L'ÉMIGRATION
Les dangers de l'émigration. — Ceux qui quittent leur pays pour aller en Amérique, en Angleterre, à Liverpool, à Londres, en Australie, en Californie, ete., rencontrent deux grandes occa-
sions de péché : /a Premiere les expose à négliger leurs devoirs religieux, la seconde à perdre la fo
, ils oublient les jours de jeûne, ils oublient tout. Peu à peu ils deviennent comme des païens ; ils sont sans aucune religion. Les enfants sont: envoyés à l’école du voisinage où l'on n'enseigne aucune espèce des enfants de l'école étant protestants, il arrive que les enfants catholiques deviénnent bientôt pretestants. En quelques années, toute la famille est païenne ou protestante, C'est ainsi que des
milliers et des milliers d'Irlandais catholiques ont perdu la foi par suite de l’émigration.
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autre pays. Il faut que vous soyez prévenucs du danger, de peur que vous n'en ayez connaissance trop tard. Prétez donc l'oreille et écoutez l’histoire d'une jeune fille, appelée Rose-Anne, qui
elle était vertueuse, fidèle au devoir de la prière et à la fréquentation des Sacrements; elle S'éloignait en même temps des mau-
demeurer près de la. ville ; en quel endroit? Personne ne le savait. Le paquebot sur lequel s'était embarquée Rose-Anne arriva aux docks de Londres au milieu d’une nuit froide et sombre de novembre. Rose avait froid et était malade ; car elle avait eu le mal de mer, Elle souffrait en outre du mal du Pays, regrettant
nus, pour s'informer où elle pourrait trouver Maggy; mais per- Sonne ne faisait attention à elle, tous se hâtaient de poursuivre leur chemin.
Il y avait Cependant un œil qui était fixé sur Rose : c'était un œil diabolique; mais elle ne s’en apercevait pas. Enfin un indi-
. Yidu vient à elle : c'était précisément celui qui avait jeté sur
elle un œil de convoitise, « Mademoiselle, lui dit-il doucement, il fait bien froid cette nuit, n’est-ce pas? Vous venez peut-être de l'Irlande? » — , Oui, répond Rose, et je commence à regretter de l'avoir quittée pour venir ici. » —", Où allez-vous cette
cette nuit la maison de cette personne : il commence à faire très-noir; mais Je serai heureux de Vous trouver un logement
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pensons
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où-vous serez très-bien traitée.
payer mon logement, dit Rose :
— 4 N'importe; venez avec ‘ira bien, » — Cet hom lui parlait avec t “ Vraiment, ces Anglais Elle suit son guide à tr cours, jusqu'à .ce qu’enfin elle arrive à faire loger. C'était une grande maison s non loin de la Tamise. L'inconnu donne à la porte; celle-ci s'ouvre aussitôt.
Sort de Rose à Londres. — maison confortable au delà de t Cependant elle éprouve un sen compte. Il lui semble qu'elle ne devrait p la voix de son ange Depuis lors on n’e Gouran avait, ilest vrai, reçu d'I çait l'arrivée de Rose, à Londre ; elle avait trouvé le vaisseau qui l’ lui dit que Rose avait abordé tout ce qu’elle put savoir.
Un jour, une personne versa par hasard une ru se trouvait une maison co vestibule de l'enfer. Or, passait, la porte de cette même en sortait, La pe Jeux. « Serait-ce bien Rose ? se » — Elle court à elle et lui d vous qui demeurez d it Rose, je sais for trouve; mais mainte # Mais, dit la pers Venez avec moi ; je « Non, répond Rose +rop honteuse de ren plus supporter les re Voilà la belle posi et en allant à Londres! Pères et l'avancement à vos enfants?
pour vos filles ?
en Irlande. — Quand même ce qui arriva à Rose ne qu'une rare exception, ce que j'ai dit suftira omber bien des illusions ; Liverpool, de New-Y ork, de la
n.— 4 {Et comment pourrais-je je n’ai plus que quelques sous? »
moi, ne vous inquiétez pas, tout araissait prendre intérêt à Rose; il ceur, qu'elle se dit à elle-même :
ne sont pas après tout si mauvais. » — rues, des passages, des la maison où on veut la ituée sur un terrain bas, un fort coup de marteau
avers bien des
Rose entre et se trouve dans une out.ce qu'elle avait vu en Irlande.
timent dont elle ne peut se rendre que quelque chose lui dit intérieurement as être dans cette maison. Peut-être était-ce gardien. On lui offre du thé et des bo:ssons. parler de Rose. Maggy Mac rlande une lettre qui lui annonétant allée à sa recherche, avait amenée. Le capitaine au quai saine et sauve; mais ce fut
qui avait connu Rose en Irlande, trae longeant la Tamise, dans laquelle nnue dans tout le voisinage comme le au moment même .où cette personne affreuse maison s'ouvrit : Rose elleen put à peine en croire ses dit-elle ; oui, c’est.elle bien cerit : « Comment! c'est ans une maison semblable! » — « Hélas!
t bien dans quelle espèce de maison je me nant il est trop tard. J'ai été trompée !
onne, quittez cette maison, tout de suite.
vous aiderai à retourner en Irlande !
c'est impossible, il est trop tard! Je serais trer maintenant en Irlande. Je ne pourrais gards de mes parents et de mes amis! ,
‘était faite en quittant l'Irlande mères, est-ce là procurer de Est-ce là une position à envier
tion que Roses
mais les rues de Londres, de Californie, de l'Australie, comp-
aille vere de ] émis églie de l voye ellepas « sonn!
vinren quittèr dire ce plus m avaient d’autre bout de à tâche perdire:
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urrais-je SOS? »
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tent par milliers de ces Pauvres créatures, qui, comme Rose, | furent tout d'abord l'ornement de l'Irlande, et qui sont maintenant l’opprobre de la terre, Pères et mères irlandais, êtesvous donc complètement insensés pour conduire ainsi vos filles à une perte certaine ? Il vaudrait mille fois mieux retenir vos enfants en Irlande et les OCCuper à travailler dans les champs ou ailleurs pour gagner un modique salaire, Au moins ils conserveraient la foi et l'honnéteté de leurs ancêtres avec l'assurance de leur salut éternel. Si cependant il faut absolument qu'ils émigrent, qu'ils aillent du moins dans un endroit où il y a une église, où ils pourront assister à la messe et croître dans la foi Ê de leurs pères et dans la religion de Jésus-Christ. Surtout n'envoyez pas vos filles dans ur autre PAYS toute seule, et livrées à elle-mémes, Rendez-vous Compte, avant leur dé pas qu'elles feront lorsqu'elles auront mi
Fork. — Nous Puisons dans un Journal le récit suivant, Pendant l'été de 1857, cent vingt filles environ se rendirent d'Irlande à New-York, Elles s'embarquèrent ensem-
destination, que de- S? Douze d'entr’elles ; les autres, c’est-àmalheureuses et des
quer peu à peu; on prit ù en peu de temps elles — Jeunes filles d'Irlande,
si c'est là l'émigration, que Diew vous en préserve! Nallez pas dans cette voie de La Perdition.1
() Eccli, xxxrr, 25,