‹ Le missionnaire des enfants [microforme]Chapitre 66 sur 228 · RE EL · texte numérisé non relu

RE EL

bien-aimé Fils Jésus, et avec lui tous les biens; mais tu as traité mon tendre Fils de la manière la plus indigne, le crucifiant de nouveau, foulant aux pieds son très-précieux sang, et préférant avoir le démon pour maitre. O âme créée à mon image et à ma ressemblance, âme rachetée par le sang de mon Fils et sanctifiée par mon Saint-Esprit, en quoi t'ai-je offensée, pour que tu agisses de la sorte à mon égard? Pauvre âme! me souvenant des jours anciens où tu étais mon enfant et tout afligé de te voir sur le chemin de l'enfer, je viens te prier de revenir à moi, Il n'est pas encore trop tard, mais le temps presse, Si tu difières plus longtemps, peut-être alors sera-t-il trop tard. Reviens donc à moi et sois de nouveau mon enfant ÿ Car « JC ne veux pas la mort du bécheur, mais sa conversion et sa vie? n

Le petit chien ou le repentir, — Balaam, fils de Bosor, eut Pour Corriger sa folie un animal muet soumis au Joug.3 Saint Ambroise rapporte un trait admirable d’un petit chien. C'était un petit animal très-joli et très-caressant, qui aimait beaucoup son maitre, qui se plaisait à lui lécher la main, à recevoir de lui sa nourriture et à le suivre partout, Il était en outre fort fidèle. Pendant la nuit, si des voleurs s'approchaient de la maison, aussitôt le chien aboyait et les voleurs se disaient : « Mieux vaut nous retirer; car le chien aboie, nous serons découverts, » — Un jour le maitre rentra chez lui le visage voilé ; il avait des motifs pour se servir d'un masque. Le chien, ne reconnaissant pas son maitre, se mit à aboyer; puis se jetant sur lui, il le mordit au doigt et le fit saigner. Le maitre alors découvrit son visage ; le chien le reconnut et vit qu'il s'était mépris et qu'il avait mordu son maitre! Grand fut son chagrin : il se coucha sur le plancher, la tête baissée, et se mit à gémir d'une manière lamentable. Le maître, S'approchant de lui, le caressa de la main en disant : «+ Ce n’est rien, mon pauvre petit chien ; tu n'avais pas la volonté de mordre ton maitre. Regarde-moi. » — Mais le pauvre chien ne voulut plus regarder la figure de son maitre. Celui-ci fit tout ce qu'il put pour le consoler; il lui donna des os à ronger, de l'eau à boire; mais J: petit animal ne voulut ni manger, ni boire. Au bout de quelque temps, il se leva, de icendit l'escalier qui conduisait à la cave, et se jeta dans une fc profonde. Pendant trois jours et trois nuits, il resta là sans manger ni boire, poussant des gémissements à fendre l'âme, Vers la fin du troisième jour, ses gémissements devinrent de plus en plus faibles, jusqu’à ce qu'enfin on ne les entendit plus. La pauvre bête était morte! Ce chien mourut de tristesse et de chagrin ; pourquoi ? parce qu'il avait par méprise et sans le vouloir, fait une petite égratignure à son maître.

Pécheur, dites-moi, cet animal sans raison ne vous fait-il

(1) Hébr, v, )\] XXXHI. (3) I Petr. 11, 15-16.

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pas la leçon? Regardez la croix ; Jésus-Christ, votre Maitre, y est attaché. Pouvez-vous jeter les yeux sur lui et dire que vous ne lui avez jamais fait aucune injure? Quoi! vous n'avez jamais offensé Jésus-Christ Voyez ces épines aiguës qui percent sa tête mourante ; voyez ces clous pointus qui attachent ses mains et ses pieds à la croix ; voyez ce sang qui coule non pas goutte à goutte, mais par torrents de cet infime gibet! Jésus incline la tête et rend le dernier soupir, Il est mort! Qui donc lui à infligé tous ces mauvais traitements? O pécheur, c'est Vous ; oui, c'est vous! Par le péché mortel vous avez meur'tri et ensanglanté son COrps ; votre péché mortel est le marteau qui l'a cloué à la croix, crucifiant de nouveau en vous-même le Fils de Dieu :! votre péché mortel est l'énorme poids qui a oppressé et déchiré son cœur agonisant, et qui l'a fait mourir de tristesse : « Il a été blessé à cause de nos iniquités, et broyé à cause de nos crimes? » O pécheur, regardez encore la face de Jésus mourant! Peut-être avez-vous peur de le regarder, Vous pensez peut-être que Jésus est irrité contre vous à cause des injures que vous lui avez faites. Ah!

Vous ne Connaissez pas la douceur de Jésus. Non, il ne peut pas se montrer irrité. Pauvre pécheur, il vent que vous le considériez ; oui, considérez-le, et vous verrez que son dernier regard

avant de mourir a été un regard de miséricorde, de compassion et d'amour pour votre âme, Mais prêter l'oreille : Jésus vous parle,

La parole de Jésus au pécheur du hau CYOiT — « Pau: vre pécheur, dit Jésus, tu m'as aband 6 par le péché mortel, et maintenant je veux que tu reviennes à moi et que tu sois encore mon enfant. Lorsque, sur la croix, j'ai proféré cette parole : « J'ai soif? » je SOupirais après le moment de ton retour vers moi, O pécheur, pourquoi ne reviens-tu pas? Pourquoi ne pourrais-je plus t'aimer ? Vois, mes bras sont étendus pour te recevoir: ma tête est inclinée pour te donner le baiser de paix et de réconciliation ; le sang coule de mes plaies pour laver tes péchés, Mon cœur est navré de douleur parce que tu m'as abandonné, Viens donc à moi, 6 pauvre pécheur; je rendrai ton repentir facile; je souffrirai moi-même la peine due à tes péchés. Viens donc, oh! viens te reposer à l'ombre de ma croix! Redeviens mon enfant et mon ‘ère. Je t'aimerai encore ; tu glorifieras mon Père qui est dans le ciel, et tu réjouiras ses saints Anges, »

O Jésus, elles sont bien douces les paroles de tendresse et de pardon que vous venez de prononcer. Ecoutez donc le pauvre pécheur; car il est à genoux au pied de votre croix et il vent vous parler,

La parole du pécheur à Jésus. — « O Jésus, mon Dieu, mon Créateur, ce que vous dites est vrai. Je me rappelle comment

(1) Hébr, vi, (2) Is. ur, 5, MIS,

(8) Jo. xix,

= . ess cn

vous avez été cloué à une rude croix, comment votre tête endo+

lurie a été déchirée par des épines aiguës, comment votre sang divin a coulé de vos chairs sacrées. Doux Jésus, votre tendre cœur m'a parlé. Vous m'avez dit que vous êtes mort de la mort cruelle de la croix pour l'amour de moi, votre pauvre enfant, pour laver mes péchés dans votre Précieux Sang et pour me préserver de l'enfer. Oui, ce sont mes péchés qui vous ont cloué à la croix et qui vous ont fait mourir. Oh! maudits péchés, je vous hais et vous déteste ! Mon bon Jésus, je vous aime ; je suis affigé de vous avoir offensé. Je vous promets de ne jamais plus vous offenser; non, jamais plus. O mon doux Sauveur Jésus, puissé-je ne plus vivre que pour vous, pour vous seul! Si vous voyez qu'un jour je dois vous offenser encore par un péché mortel, ôtez-moi la vie pour que je n'arrive pas à ce triste jour. Dans votre douce miséricorde, enlevez-moi de ce monde, avant l'apparition de ce jour maudit, Jésus, ayez pitié de ma pauvre âme! Votre face adorable, vous ne l'avez point détournée de ceux qui la frappaient et la couvraient de crachats; la détournerez-vous d'une âme qui veut vous aimer? O Jésus, songez au prix que vous a coûté mon âme. Pour la sauver, vous l’avez rachetée au prix de votre sang ; vous êtes mort pour elle, Mon Jésus, je ne vous demande point de mourir encore pour moi; je vous prie seulement de me dire une seule parole : Pardon, réconciliation. Ne refusez pas de sauver une âme pour le salut de laquelle vous avez daigné mourir. Marie, Mère de Jésus, priez pour moi! »

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