‹ Le mistère du siège d'Orléans publ. pour la première fois d'apres le manuscrit unique conservé a la Bibliothèque du VaticanChapitre 174 sur 222 · JAMET DF. TILLAY · texte numérisé non relu

JAMET DF. TILLAY

Je croy, dame, qu’i sera besoing De revenir bref par deçà ,

Que les Anglois ne sont pas loing; * A Jargueau, à Mcung en y a.

Ne soyez gucrcs par delà;

Tous vous en prions de cucur lin.

Que sans vous nul de nous n’yra, Et tous landons à ccste lin.

LE SIRE DE COLONCES

Dame Jehanne, esleu vous m’avez Aller en vostrc compaignic,

Dont grant honneur fait vous avez A moy et à ma seigneurie.

Vostrc je suis, ne doublez mie.

Pour vos bous plaisiz acomplir.

Et loyaulment toute ma vye De bon cueur je vous vueil servir.

LE SIRE DE RAIS

Aussi moy, dame, ne doubtez, Faire vueil ce qui vous plaira;

Mes aliez et depputez,

Dame, sachez, tout y vendra.

Et vostre voloir on fera

«A,5Go

LE Ml ST EUE DU SIEGE D'ORLEANS.

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Du tout en tout, à vostre guise, i*,565

Et quand vouldrcz on partira.

En faisant à vostre devise.

LA PUCKI.LE.

Mes bons seigneurs, je vous mcrcic.

Tant comme faire je le puis.

De vostre haulte courtoisie. 14.570

Nobles, vaillans princes gentil/..

Quant ainsi vous estes soubmis A mes bons voloirs acomplir.

Je vous en rens cinq cens inercis

Qu’i vous plaist cest honneur m'offrir. 1/1.57:.

Donqucs je prans congié de vous,

Mes bons loyaulx seigneurs de France;

Que Dieu vous doinl paix et repoux Ensemble et bonne concordance.

Ne soyez point en différence, i4,58u

Mès vous tenez tousjours ungniz;

Nul ne vous peut faire nuysance,

Ne dommaige ne desplaisir.

A Dieu vous dy pareillement

Aux vaillans bourgeois et bourgeoises. .4.585

Portez vous estes vaillamment,

Sans avoir eu ne bruit ne noises;

Mùs, comme saiges et courtoises,

Y avez ouvrtf saigement,

Que le renom des Orlcnoises »*,5ijo

Dura pcrpctuelment.

A Dieu je vous dy de présent,

Que devers le Roy je m’eu vois;

De bref vous revendre je vois,

Avant qu’i soit gueres de temps.

BASTARD D'ORLEANS

Dame, nous sommes desplaisant Quant voslre départ nous fanlt vois.

LA PUCELLE

A Dieu je vous dy de présent,

Que devers le Roy je m’en voys.

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