‹ Le mistère du Siège d'Orléans, publié pour la première fois d'après le manuscrit unique conservé à la Bibliothèque du VaticanChapitre 141 sur 158 · L.\ PUCELLE · texte numérisé non relu

L.\ PUCELLE

De présent est l'eure venue

Qui est tans d'ici départir 18,^95

Pour nostre entreprise tenue Et pour la voloir acomplir.

Désirant que puisse venir " '137 1'. A joye et à vostre victoire:

Et nous y dont Dieu parvenir i8.5oo

Auquel en appartient la gloire.

Çà, messagier, diligemment

Vat en les trompetes quérir.

Qui viengnent à moy prestement

Toutes prestes, sans detlaillir. 18.005

Va toust et les me faiz venir,

Que j'é de présent d'eux affaire.

MESSAIGER.

Vostre voloir veil acomplir Diligemment, à bonne chère.

Lois le messaiger va, et dit

LE MESSAGIER

Çà, trompeles, levez vous sus, '«'""o

Venez à Madame parler,

Et soyez en point sus et jus

Pour devant elle trompdler.

Je ne say où et veut aller,

Mes dit que faciez diligence. i8,5i5

F' i57 v'. TROMPETES.

Nous ne volons point délayer. Mes faire volons sa plaisance.

Lors viennent; puis dit

LA PUCELLE

Mes bons amys, je vous diray

Allez trompiller parmy l'oust,

Tant que tout soit appareillay 'Sw-^o

Et mis son harnois sur le doux,

Pour assembler noz gens trestoux :

Puis sera advisé que ferons.

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