GLAS1DES
Je vous en croy; mais, à propoux, Le temps ay veu que vous faisiés Plusieurs eshatz, et si saviez Choses qui estoienl advenir.
Et aucune foiz en parliez,
En passant temps, pour rcsjouyr.
MAISTRK JEHAN DES BOILLON8.
Aucuns me ont voulu pugnir,
A tort, sans cause et sans raison; Mais je les en feray repentir, Ainçois qu’i soit longue saison.
J’en ay esté mis en prison A Chartres, une espace de temps:
Mais m’en feront reparacion.
Ou je n’en scray pas content.
SALLF.BRY.
Hz sont faulx et mauvaises gens De vous avoir fait desplaisir,
El en seroie desplaisant, *
Se on vous faisoit aucuns annuyz; Mais vous vouldroie secourir,
A mon povoir, ne doubtez pas, Vous faire service et plaisir,
Maistre Jehan, en tout voslre cas.
(9LASIDBS.
Ne nous espargnez hault ne bas, Maistre Jehan , et je vous empric.
S’aiicuns vous font noise ou debatz.
Pour vous serons, ne doublez mie.
Mais deux motz fault que je vous dye Touchant le fait de ccstc guerre, Comment les seigneurs ont envve Pour aller le pays conquerrc.
Vous savez bien que les seigneurs *• Vcullent aller devant Orléans;
Entre nous autres serviteurs,
Nous n’en sommes pas fort contens; Car on dit qu’i sont malles gens,
Et que y seront fors à avoir.
Qu’en dictes vous? en savez riens?
Je croy que le povez savoir.