‹ Le mistère du siège d'Orléans publ. pour la première fois d'apres le manuscrit unique conservé a la Bibliothèque du VaticanChapitre 60 sur 222 · I.E SIRE DE DUNOFS, lwse.nl d'Orléans · texte numérisé non relu

I.E SIRE DE DUNOFS, lwse.nl d'Orléans

Bien devons rendre grâce à Dieu De la très puissante journée,

F* i>9 r". Quant la victoire avons lieu,

Et leur puissance subjuguée;

Que en la cité renommée • Nous sommes sains et saulfz venuz,

Sans riens avoir de nostre armée domine bien peu de gens perdez.

LE RECEVEUR

Messeigneurs, bien soyez venus,

Et tous voz gens entièrement.

. Long temps vous avons altenduz.

En grant peine et en grant tonnent;

Que, jour et nuyt, incessamment,

• aV.

A8ixi

ISS LE M1STERE 1>U SIEGE I)’ ORLEANS.

Anglois gectcnt artillerie,

Que repoux n'avons nullement, l ne seule heure ne tlcmye.

SAINCTK SUAIRE.

Dieu mercy, sommes arrivez,

Et venuz pour vous secourir.

Si nous fault maniéré trouver.

Pour sus noz anemis courrir,

Et pour les faire deppartir Es environs de cesle terre.

Chaudement les failli poursuivyr.

A force d’armes et de guerre.

F* h» »\ MONSEIGNEUR DF. BUEIL.

D’autre chose vous vueil acquerre.

Messeigneurs , et vous advertir.

Ainsi comme j’é peu enquerre .

Et pour à noz fins parvenir :

Si est qu i nous fault desmolir Tous les faubours et les églises;

Sans riens reserver ne tenir,

Soyenl abatuz et soubzmises.

CHAMBANNES.

Messeigneurs, c’est le principal.

Abattre les fault sans faintises, Eglises, faubours, tout à val.

Pour venir à noz entreprises.

Vous savez que trop nous y nuysenl.

Et sont trop prejudiciables;

S’i s'y logeoient, par milles guises,

11 nous scroient trop dommagables.

4«ii>

6Stf>

Page 1