‹ Le mistère du siège d'Orléans publ. pour la première fois d'apres le manuscrit unique conservé a la Bibliothèque du VaticanChapitre 220 sur 222 · I.E DEC · texte numérisé non relu

I.E DEC

Il a sans doute perdu la vie.

Il est permis de partager sur celte pièce l'opinion exprimée par le chevalier de Mouhy dans ses Tablettes dramatiques *, où on lit:

r La Pucelle de l’abbé d'Aubignac. Selon la vérité de F histoire et les refiles les plus exactes du théâtre; mais elle n’en est pas meilleure.»

Voyez sur cette pièce le livre de M. Ch. Livet, Précieux et Précieuses. Paris, Didier, 18G0, in-8®, et le Bulletin du Bouquiniste (lettre de M. le comte de Puvmaigre), n° du j5 mars i8»8.

La Picblle d’Om.f.axs, tragédie (en 5 actes et en vers). A Paris, chez Anthoine de Somiuavillc et Augustin Courbé, au palais, m. dc. xxxmi. Avec privilège du Roy.

f Bibl. imp. Y 5560, n”53, réi ene.)

A la suite du privilège , on lit celle mention : Achevé <f imprimer le quimiesme jour de may jb’éa.

C’est la traduction en vers de la tragédie de l'abbé d'Aubignac. On l’attribue à Benserade ou à la Mcsnardière (Vov. le Dictionnaire des ouvrages anonymes et pseudonymes, par M. Barbier), et cela sur le témoignage de deux écrivains du xvn<’ siècle : Paul Boyer, sieur du Petit Puy, et Samuel Chapuzeau.

Le premier, dans son Dictionnaire servant de Bibliothèque universelle, Paris, 1 Gif) , in-fol. p. 167, dit, à l’article Benserade : » grand orateur et Ires-cxccllent poete François, a fait la Cloopatru, l’Iphis et Imite, la mort d'Achiles, Gustophc, Meleagre, la Pucelle d'Orléans et plusieurs autres pièces. «

Le second, auteur d’un ouvrage qui a pour titre: Le théâtre françois, où il est traité: I , de t usage de la cnmetlie, Il , des autheurs qui soutiennent le theatre, III . de la cmuluite des comédiens, donne dans ce curieux petit livre une liste des autheurs qui ont travaillé pour le théâtre, et fni leurs jours dans ce noble employ. Sous la rubrique : Pièces de théâtre de chacun de ces autheurs, on lit: de M. de la Menardierc , la Pucelle tf Orléans. Chapuzeau n’attribue que cette seule pièce à la Mcsnardière. et encore est-ce a tort , selon nous. Le témoignage de Paul Boyer nous parait bien plus autorisé que le sien, d’abord parce qu’il date de 16A9, époque fort rapprochée de celle

1 Manuscrit dc In Bibl. imp. uippl. fr. 5io3.

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APPENDICE

où parut lu Pactlle d Orléans ; un .second lieu, parce que ce fut le même libraire, Antoine de Sommavillc, qui publia et In tragédie dont il s'agit et le Dictionnaire de Boyer, ce qui donne à penser que celui-ci put être bien renseigné. Au contraire, l.e theatre français est de 1 67 ù, par conséquent postérieur de plus de trente ans à la publication de In PuctUe, et il est permis de croire que les informations de Cliapuzeau n étaient pus plus sûres qu'étendues, puisque, par exemple, sous le nom de l'abbé d'Aubignac il ne mentionne ni la PuctUe d'Orléans en prose, ni la Cymindr dont l'abbé s’était reconnu l'auteur. (V. l'article précédent.)

Quoi qu’il en soit, uous tirons de la pièce en vers les passages correspondant aux extraits qu'on vient de lire de la pièce en prose :

(U ciel s'ouvre par un grand éclair, et l’Ange, paroisl. )

L'AîiGE.

Sainte tille du ciel, Pucellc incomparable.

De ton prince affligé le secours adorable.

Quitte pour un moment la charge de tes fers.

Et sors |>ar ma faveur de tes cachos ouvers ,

Vicn apprendre de moy ma demiere assistance Et de ton sort heureux la plus belle ordonnance.

Dons les tristes horreurs de celte épaisse nuit Voy ce long trait de feu qui vers moy te conduit ,

Marche, marche et beny l'éclair «pie je t'envoyé Pour tracer b tes pieds une agréable voye.

LA PCCSUiB.

Quels nouveaux sculimcns d'un celesle bon-heur M’ouvrent famé et les sens à la voix du Seigneur?

Ha j'entens et je voy son divin interprète Qui me va dpclarer sa volonté secretle.

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