‹ Le mistère du siège d'Orléans publ. pour la première fois d'apres le manuscrit unique conservé a la Bibliothèque du VaticanChapitre 103 sur 222 · GILLEBERT DE LA SAIECTK · texte numérisé non relu

GILLEBERT DE LA SAIECTK

J’é demeuré bien longuement;

Mès plus toust venir ne povoye,

F* 710 r. Et m’en desplaisoit grandement Que mieulx faire je ne savoye.

Mès, puis que je suis cy en voye Et que vers vou9 je suis venu ,

Il m’est bien tart que je m’employe Encontre homme qui ait vertu.

BASTARD D’ORLEANS

Messeigneurs, bien soyez venuz;

De vous nous avons fort affaire.

Que aucuns cas sont survenuz Où vous nous serez neccessaire.

Safcî

8»yo

Pensez en vos logeis retraire Et vous reposer; il est temps.

ALLEBRET.

Nous sommes prest de vous complaire Et de vous servir en tout temps.

Pose. — Puis vient Chabannes qui dit :

CHABANNES

Grand dolcur et grant desplaisance Nous est venu en ce voyage :

Les Anglois à tout grant puissance Nous ont pris auprès d’un villaige.

Et nous ont fait un grand oultraige De noz gens tuer, mectrc à mort;

Le Bout de Bar, dont c’est dommaige, L’ont pris, et est navré très fort.

REGNAULT DE TERMES

Ne scay qui les a advertiz;

Crov que avons esté venduz,

Que sur nous sont venuz courrir.

Dont fort nous sommes deffenduz; Mais ilz sont sur nous survenuz Qu’ilz estoient bien vingt contre ung; Puis, quant nous avons cela veu.

De nous s’est retraict ung chascun.

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