantes.
La bonne petite fille. — La sainte enfant, Marie-Térese de Jésus, mourut en 1627, à l’âge de cinq ans. C'était une petite fille d'une sainteté admirable. Elle était du Tiers-Ordre de Notre- Dame de la Merci. Sa charité envers les pauvres était si grande, qu’elle avait coutume de leur donner une partie de son diner. -- Son recueillement dans l'église, sa douceur à la maison, sa Science des choses divines tenaient du prodige. — Elle aimait la Très-Sainte Vierge Marie plus qu'un enfant n'aime sa mère.
Du reste, tous les enfants sages aiment beaucoup la Très-Sainte Vierge. s
(1) Matth. v, 7.
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