LE SIRE DE VERDÜNG
Je voy là Orléans proprement Et l’oust des Anglois au plus près:
Entendre à nous fault saigcinent Et nous gouverner par exprès.
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VILLARS
(J uaut à des Anglois, lessons les; Tirons vers la porte Bourgoingne,
Et n’apressons point d’eulx trop près, Qu’i nous pourroient faire vergoigne.
-Lors vu ni autour de lu ville, el y a pause. — Puis dit
LE SIRE DE VILLARS
Messeigneurs, Dieu vous doint la grâce Acomplir tous voz bons desit’9,
Et en tous lieux et toute place A voz voulentez parvenir;
Aussi voz anemis pugnir.
A vostre voloir et plaisance.
Ainsi comme j’é le désir El que Dieu vous en dont puissance.
Vous savez, par vostre ordonnance, Devers le Roy avons esté.
Lequel, pour la sienne prudence.
Nous a très grandement traicté;
El de sa bonne voulenté Vous a envoyé du secours,
Vivres et argent quantité,
Et prest vous ayder à lousjours.
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BASTARD D'ORLEANS
Seigneurs, bien soyez vous venus, Joyeulx sommes de la venue; Nous vous avons fort attcnduz.
Recouvrez voslre survenue;
Que nous estions en une mue.
Pas les portes n’osions saillir,
Ne n'avons entrée ne yssue Que sur nous ne viengnont courir.
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LE SIRE ESTOART.
Ne soyez de riens esbays,
Que nous sommes assez puissans Pour noz anemis assaillir.
Et contre tous noz mal vueillans.
Si sommes très fort desirans De les rencontrer en bataille.
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Et aussi pour donner dedans A frapper d’estoq et de taille.
GAIXOURT.
Mcsscigncurs, nous sommes venuz Pour vous vouloir donner secours:
A vous servir sommes tenus,
Et le voulons estre à tousjours.
Pour vous soulager des doulours Que font ainsi voz anemis.
Pour vous garder de leurs faulx tours.
Voulons à vous estre commis.