‹ Le mistère du Siège d'Orléans (volume 2)Chapitre 141 sur 143 · LE COMTE · texte numérisé non relu

LE COMTE

On ne sçauroit trop faire pour protéger Tinnocence.

LE DUC

Je crain bien qu'un autre sentiment vous y oblige ; il arrive souvent que nous agissons par une passion qui nous est inconniie, et nous attribuons à Justice ce que nous faisons par nne indination desordonnée. Les visites que vous luy avez rendues m ont tousjours esté suspectes . elles n'ont jamais avancé la connoissance de ses crimes comme vous nous promettiez , vous estes tousjours sorty d'auprès d'elle plus passionné pour sa justification que pour le service de l'Angleterre et le contentement de Bethfort.

Au dénoûment, Caucbon, que Tauteura transformé en Canchon, est frappé de mort soudaine :

CANCHON.

Mon Dieu, je suis mort, un traict invisible me vient de percer le cœur.

(Il tombe.)

où parut la Pneelle éFOrUam; en seeond lieu» parce que ce fut le nuéme libraire, Antoine de Sommaville, qui pnbtia et ia tragédie dont il s'agit et le Dictionnaire de Boyer, ce qui donne à penser que celui-ci put être bien renseigné. Au contraire, Le théâtre françoiê est de 1 676 , par conséquent postérieur de plus de trente ans à la publication de la PueMe^ et il est permis de croire que les informations de Chapuleau n'étaient pas plus sûres qu'étendues, puisque, par exemple, sous le nom de Tabbé d'Aubignac il ne mentionne ni la PuceUe d'Orléans en prose, ni ta Cyminde dont Tabbé s'était reconnu Tauteur. (V. l'article précédent.)

Quoi qu'il en soit, nous tirons de la pièce en vers les passages correspondant aux extraits qu'on Tient de lire de la pièce en prose :

(Le ciel s'ouvre par un grand éclair, et l'Ange paroist.)

Page 1