LE CONTE DK S CF KO RT
Je les voy là en celle prée v
Qui viennent à nous roidement;
Leur bande est très bien acoustrée
Et abillée honnestement. 8195
F* 107 »*. MESSIRE JEHAN DE LA POLLE
Sire Tallebol, nous avons Trouvé les François sur les champs,
Dont desroquez nous les avons Qui sont estenduz là devant.
Voicv dont je vous fais présent *>*or.
Du Bour de Bar, mon prisonnier.
Et entre voz mains le vous rent:
Faictes en comme vous vouldrez.
LE CONTE D’ESCALLES.
Des François n’est riens demouré.
Si non ung peu qui sont fouyz , «sot.
Que tout n’aist esté devouré.
Sur les champs navrez et murtriz.
TALLEBOT.
Mes amis, bien puissiez venir;
Vous avez très bien fait devoir.
Ceulx là ne vendront plus courrir Encontre nous, pour dire voir.
Et du Bour de Bar, je conseille Qu’i soit mené à Marchenoir,
Et la tour je luy appareille Pour sa demourance et manoir.
F* *08 r*. il nous a volu decepvoir,
Je le scav bien, par autres foiz.
Et si vous fais bien assavoir Qu’i n’en partira de dix mois.
Lors menront le Bour de Bar à Marchesnoir prisonnier; et y a pose.
M ESSUIE GUILLAUME DWLLEBBET. »' d’Onal.
Or est il de présent saison De partir hors de la maison Pour François vouloir secourir.
Biao
Comme il est de droit et raison,
Servir le Roy sans mesprison
Et luy voloir bien obevr. 3**5
Donques je n’ay pas eu loisir Y aller plus toust, sans mentir;
Mais, de présent, je suis tout prest A y aller sans deiïaillir,
Et à mon povoir le servir 3*3o
En fait d’armes et loing et près.
Vous, Gilleberl de la Saiecte,
Qui estes marcschai de France,
Allons à Orléans, s’i vous liaicte.
Que il est temps, comme je pense. 8*33
Les Anglois y sont à oultrancc Qui leur font de divers assault;
Partons, se c’est vostre plaisance.
Et v allons sans nul delfault.
GILLKBKRT DE LA SAIECTE. marmchal de France.
Quant à moy, dessy je propose 8*6o
A partir tout incontinant,
Ne je ne requiers autre chose.
Que voir les Anglois combntant.
Je me sens. Dieu mcrcy, puissant
De corps, d’armes et de cbcvance, 8*65
Pour m’y employer en tous sens;
C’est tout mon déduit et "plaisance.
ALLEIMET.
Or allons donc en ordonnance,
Que je prie à Dieu qu’i nous gart.
Sans plus faire de demourance ■ 8*r>o
Ne actcndre qu’i soit plus tart.
LE MISTERE DU SIEGE D’OllLEAiNS.