‹ Le mistère du Siège d'Orléans (volume 2)Chapitre 105 sur 143 · ALAIN GIRON · texte numérisé non relu

ALAIN GIRON

En ce cas je ne scay que dire :

Vous estes saige et prudente

Pour bien la besoigne conduire

Et parvenir à vostre entente.

Fait avez ouvraige excellante 1 9,835

A Saint Lou et Saint Jehan le Blanc ,

Qui estoit une chose pesante

Dont estes venue en avant.

P 3a6 V'. LA PUCELLE.

Bonnes sont vos oppinions,

Et en voz diz est apparence; ia,84o

Mes les batailles qui se font

Ne viennent pas tous par puissance,

Mes par divine providence ,

Ainsi comme chascun peut croire :

Ung en vault dix par excellance ia,8à5

A qui. Dieu veult donner victoire.

Au nom Dieu , c'est ma voulenté

De tenir icy siège clos,

Et demain, en ma liberté,

Assaillir bouloart et tours, ia,85o

Que de moy n'auront nul repoux

Tant que soyent leans en place;

Les auray et y morront tous

Avant que jamès j'en desplace.

Qui sommes la fleur d'Angleterre.

J aymeroie mieulx enrager P3a7T*. Que je ne m'en peusse venger, ta,885

Et estre à cent pîez soubz terre.

FOUQUAMBERGE.

Je n'y sarois quel conseil querre

Ne je ne scay que c'est à dire.

Par tous les sains! le cueur me serre,

Tant suis rempli doleur et d'ire; 13,890

Et en souflre si grief martire

Que je ne scay que je doy faire ,

Et croy de vray, sans contredire,

Qu'elle est une esprouvée sorcière.

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