‹ Le mistère du siège d'Orléans publ. pour la première fois d'apres le manuscrit unique conservé a la Bibliothèque du VaticanChapitre 40 sur 222 · P7W\ POTON · texte numérisé non relu

P7W\ POTON

Messeigncurs les bourgeois d’Orléans, N’ayez point peur, je vous emprie;

Je voys que vous estes dolans.

Et avez la chiere esbaye Des Torelles, dont vous supplie Que vous ne vous veillez soucier De la ville, qu’i n’aront mie Legierement sans secouer.

MESSIRE MATHIAS

Point esmouvoir ne vous veillez A faire chiere ne semblant, Que,nullement troublez soyez De manière ne autrement.

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Que se estes esbayssant,

Aux anemis donrez coraige De vous estre plus ravissant,

El plus vous faire de dommaige.

LE SIRE DE GUITRY

Me vous esbavssez de riens,

Que nous avons bonne defleiice.

F 7» r. Des Tourelles, c’est mains que néant. Ne n’en ayez nulle dcsplaisance:

Mais faictes inectre à puissance Artillerie au bouloart,

Pour les batre, comme je pence, Incessamment et toust et tari.

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LE SIRE DE CORRAS

Y ne se fault nul esbayr.

Mais vaillamment, résister;

Nous sommes pour les assaillir.

Et pour les aller deiïyer.

Si, vous devez dont ralver Sans demener merancolie,

Que à voz anemis donner Coraigc de cliiere hardie.

LE RECEVEUR

Penser vueil de l’artillerie,

Pour renforcer le bouloart.

LE SIRE DE VILLARS

Faictes le dont, je vous empric, Sans atendre qu’i soit plus tart.

LE RECEVEUR

Nous y ferons, de nostrc part, En ce cas, toute diligence; Que chascun y aura regart, Ainsi que j’ay esperance.

Puis iey y a pause. — Et puis dit Glasidas à Sallebry à la l'euestre des Tour» relles, que chascuu le pourra bien voir.

GLASSIDAS

. Très noble conte Sallebry,

Venez voir à ceste fenestre.

Jamès ne fustes en party

Qui vous fut plus plaisant à estre;

Regarder1 à destre à seuestre.

Ne fut jamais plus gente place.

C’est comme ung paradis terrestre.

Et aussi comme un lieu de grâce. Or, est il vostre de présent.

Nul ne le vous peut contredire, Que vous estes comme dedans,

.. 11 n’y a comme riens à dire,

h- 76 r’. Vous en serez seigneur et sire, Pour le tenir en vostre main.

I)e France c’est le miel et cire.

Et où tout gist pour faire fin.

Vous 11’avcz plus trois pas de voye, • Que 11c l’ayez pour heritaige.

. Vous les tenez, c’est chose vraye, Prisonniers comme en une caige.

Sur eulz avez tel avantaige

1 Sic, pour regarda.

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?»■- tV.

LE MISTERE DU SIEGE D'OHLEAÎYS.

Qu’i ne savent plus où fouyr.

Leans sont en vostre servaige,

Pour les faire vivre ou morir.

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SALLEBRY.

Je pians en moy ung grant plaisir A voir ceste noble cité;

S i convient les faire morir,

Ce sera grant adversité,

El grant douimaige en vérité;

Et n’est que par inadverlence.

Comme par une koslinité.

Où il ont bouté leur plaisance.

Clasidas, j’amasse trop miculx Qu'il eussent en eulx bon voloir

De leur rendre, quan, si mes dieux'.

E* 76 >*. Je les vouldroye recevoir,

En voulant faire leur devoir De nous estre bons et loyaulx.

Dont, je voy par leur noncbaloir Qu’i souiïreronl beaucoup de ma'ulx.

A mercy les vouldroie prandre;

Mais je croy qu’i n’en feront riens, Par quoy, morir les feray et pendre.

Tous ceulx qui sont leans dedans,

Et leurs femmes et leurs eniïans.

• Jà personne n’espargneray,

Que tant qui sont, pelis et grans.

Du tout à l’espée je mccteray.

Siuû

3iao

' Telle est la leçon du manuscrit, qu'il fnut sans doute corriger ainsi : quant, ti m'ait Dieux (si Dieu m'aide), locution qui revient à chaque instant dans les anciens textes. Le

sens parait dire celui-ci : «Clasidas, j'aimerais mieux qu'ils fussent disposés n se rendre (de leur rendre, de rendre eux), car. de par Dieu, je les recevrais volontiers à merci.»

Lors sortira uug canon d'une tour nommée Noslre Dame, qui viendra le l'rnpper parmy la moictié de la teste, en la joue, et lui crèvera ung œil. Puis rberra tout à l'enreverse, et Glasidas le cuidera relever. Et y a pause de trompetes; — et font grans admiracions les Euglois estant aux Tourelles, qui auront veu le coup. Et'puis s’errve Glasidas et dit

GLASSIDAS

Ha! liay! maudicle journée!

Voicy piteux cas advenu.

F* 77 c*. Or, est bien perdue nostre armée,

Et tout nostre estât devenu; * * 3i8..

Luy qui a fait et soustenu . Du tout nostre ost par sa vaillance,

Et si très bien entretenu,

Qu’il avoit conquis toute France.

Puis vieunent les seigneurs A Glasidas, et dit

LE CONTE DE SUFPORT

Glasidas, et quelle contenance! s»35

Qui a il de cryer ainsi?

GLASIDAS.

Messeigneurs, regardez l’oft'ence!

MESSIRR JEHAN DR LA POLLE.

Glasidas, et quelle contenance!

GLASIDAS.

Vous voyez, en vostre presence, r

Mort le bon conte Sallebry. 3iAo

LE SIRE D’ESCALLES.

Glasidas, et quelle contenance!

F* 77 v». Qui a il de cryer ainsi?

GLASSIDAS

Helas! vous le voyez murtry,

En luy plus nous n’aurons fiance.

FOliQliAMBERGE.

Et comment? qui a fait cecy?

GLASSIDAS

Helas! vous le voyez murtry.

LANCELOT DE LISLE

Vous parliez en présent à luy , Venu est en une instance.

GLASSIDAS

Helas! vous le voyez murtry.

En luy nous n’aurons plus fiance.

C’est ung coup de malle meschance De canon frappé au visaige.

LE BAILLY D'ESVREL'X.

Hé Dieu! voicy grant dcsplaisauœ, Et à nous tous ung grant dommaige.

. . LE SIBE D’ESCALLES. *

Ha! Sallebry, noble coraige, • Ta mort nous sera vendue clneee; James ung tel de ton paraige Ne se trouverra en frontière.

CONTE DE SDFFORT.

Vous n’en devez cryer ne braire.

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Ne faire lamcnlacion,

Que les François, c’est chose voire, En auront le cucur plus félon,

Qui sont uostres, se nous volons,

En mains de bailler ung assault.

' Tenir secret, c’est la raison,

Qu’ilz en levroicnt le cueur plus hault.

GLASIDAS.

Ha! se ce cas ne fust venu, Bien estoit son intencion

Qu’i n’eust esté grant ne menu Qui n’eust mis à destruction; Et eust eu, sons remission, Orléans qu’il avoit entrepris,

• Sans nulle variacion.

Noble vaillant prince de pris!

LK SIRE D’KSCALLES.

Dont/’puisqu’ainsi nous est mespris, F* 78 Si n’en failli il montrer semblant;

Nous donnons à nos auemis

Le coraigc encores plus grant.

Anuyt, de nuyt1, sur l’estrant* Le conviendra mener h Meung, Et de le penser diligent,

Je vous empry, soit ung chascun.

FOUQUAMBERGE.

A Meung faut bien qu’il soit mené Le .plus brief et plus celemcnt.

* Anuyt, de nuyt, aujourd'hui , do nuil.

1 Etirant, estrnin ( stramen ), litière.

il».

Y luy sera mieulx ordonné . Qu’i ne scroil icy vrayement.

Qu’i soit mené honncstenient.

Je vous empry, sans faire bruit.

Que les François certainement Kn meneroient granl joye et desduii.

MFSSIRE JEHAN DE LA POLLB.

Aussi, je vous vueil advertir.

Rompre fault deux arches du pont.

Que les François pourroient venir A courrir à nous tout du long.

Vous savez que traveillez sont .Nos gens de ce bruit et tempeste?

Plus seurement s’en reposeront.

Sons en avoir mal en leur teste.

F* 79 e. LE CONTE DE SUFFORT.

Ainsi soit, qu’i soient rompuz,

Deux arches du pont promptement; ’

Qu’i soit fait sans açtendre plus.

Que nous en serons plus seurement.

Puis fault aussi diligamment

Mener le conte Sallebrv «

A Mcung, le plus secrètement Que on pourra, pour le jour d'uy.

Puis les Augtoys romperont deux arches et mèneront en une sonline 1 de Sntlebry à Meung bien tenu honnorablenient d’orliers2 et ornement pause longue. — Et puis dit

’ Senitne, sorte de grand bateau en usage sur In Loire.

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3io5

le conte . Et y a

’ Orliers, sans doute, oreillers.

LE RECEVEUR

Messcigncurs, comme vous savez.

Les Anglois ont le siégé mis;

11 y a douze jours passez.

Que cv devant nous ont assis; Lesqueiz ont fait plusieurs saillies, Et' maint assault nous ont donné, Que nous n’avons esté rassis.

Mais de guerroyer n’ont fine.

P* 79 v. Je voy qu’il ont mauvais coraige.

.* Et qu’ilz ont en ferme propoux *. De destruirc nostre beritaige.

Sans nous donner aucun repoux.

Si vous vueil dire devant tous Qu’i seroit Don d’aller vers le Koy, Pour luy requerre du secours.

Et luv remonstrer le desrov.

Pour ce en direz voz advis, Lesqueiz seront pour y aller,

Et que du Roy nous soit permis De desmolir et debriser Faubourgs, et églises brûler,

Pour la scurcté de la ville;

Qu’i luy plaise en disposer,

Pour garder nostre domicilie.

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LE SIRE DE VILLA RS

Il est bien raison y aller.

Et luy raconter les nouvelles,

De nostre estât luy en parler.

Et comment il ont les Tourelles; Mais que, non pourtant, pour icelles

* Nous avons bonne iotencion

Que contre leur faulces querelles D’estoccr1 fermes et tenir bon.

LE SIRE DE SAINTRAILLES

J’en suis bien de l’opinion Que vous y devez envoyer De gens de bien, il est raison, Incontinant, sans délayer;

Qu’i hiy plaise vous soulayer Allencontre des anemis,

Qui veullcnt ainsi chalangier Son royaulme, le noble pays.

POTON

Pour y envoyer, je conseille Seulement bourgeois de la ville.

Desquels qui vouldront si travcille J De leur chambre et leur domicilie.

Ce qu’i congnoislront estre utille.

A eulx nous nous en rapportons:

Qu’i soient expers et habille.

Pour faire les conclusions.

LE SIRE DE COURAS

Messeigneurs, les bourgeois yronl:

C’est raison et le fait leur touche.

Et au roy Charles parleront Eux mesmes, à sa propre bouche:

pj8i El adfin que n’aycnt reprouche.

Le temps advenir, de nulluy,

1 Eduquer, frapper d’estoc. * l ise* trmtillei't. travaillent.

* l.i! rpuillol 8o est on blanc.

Y convient poursuivre la soche Et fondement par iceluy.

LE SIRE DE GUITRY

Entre vous, messeigneurs d’Orléans Envoyez y qui vous vouldrez;

Vous estes saiges et savans Pour en très bien disposer.

Du fait de la guerre savez,

H ne vous en faut jà riens dire.

Là y viciiez dont envoyer Au Roy nostre souverain sire.

LE RECEVEUR

Messeigneurs, nous y envoyrons De la ville de gens de bien.

Qui très bien faire le sauront Le voyaige, sur toute rien.

Ce pendant, comme je soustien.

Penserons au fait de la guerre.

Pour trouver la voye et moyen Les bouter hors de nostre terre.

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Pois dira deux des eschevins de la ville illec p resens ce <|ui s'ensuit :

|i» », r\ LE RECEVEUR.

Çà, messeigneurs, y vous convient Aller vous deux devers le Roy, •

Le plus toust et incontinent Que vous pourrez et sans delay :

Luy remonstrant le grant. desroy Que font les Anglois cy devant.

Le soucy, la peine et l’esmoy

:3Mni

Que nous en souffrons de présent.

Vous luy prirez que y luy plaise Nous envoyer, de bref, secours.

Que nous sommes en forant malaise.

Jour et nuyt, sans avoir repous.

Pareillement, de noz fauxbours.

Qui sont beaux merveilleusement.

Et des églises à l’entour,

Qu’i convient mectre à finement, '

Vous savez bien qu’il est de dire.

Allez, et faictcs envers luy,

Comme noslre souverain sire,

Qu’i ne nous ait pas en oubly.

PREMIER BOURGEOIS

Vostre vouloir sera acomply.

Devers le Roy nous en irons Incontinent, et aujourd’uy.

Pour y aller, nous partirons.

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J-v Ks v*.

LE IP BOURGEOIS

Puis qu’i vous plaist, acomplirons Le veaige devers le Roy,

Au mieulx que faire le pourrons, Vous asseure de bonne foy.

LE RECEVEl R.

Dictes luy bien le grant esmoy,

En tous les jours, en quoy nous sommes, Dçjour et de nuyt à l'effroy.

Quant sommes en noz premiers sorapnes.

33 io

Puis partiront. Pose. — Puis dit Glnsidas :

Helas ! et Dieu et quel dommaige 1 De nostre maistre Sallebrv,

Garny d’un si gentil coraige,

Nul n’est qui appressast de luy!

En armes estoit fort hardy.

Le plus vaillant dessus la terre.

Ne janiès prince ne nasquit Plus vaillant que luy d’Angleterre.

Messeigneurs, y nous fault penser D’envoyer querre du secours,

Que nous ne sommes pas assez Pour bien tenir ce siégé doux.

S’i vous plaist, vous en direz tous * Voz opinions en ce cas;

Que plusieurs ont deul et coudoux Dont Sallebry a pris trespas.

LE CONTE DE SUPFORT

Ce nous est deul et desplaisance De Sallebry, lequel est mort;

Qu’il estoit tout nostre espérance De nostre armée et le confort;

Mais puisqu’ainsi, à droit ou tort,

Y nous convient en gré le prandre, Tallebot est ung prince fort, Mander le nous fault, sans atendre.

33 ii

LE SIRE D’ESCALLES.

De messire Jehan Tallebot, 3336

Le convient bien envoyer querre; #

N’est nul qui saiche son trippot

1 II faut lire, sans doute, au lieu de et Dieu et quel dommaige, eh Dieu! eh quel. etc.

Mieulx que luy, du fait de la guerre.

Mander luy convient à grnnt erre,

A Roair, je croy qu’i luy soit *,

Voire, jusqucs en Angleterre,

^ Se d'aventure il y cstoit.

F* 83 v‘. MESSIRE JEHAN DE LA l’OLLE.

Il luy fault mander voirement,

Et comment Sallebry est mort.

Qu’il avoit ung peu mataient2,*

Et dont il regentoit si fort.

Et l’avoit comme en discort,

Pour ce que lieutenant estoit;

Luy sembloit bien avoir ce port Que l’onneur luy appartenoit.

FOUQUAMBERGE.

Je le vy au deppartement De Roan, quant y luy requist*

A Tallebot, honnestement,

Que avecques nous y reusist;

Mais gueres de compte n’en fist.

Pour ce n’y veult onques venir.

Je ne scay pourquoy y le fist,

Mais nous doit venir secourir.

LANCELOT DE LISLE

Je vous vueil aussi advcrtir De faire faire ung bouloart,

Pour laur trait aussi retenir, r* 84 r\ Et pour deffendre ceste part

1 Lisez qu'il y soit. 5 Quand il y rtquisi.

1 Mataient, lisez maltalent.

Qui sera au droit de leur esgart, Pour fortiflier noz Tourelles;

Partout nous fauifc avoir regart,

Et nous garder de leurs cautelles.

LE SIRE D'ESVREOX.

Y le convient envoyer querre,

Tout le plus toust que on pourra, Et autres seigneurs d’Engleterre,

En Normendie qu’on trouvera,

Pour les faire venir deçà,

Aussi pour nostre oust solayer 1 ; Puis leur cité on assauldra lücontinant, sans varier. ’’ .

LE SIRE DE MOLINS

Y luy fault doneques envoyer Promptement, sans atendre plus,

Si nous convient aussi penser De nostre fait, quand au seurplus :

C’est, que ung bouluarl soit mis sus ,

Pour noz Tourelles préserver De leur trait et de leur abus; Sans cela, nous pourront grever.

LE SIRE DE PONS

Vous avez, vous tous, très bien dit, Et’le convient ainsi le faire.

Nous avons perdu Sallebry,

Qui estoit tout nostre frontière.

Et pour vengier ce vitupéré,

Soltti/er, soulager.

AHencontre do ceulx d’Orléans,

En tous leurs lieux de deçà Loire Je mectroyc le feu dedans.

GLASIDAS.

Il n’y aura maison ne bourg Que dedans le feu je ne boute ,

Leurs mcstaierics, de bout en bout,

N’en lairay une sculle toute.

Leurs beaulx lieux seront mis en soute. Sans y lesser riens que la terre.

. Compaignons, sus! en somme toute,

Allez, sans lesser une perriere.

Ainsi soit fait, sans plus atendre.

Ung bouloart icy devant,

* De fagoz, de terre et de cendre,

Pour cstre en seureté dedans Du trait qui pourroit survenir;

Et soit fait en telle maniéré K* sd r*. Que de ceulx qui seront leans.

On ne leur puisse nul mal faire.

Vous aussi, messagier, allez Au puissant conte Tallebot,

Et ces lcctres cy luy portez,

En luy en faisant le rapport , De la très douloureuse mort

Du vaillant conte Sallebry,

Qui, par ung malcureux sort,

• Est mort, Dieu ait l’ame de luy !

* * Luy diras que nous luy prions

Qu’i viengne et toute sa puissance,

. Et que besoing nous en avons

De son ayde et pourvoyance.

33qi>

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Va, et fays grant diligence,

Et qu’il amené avec luy Princes de son apartcnancc;

Mestier en est pour le jour d’uy.

3 4 no

MESSAGIBR.

Monseigneur, auray acomply Vostre messaige inconlinant.

Je m’y en voys, adieu vous dy.

Sans m’arrester ne tant ne quant.

Puis partira et dit

Je voy là je ne scay quelz gens.

Et croy que ce soient espyes.

Puis survient à luy deux ou trois compagnons, les espyes toutes nues sur luy; et dit

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