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l)iscoiiis adressé par Salisbiiry. en Angleterre, aux seigneurs et capitaines placés sous ses ordres. Il leur annonce son intention d'achever la conquête de la France, en s'emparanl d'Orléans, la seule place importante (pii résiste encore. P. i-3.
William Pôle, comte de SulTolk, son frère John, lord Scales, lord Falconbridge, William Glasdale, lord Gray. Lancelot de l'Isle, approuvent unanimement cette résolution. Salisbury envoie un messager pour faire préparer la Hotte. P. 3-i i.
Piière du duc d'Orléans, effrayé des maux que cette expédition va attirer sur le royaume d' France et particulièrement sur son duché. P. ii-i3.
Il va trouver les chefs anglais et les supplie, en termes touchants, d'épargner son domaine. Ceux-ci lui promettent de garder de tout dommage sa terre et ses sujets. P. 18-17.
A l'envoyé du générai en chef, les mariniers répondent qu'ils sont tout prêts. Retour du messager. Salisbury fait donner par les trompettes le signal du départ. P. 17-90.
Arrivée au port et embarquement des chefs anglais. Traversée. Ils débarcp^ient à Touques et se dirigent sur Rouen, après s'être fait annoncer par un messager au duc de Somerset et à Talbot, qui y commandent un corps d'armée. P. 20-29.
Entrevue des généraux anglais. Le duc de Somerset convoque les nouveaux arrivés à nu conseil de guerre. P. 29-34.
Conseil. Discours de Salisbury. Opinions du comte de Sufl'olk, du duc de Somerset, de Talbot, de Lancelot de l'Isle, de sir Hungerford, des lords Glasdale, Molyns, John Pôle, du sire de Pons. Tous concluent à ce que l'armée se dirige sur Chartres. P. 35-43.
Arrivée à Chartres. Nouveau conseil auquel prennent part les personnages précédents et , de plus, le bailli d'Evreux, lord Grav, le sire de Provins. On décide à l'unanimité de marcheisur Orléans. P. 44-52.
Le comte de Salisbury et Glasdale déguisés vont consulter maître Jean des Boillons, célèbre astrologue. Celui-ci, en termes ambigus, annonce leur sort aux deux Anglais, qui ne font que rire de ses prédictions. P. 53-62.
Salisbury otïre un commandement à Talbot, qui le refuse. Le général en chef annonce le départ. P. 63-64.
La scène se transporte à Orléans. Un chasseur de marée vient annoncer aux habitants l'approche des Anglais. Le receveur mande près de lui les capitaines qui se trouvent dans la ville, et leur fait part de l'intention des Orléanais de se défendre jusqu'à la mort. Les gens de guerre, entre autres le sire de Villars. messire Mathias. les sires de Guitry, de Coarraze. de Saintrailles . Poton de Saintrailles. Pierre de la Chapelle, approuvent haute-
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ment cotle l'ésolution. Mesures arrêtées en commun pour la défense. La desti'uction des faubourfjs sur la rive gauche de la Loire, de l'église des Augustins et du Portcreau est décidée. P. 66-79.
Salisbuiy, dans une harangue à ses lieutenants , arrête Tordre de bataille et ordonne la marche de l'armée par Beaugency et Cléry. P. 79-82.
Les Anglais pillent l'église de Notre-Dame de Cléry, et se rient des supplications et des plaintes du prêlro qui la garde. P. 8a-84.
Les Orléanais brûlent les Augustins et le Portereau. Première escarmouche devant le fort des Tourelles. Les Anglais jiu-ent d'enlever le boulevard le lendemain. De leur côté, ceux de ta ville s'encouragent à la résistance. Moyens de défense auxquels les femmes mêmes sont engagées à coopérer. P. 84-89.
Salisbury exhorte ses lieutenants à faire leur devoir; l'attaque aura lieu à dix heures. Assaut du boulevard qui protège les Tourelles. Les Anglais, repoussés avec perte, tiennent conseil et, sur l'avis du comte de Sufl'olk, décident que préalablement la bastille sera minée et battue par l'artillerie. Salisbury veille à l'exécution de ce plan. P. 89-99.
Conseil tenu par les défenseiu's d'Orléans, auquel prennent part le receveur, les sires de Villars. de Coarraze, de Guitry, Mathias, Saintrailles et Poton. Tous s'accordent à reconiiailiê que la défense du boulevard est impossible. Il sera détruit et remplacé par un autre élevé sur le pont. P. loo-ioG.
Les seigneurs anglais délibèrent avant d'attaquer le fort des Tourelles. Salisbury leur raconte un songe qu il a eu pendant la nuit et qui lui semble de mauvais augure. Le comte de Sulîolk, Glasdale et lord Scales lui répondent que les songes sont toujours mensongers: on ne doit pas s'en préoccuper. P. 106-1 la.
Assaut et prise des Tourelles, malgré les eiïbrts de Saintrailles. Les Français se retirent dans la ville, emportant leurs morts. P. 1 1 2-1 1 3.
Les Anglais se félicitent de leurs succès. Suiïblk et Falconbridge pensent ([u'Orléans ne tiendra pas longtemps. Salisbury veut se donner le plaisir d'aller voir, du haut du fort . la ville qui sera bientôt à lui. P. 1 i3-i 16.
Cependant les bourgeois d'Orléans s'eiTrayent du progrès de l'ennemi, l'oton et les autres capitaines les rassurent et les engagent à dresser de nouvelles batteries. P. 1 16-1 18.
Salisbury et Glasdale au haut des Tourelles. Le général anglais tombe frappé à la tête par un boulet de canon. Lamentations de Glasdale. Les autres chefs. acco\irns à ses cris, recommandent le secret sur cet événement. P. 1 19-1 si.
Délibé}-ation des bourgeois et des hommes de guerre rassemblés à Orléans. Deux bourgeois sont choisis parmi les procureurs de la ville pour aller vers le roi Charles lui demander l'autorisation de brûler les faubourgs et les églises de la rive droite, et requérir du secours. P. 1 aS-i 28.
Salisbury mort, les Anglais songent à charger un nouveau chef de la direction du siège. Ils envoient prier Talbot , qu'un peu de jalousie avait retenu jusque-là, de venir se joindre à eux. Leur messager tombe entre les mains des Français et est amené à Orléans. Pour se racheter, il apprend aux assiégés la mort du général anglais. Cette bonne nouvelle relève leur courage. P. 139-1/10.
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En faisant l'inspection des murailles, ie receveur d'Orldous et les capitaines trouvent un canon vide sur la tour de Notre-Dame. Le canon est parti tout seul ! Chacun crie au iniracle. Salisbury a été puni de sa félonie envers le duc d'Orléans et du pillage de Gléry. P. iln-i!ili.
Arrivée à Ghinon des envoyés Orléanais. Introduits près du roi, ils lui exposent la situation précaire de leur cité; néanmoins les habitants ont juré de résister jusqu à la dernière e.\tréniité. Charles VU les félicite et leur promet son assistance. Puis il fait appeler le Bâtard d'Orléans et le charge de porter secours à la ville assiégée. Plusieurs seigneurs, hommes de guerre fameux, sont mandiîs près du roi. P. i/i4-i52.
Uetoar des doux envoyés. Ils rendent compte de leur mission. Le receveur montre aux capitaines une bonibarde nouvellement faite et nommée la Bergère. P. i52-i5(5.
Étonnement et fureur de Talbot en apprenant la résistance d'Orléans et la mort de Salisbury. 11 jure de le venger; la ville rebelle sera mise à feu et à sang. Puis il ordonne à son maréchal de tout préparer pour son départ. P. 1.57-1 Go.
Le messager du roi transmet les ordres de son maître au maréchal de Sainte-Sévère, aux sires de Chabannes, de Beuil , de Valpergue . de Chaumont et à La Hire. Tous promettent de se rendre auprès du prince. P. 160-iGG.
Départ de Talbot à la tête de sa troupe. Son arrivée devant Orléans. Les seigneurs et capitaines anglais lui oITrent le commandement, qu'il refuse d'abord et finit par accepter. P. 167-17.5.
Les seigneurs français , mandés par le roi . viennent successivement se mettre à ses ordres. Allocution que le roi leur adresse. 11 les prie d'aller au secours d'Orléans. Tous jiuent de combattre vaillamment les Godons (Anglais), et partent avec le Bâtard d Orléans. P. 175-185.
Leur rencontre avec les Anglais, qui s'efforcent en vain de les empêcher d'entrer dans la ville. P. 185-187.
Délibération des assiégés. La destruction des faubourgs et églises de la rive droite est arrêtée et immédiatement exécutée. P. 187-190.
Conseil tenu par les chefs de l'armée anglaise , qui se plaignent de la lenteur du siège. U est commencé depuis le 1 2' jour d'octobre , et l'on est au 3 janvier! Lord Falconbridge et le bailli d'Evreux émettent l'avis de passer la Loire et d'attaquer la ville sur la rive droite. Talbot approuve cette opinion et assigne la position que chacun occupera. Après quoi, il passe la rivière au droit de Saint-Laurent. P. 190-1 90.
Sortie des assiégés sous la conduite du Bâtard d'Orléans. Combat. Les Français sont rejetés avec perte dans la ville. P. 19G-200.
Talbot , les deux Suffolk et autres chefs se félicitent de leur victoire. On enlève les morts de part et d'autre. P. aoi-2o3.
L'amiral Louis de Culan se met en route pour Orléans. Attaqué par Talbot. mais secouni par les assiégés, il fait son entrée dans la place. Félicitations qu'il reçoit de sa bienvenue. On s'apprête à battre les Tourelles h grand renfort d'artillerie. Coup d'essai de la bombarde In Bergère. P. 2o3-2o8.
Lord Falstaff ordonne à son sénéchal de tout prépai'er pour son départ. Il veut aller se joinche
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nn\ Anglais qui nssiégenl Orléans. Ce renforl est accueilli avec joie parTalbol et ses conijjagnons daniies, qui exposent à FalstafT Tétat des choses et lui demandent son avis. Une attaque génërale aura lieu contre les murs de la \ille. Talbot distribue les postes à cliaciui. Falstaffet Suflblk attaqueront In porte Renart; lord Scales et Lancelot de l'isle, la porte Bannier. Tous acceptent de grand cœur la charge qui leur est confiée . et se promettent le succès. P. 209-219.
Cependant les défenseurs de la ville, ))révenus (pi'ils vont être assaillis, tiennent conseil, l.e maréchal de Sainte-Sévère, Ghabannes et Poton de Snintrailles proposent de prévenir l'ennemi, en faisant une sortie. Theaulde de Valpergue, les sires de Villars. Mathias, di' Guitry, combattent cette opinion. Mieux vaut repousser fennemi du haut des murs. .Néanmoins le premier avis l'emporte. La sortie est ordonnée. Bataille. Les Français ont le dessous. Le Bâtard d'Orléans ordonne la retraite. P. 219-223.
Nouveau conseil tenu par les principaux défenseurs d'Orléans. Le maréchal de Sainte-Sévère pense qu'il faut envoyer vers le roi demander des secours. 11 y a urgence; chaque jour leurs forces s'épuisent. Le Bâtard d'Orléans propose de chargei' de cette mission le sire de Villars et les deux Sainlrailles. Ces choix sont unanimement approuvés. En outre, on décide qu'un héraut sera envoyé aux assiégeants pour flemander une trêve et proposeï' de parlementer. P. i>a3-23a.
Le héraut expose son message à Talbot. Celui-ci consulte ses lieutenants. Les propositions sont acceptées, mais la trêve sera de quatre hem'es seulement. P. 233-a.36.
Ketour du messager. La trêve est trouvée courte par les capitaines français. La Hire, bien qu'il essaye de s'en défendre, suivant l'usage, est choisi ])our aller parlementer avec les Anglais. P. aSy-a/ia.
Geu.x-ci , de lem' côté, choisissent le maréchal Lancelot de llsle. Entrevue des deux parlementaires. Discours de La Hire, qui insiste sur la promesse faite au duc d'Orléans de respecter son domaine. P>éponse de Lancelot. La conférence Huit par des paroles injurieuses prononcées de part et d'autre. P. sila-aSo.
A peine les parlementaires se sont-ils sépai-és, qu'un boulet, parti de la ville, enlève la tête de Lancelot de llsle. Fureur des chefs anglais, cpii crient à la trahison et jurent de. le venger. P. 25o-253.
Les deux Saintrailles et Villars arrivent à Ghinon. \ illars expose au roi l'objet de leur mission. Réponse de Charles. Il olfre un nouveau secours de mille à douze cents gens d'armes, commandés par le sire de Gaucom't, William Stuart, connétable d'Ecosse, et le sire de Verdun. Il se loue de la résistance des Orléanais, en qui il a rais toute sa confiance. Les capitaines prennent congé en protestant de leur dévouement. Ils rentrent dans In \ille assiégée. P. 253-266.
Charles VII, agenouillé devant le Paradis', invoque le secours du Très-Haut. S'il a failli, j il s'humilie, il demande pardon de ses fautes: mais il supplie le Seigneur d'avoir pitié de
' Pour la représenlalion de ce mystère, le tliéàtre ifiraite sui- le reste de la scène, se tenaient Dieu, la
devait être divisé en deux compartiments dans ie sens sainte Vierge , les anges el les saints : c'est ce qu'on
de la hauteur. Dans la partie supérieure , un peu en appelait le Paradis.
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son royaume et de lui-môme. Notre-Dame intercède pour lui. Les Anglais n'ont nul droit en son royaume. Le roi de France est le soutien de la chrétienté. Saint Euverte et saint Aignan joignent leurs prières à celle de In Vierge. Dieu résiste d'abord. Les Français ont attiré sa colère et mérité leur sort par leur conduite impie. Nouvelles supplications, j auxquelles se rend Notre-Seigneur. Charles recouvrera son royaume, mais les Fran-L^ çais n'en auront pas la gloire. C'est une jeune fille qui aura llionneur de délivrer le '; royaume de France. Dieu envoie l'archange Michel pour lui annoncer sa mission. P. a()4- 27a.
Saint Michel annonce à la Pucelle la volonté du Seigneur. Doutes et na'if étonnement de la jeune bergère, qui bientôt se soumet à l'ordre de Dieu. P. -17.3-977.
.ieanne va trouver Baudricourl. capitaine de Vaucouleurs, et lé pris de la conduire au roi. Résistance et objections du capitaine, qui demande deux ou ti-ois jours do réflexion. P. 278-281.
Episode du combat singulier de \erdille et de Gasquet. lionnnes d'armes gascons, de la compagnie de La Hire , contre deux hommes d'armes anglais. Gasquet témoigne à \ erdille le désir de se distinguer par un fait d'armes contre l'ennemi. Verdille l'approuve, et tous deux décident qu'ils enverront défier deux hommes de l'armée anglaise. Le combnl aura lieu la veille du jour de l'an. P. 281-280.
Préalablement ils vont demander l'approbation de leur capitaine. Réprimandes amicales et observations de La Hire. qui finit par céder à leur désir. Son héraut est chargé daller dans le camp anglais porter le défi et prés^ter le gage de bataille : c'est un bijou d'or fin en forme de rossignol. P. 285-397.
Le héraut, arrivé dans le camp ennemi, fait connaître lobjet de sa mission. Talbof demande aux autres chefs ce qu'il faut faire : r Accepter, disent-ils, et rabattre le caquet de ces ffGascons. Ji Simon Morbier, prévôt de Paris, offre de présenter un champion. Sir Rameton fournira l'autre. La joute aura lieu dans la soirée. P. 297-302.
A cette réponse rapportée par le messager. Gasquet et Verdille expriment leur joie et vont s'armer. Sur l'ordre deTalbot. les deux champions anglais en font autant. Détails du combat, auquel assistent les principaux chefs des deux armées. Gasquet tue son adversaire. P. 3o2-3oi.
Talbot propose à ses lieutenants d'envoyer demander à Paris des vivres et des renforts. Lord FalstalT et le bailli d'Évreux sont choisis pour cette expédition. Ils adressent leur requête au prévôt de Paris, qui leur promet un secours de vivres et d'artillerie. Appel aux hommes d'armes publié à Paris. P. 3o5-3i3.
Le Bâtard d'Orléans, informé du départ du convoi, est d'avis qu'on aille l'attaquer, avec le secours du comte de Clermont qui vient d'arriver à Blois. .Jacques de Chabannes, Le Bourg de Bar et Thibaut de Ternies, désignés pour se rendre à Blois, acceptent avec empressement. Ils sont surpris et défaits par un parti ennemi, commandé par John Pôle et lord Scales. Le Bourg de Bar est pris, conduit à Talbot et emprisonné à Marchenoir. P. 3 1 3-3 19.
Guillaume d'.41bret, seigneur d'Orval, et le maréchal de la Fayette viennent se joindre aux défenseurs d'Orléans. En même temps reviennent Chabannes et Thibaut de Termes . qui
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racontent leur déconfiture. Le Bâtard d Orléans décide qu'il ira iai-niême à BInis à la tête dune forte troupe. P. Sig-.BaS.
Arrivé à Blois, il propose l'entreprise au comte de Clermont, qui accepte. Cependant le convoi anglais part sous la conduite de FalstalT. du bailli d'Evreu.\, de sir Th. Banieton et du prévôt de Paris. P. 325-3-27.
La Hire, en labsence du Bâtard d'Orléans, ordonne la marche de la troupe qui doit se porter à la rencontre des ,4nglais. Le comte de Clermont se met en route de son côté. Temps d'arrêt. Le comte envoie un messager dire au.x capitaines partis d'Orléans d'attendre au lendemain qu'il soit prêt à donner la bataille. Energique refus de La Hire. r L'ennemi profitera de ce retard pour se préparer et se parquer derrière les charrettes." 11 est appuyé par l'amiral de Culan. Nouvelle insistance du comte de Clermont. Les Anglais s'enferment dans leur parc. Escarmouche dans le bourg de Rouvray -Saint- Denis. P. 328-33G.
Les Français, conduits par La Hire, auquel se sont joints le Bâtard d'Orléans et le connétable d'Ecosse, assaillent le camp ennemi. \ ive sortie des Anglais. Les Français, ne recevant aucun secours du comte de Clermont, sont défaits et se retirent dans Orléans. Le Bâtard pleure amèrement la perte des guerriers qui ont succombé dans cette affaire : le connétable d'Ecosse et son frère, le seigneur d'Orval. les sires de \erdun. de Châteaubrun. .Tean Chabot. Louis de Rochechouart, la fleur de la noblesse de France! Chacun déplore les conséquences de cette fatale journée. Les morts seront enterrés à Sainte- Croix. P. 336-3i5. ^
De leur côté, les Anglais chantent victoire. Mal en a pris aux Français de vouloir goùtei' de leurs harengs! Talbot accueille avec honneur les chefs du convoi. P. 3i5-35i.
Nouvelle scène dans le ciel. Notre-Dame , saint Euverte et saint Aignan rappellent à Dieu la promesse qu'il leur a faite de secourir les Français, dont les affaires semblent désespérées. Dieu ordonne à Michel de se rendre auprès de la Pucelle. P. 35i-352.
:5aint Michel accomplit son message: f> Que Jeanne aille trouver Baudricourt, elle n'éprourrvera plus de refus, n La Pucelle exécute l'ordre du ciel. Le capitaine se rend de bonne grâce à ses désirs. Il lui procure des habits d'homme et lui donne pour guides Jean de Metz et Bertrand de Poulengy. Pleine de confiance, la jeune inspirée se met en route, emmenant ses deux frères. P. 353-359.
Délibération des défenseurs d'Orléans. La situation empire chaque jour; Le comte de Clermont s'offre pour aller trouver le roi . avec cmq ou six des principaux seigneurs. La Hire . l'amiral de Culan, le sire de Latour. Regnaut de Chartres, se proposent de laccompagner. Le receveur et les bourgeois s'effrayent et se plaignent de voir ainsi dégarnir la ville de deux à trois mille hommes. Une autre proposition est faite par Saintrailles. Il faut aller trouver le duc de Bourgogne et lapitoyer sur le sort d'Orléans, dont le seigneur est son parent. Cet avis est approuvé. Poton et deux bourgeois iront en ambassade auprès du duc Phihppe. P. SSg-Sfiy.
Introduits devant ce prince, les envoyés Orléanais présentent leur requête par l'organe de Poton de Saintrailles. Les Anglais, sans droit, sans raison, ruinent le domaine et veulent détruire la cité du duc d'Orléans, leur prisonnier. Accueil favorable que leur fait le duc
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de Bourgogne. Il ordonne à son héraut d'aller trouver Talbol et le sommer de lever le sie'ge. Si celui-ci refuse, il publiera l'ordre à tous les Bourguignons de (juitter l'armée anglaise. Retour des envoyés. P. GCy-SyS.
Le messager bourguignon dans le camp anglais. Talbot et ses lieutenants se récrient fort contre les prétentions du duc. Ils n'aïu-ont garde de partir avant d'avoir pris la ville. Publication à son de trompette de l'ordre du duc de Bourgogne. Le messager revient rendre compte à son maître de sa mission. P. Syi-Syy.
Arrivée de la Pucelle à Cliinon. Jean de .^bMz annonce sa venue au roi. (Charles, ne sachaul s'il doit la recevoir, consulte ses conseillers. Ils sont d'avis d'inteiroger d'abord les gentilshommes qui l'ont amenée. P. SyS-SSS.
Mandés par le roi , Jean de Metz et Bertrand de Poulengy expliquent pourquoi ils se sont chargés d'amener cette jeune fille. rrElle est si prudente et si sage, elle les a convaincus r-par son beau parler! C'est par miracle qu'ils ont échappé à tous les dangers de la route. -i Le roi décide qu'il la recevra le lendemain. Cependant il consulte encore. L'un des conseillers donne l'idée d'éprouver la jeune lille. L'un d'eux prendra les habits du roi. et celui-ci sera confondu dans la foule des seigneurs. P. SSS-SSg.
l.a Pucelle est introduite. Elle démêle la supercherie et. s'agenouillant devant le roi. lui di! qu'elle est envoyée de Dieu jjour faire lever le siège d'Orléans et le mener sacrer à Reims. Remercîments du roi, qui la congédie avec honneur. P. Sgo-SgS.
.Nouveau conseil où l'on décide que la jeune fille sera conduite à Poitiers, pour y être inlnirogée devant le parlement. P. SgS-Sr)!).
Interrogatoire de Jeanne par quatre présidents du parlement et l'inquisiti'ur de la foi. P. 897-4 06.
Retour à Chinon. Le premier conseiller rend compte au roi de l'impiession favorable que \p jeune fille a faite sur le parlement et les docteurs. Charles VU n'hésite plus à reconnaître la mission divine de la Pucelle, qui lui a révélé un secret connu de lui seul. Il s'occupe de son armure. Sur l'indication donnée par elle, on envoie chercher, à Sainte Catherine de Fierhois, l'épée dont elle se servira. Description de son étendard. P. /!o6-4i-2.
Le messager du roi h Sainte-Catherine de Fierhois. L'épée désignée, avec les cinq croix à l.i garde, est trouvée,. dans un vieux coffre derrière le maitre-autel, et rapportée à Jeanne. En la recevant, elle voudrait déjà partir pour combattre. P. /ii-2-ii5.
Conseil tenu par les généraux anglais, pendant lequel le comte de Suffolk exprime la fantaisie de faire un échange de cadeaiLX avec le Bâtard d'Orléans. Il lui envoie des raisins et des figues. Le général français répond à sa courtoisie en lui envoyant de la panne noire. Cependant une attaque contre la ville est ordonnée par Talbot. Lord Gray ira courir sous les murs d'Orléans et tâchera d'attirer les Français; lord Scales le soutiendra, tandis que Suffolk. FalstalT et le prévôt de Paris se tiendront en embuscade. P. 4i5-'is/i.
Le Bâtard d'Orléans, prévenu de l'assaut qui se prépare, prend ses mesures pour le repousser. Il assigne à chacun son poste. Bataille. Lord Gray est tué par un boulet. Néanmoins les Français, après des pertes sensibles, sont repoussés dans les nnu's de la place. P. ItoJi-ttaQ.
Talbot et ses lieutenants, tout en déplorant la mort de lord Gi-av. se félicitenl de leur vie-
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loire. Au contraire, les Fraurais se plaignent du résultat de la journée. Renaut Guillaume et Vernade sont pris, beaucoup d habitants de la ville ont été tués. Ils ont eu tort de sortir. à la file, hors de leurs nuirailles. P. iay-iSa.
Le roi fait compléter l'équipement de la Pucelle. Il lui remet son épée et les éperons dorés des chevaliers. Puis il lui donne Jean d Aulon pour- écuyer, Louis de Contes pour page, et , pour conduii'e ses gens d'armes , le seigneur de Rais et Ambroise de Loré. Remercîments et protestations de dévouement de la Pucelle, qui prend congé du roi. Prière de Charles pour le succès de son entreprise. P. i32-'i38.
Jeanne d'Arc arrive à Blois. De cette ville, elle fait écrire aux Anglais une lettre où elle leur signiOe de se retirer et de rendre les villes qu'ils ont prises. Elle envoie son héraut porter cette letti-e à Talbot. P. /i38-442.
Surprise de Talbot à la réception de ce message, tril faut que les Français soient bien bas. trdit lord Scales, pour placer leur dernière espérance en cette (ille. n — r- C'est une motrquerie, disent les autres; le héraut sera jeté en prison. n P. 4'4 3-iA6.
Hésitation de ceux qui accompagnent la Pucelle sur la route qu il convient de suivre pour arriver jusqu'à Orléans. Le sire de Rais émet lavis de cheminer par la Sologne (rive gauche), et de passer la Loh'e devant Chécy. Ambroise do Loré approuve ce conseil, qui est mis à exécution. Arrivée à Chécy. P. /iiG-45i.
Le receveur fait part aux défensem's d'Orléans de la nouvelle qu'il a icrue de l'airiN ée de la Pucelle. avec un convoi de vivres et d'artillerie. Chacun s'en réjouit. On décide qu on ira au-devant d'elle jusqu'à Chécy. Le Bâtard d'Orléans donne le signal et l'exemple du départ. Echange de compliments. La Pucelle témoigne son impatience d arriver à Orléans . mais on l'engage à attendre jusqu'au soir. P. i5i-i56.
Entrée de la Pucelle à Orléans à la lueur des torches. Elle remercie de laccueil qui lui est fait. Cependant elle s'inquiète du sort de son messager. A sa demande, le Bâtard d'Orléans envoie deux hérauts à Talbot réclamer le messager de la Pucelle. Sur la menace de représailles contre les prisonniers anglais qui sont à Orléans, et non sans force injures contre Jeanne, Talbot se décide à rendre le messager. P. ^56-664.
Allocution adressée parla Pucelle. du haut du boulevard de la Belle-Croix, aux chefs anglais qui gardent les Tourelles. Lord Glasdale, Falconbridge , Molyns , lui répondent par les plus grossières insultes. Même tentative auprès de Talbot et de ses lieutenants, campés de l'autre côté de la Loire. Elle a le même succès. Jeanne irritée prédit leur défaite et leur mort à Glasdale et à Talljot. P. iôi-iya.
La Pucelle témoigne le désir d'attaquer la bastille de Saint-Loup. Elle encourage nominativement chaque capitaine et forme le plan d'attaque. Prise de cette bastille. P. 'lyS- ijO.
Conseil tenu par les principaux défenseurs de la ville. Jeanne opine la première. Elle e>t d avis de passer la Loire pom' aller attaquer les Augustins et les Tourelles. Le Bâtard d'Orléans s'en rapporte à elle et promet de la suivre. Toutefois, quelques capitaines, Alain Ciron. James du Tillay, de Chailly, Kennedv. élèvent des objections fondées sur la dilliculté de l'entreprise. Gaucourt répond qu il faut passeï' outre sans s'arrêter aux hiconvénienls signalés. Sous l'étendard de la Pucelle. chacun d'eux en vaut mieux que cent. Mllars et La Hire l'appuient. L'expédition aura lieu. P. li-jd-USi.
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Talbot et les siens sont furieux de l'avantage remporté par les Français à Saint-Loup. C'est .leanne qui en est cause. Horribles menaces qu'ils profèrent contre elle. De leur côté. Giasdale et ses compagnons font entendre les mêmes plaintes, lis songent à se défendri' vigoureusement dans les Tourelles. Deux arches du pont seront rompues et l'espace vide caché par des fascines (palissouis). Le bailli de Mantes se charge de diriger ce travail. P. /i 8 3-488.
iXolre-Dame. saint Euverte et saint Aignan prient le Seigneur de venir en aide à la Pucelle et aux Orléanais. Dieu répond que telle est son intention. La Pucelle accomplira son œuvre, et par elle Charles recouvi'era son royaume. Il envoie saint Aignan et saint Euverte pour la protéger et garder Orléans. Les deux saints partent joyeux pour exécuter cel ordre. P. i88-/i9o.
La Pucelle, s'adressant aux capitaines français, dit qui! est temps de passer la Loiie el (1 attaquer les Anglais à Saint-Jean-le-Blanc. Le Bâtard d Orléans . La Hire el le seigneur de Gravilie répondent qu'ils sont prêts à la suivre, eux et leurs gens. Passage de la Loire et attaque de Saint-Jean-le-Blanc. Les Anglais résistent en vain, ils sont forcés dans les .Augustins et repoussés derrière le boulevard des Tourelles. P. igs-igy.
La Pucelle se félicite du résultat de la joiu-née du () mai. Mais elle ne veut pas s'en tenir là. Elle campera devant le fort pour l'attaquer le lendemain. La plupart des capitaines essayent de combattre cette résolution. Les Tourelles sont trop fortes el trop bien gardées. Jeanne répond que leurs opinions sont bonnes en apparence, mais que le sort des batailles dépend surtout de Dieu. Celui-là en vaut dix à qui il veut donner la victoire. Le projet d'attaque est maintenu. P. 697-602.
Giasdale et les Anglais qui tiennent les Tourelles s'efl'rayent et s'irritent des exploits de la Pucelle. " Ce n'est pas une lille . c'est un diable 1 -^ Tous leurs efforts doivent se réunir pour s'emparer d'elle. Ils vont être attacpiés , mais ils ont lavantage de la position. De leur côté . Talbot et ses lieutenants tiennent les mêmes propos sur le compte de l'héroine. Ils délibèrent s ils doivent secourir les Tom-elles. mais ils se rassurent en songeant au nombre et à In valeur de ceux qui défendent ce fort. P. 5o2-5o8.
Le lendemain matin. 7' jour de mai. la Pucelle harangue les capitaines français et engage chacun d'eux ;i bien faire son devoir. Qu ils chassent les Anglais de leur héritage et délivrent le roi Charles de ces anciens ennemis qui veulent lui ravir son royaume. Il sera sacré bientôt , mais non tant qu'un seul Anglais restera devant Orléans. L'assaut est donné. La Pucelle est blessée. Le Bâtard d'Orléans l'engage à se retirer du combat. La Hire . Sainte-Sévère , Saintrailles , lui reprochent de trop s'exposer. Que deviendrait l'armée sans elle"? D'ailleurs, la plupart sont d'avis de ne pas recommencer l'assaut ; mais Jeanne les supplie de ne pas se décourager. P. 5o8-5ii.
Elle ordonne à son écuyer. Jean de Metz, de la prévenir quand la pointe de son étendard touchera le mur des Tourelles . et se retire pour prier. Nouvelle scène dans le Paradis. Dieu envoie saint Michel ranimer la ronliance de la jeune fille et lui promettre la victoire. P. .5ii-5i8.
Sur l'avis que la queue de son étendard touche la nuu'aille. l'héroïne engage les capitaines à recommencer l'assaut. Quelques-uns font des objections; mais Poton de Saintrailles. le
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Ijai'on de Coiilonces et le Bàlaicl d'Orléans lui donnent l'assurance qu'ils sont disposés à la suivre partout. Aouvelle attaque et prise des Tourelles. Glasdale et plusieurs autres chefs
" anglais sont noyés dans la Loire. P. 5 1 8-5 a 3.
Discours de la Pucelle. qui se félicite de la victoire et rend grâce à Dieu et à la vierge Marie pour avoir l'ait triompher les armes françaises. Les chefs qui ont secondé Jeanne lui atti'ibuenl l'honneur de cette conquête inespérée. L'armée rentre à Orléans. Le receveur et les hourgeois viennent au-devant de leur libératrice et lin adressent leurs remercîraents. Réjouissances générales. P. 5â.3-53o.
Fureur et plaintes de Talbot. Il déplore amèrement les pertes que l'Angleterre a faites dans la personne de Glasdale et de ses vaillants compagnons. Il jure de renoncer à la chevalerie, s'il n'exerce de terribles représailles contre la Pucelle et les Français. Le duc de Bedfort. le comte de Somerset et autres seigneurs cherchent à le réconforter. La fortune des coiiibats est incertaine. Les lamentations ne remédient à rien. Un conseil de tous les princes et capitaines décidera f{uel parti reste à prendre. Sur l'ordre de Talbot, im messager va convoquer plusieurs chefs anglais, entre autres Robin Héron et lord Falstafl'. P. 53o-5io.
Le conseil s'ouvre par un discours du général de l'armée anglaise. Il revient sur la prise des Toiuelles. Il se fiait au nombre et au courage éprouvé des défenseurs du fort ; sans cela , il seiait allé en personne les secourir. Le comte de Somerset émet le premier l'avis de lever le siège. Cette opinion est appuyée par le comte de Suiïolk. John Pôle. Hungerfonl et, en général, par tous les assistants. La retraite est résolue. P. olto-b'tH.
Cependant, à Orléans, le faiseur de guet vient prévenir la Pucelle des allées et venues qu il it observées, pendant la nuit, dans le camp ennemi. Celle-ci prie le Bâtard d Orléans, qui est venu pour avoir des nouvelles de sa blessure, de fah'e sonneries trompettes et assembler les troupes. Les chefs réunis , la délibération commence. Tous les renseignements s'accordent sur ce point que les Anglais font lem-s préparatifs de départ. Les laissera-t-on partir sans leur barrer le passage? Les sires de Graville, de Rais, etc. ne sont pas de cet avis. ffCe serait une honte, dit le brave La Hire, de les laisser aller sans coup férir l- IVéanmoins la Pucelle pense qu'en l'honneur du dimanche on ne doit pas les assaillir, s'ils n'attaquent pas les premiers. On devra seulement sortir de la ville en ordre de bataille. Départ de l'armée anglaise. P. 5i8-55G.
Au l'etour des troupes hançaises, le receveiu' et les bourgeois d'Orléans témoignent leur leconnaissance à la Pucelle qui les a délivrés de ce long siège. Réponse de Jeanne : rr(j'est ttDieu qui a tout fait et a eu pitié d'eux. Qu'ils en gardent à jamais mémoire!- Quant à elle, avant de partir pour aller trouver le roi. elle les remercie de l'accueil qu'ils lui ont fait. Puis, s'adressant aux hommes de guerre, elle prend gracieusement congé d'eux, et désigne, pour l'accompagner, le baron de CoiJonces et le sire de Rais. Tous se mettent à ses ordres, qu'il l'aille rester ou la suivre. P. SSô-SGy.
Entrevue de Charles VII et de la Pucelle. Le prince la remercie et la félicite de ses hauts faits.
Jeanne lui rend conqite du siège d'Orléans, dont les habitants ont grandement l'ait leui'
devoir. Elle le prie ensuite de vouloir bien se préparer au voyage de Reims. Le roi
lui présente le duc d'Alençon, qui désormais marchera de compagnie avec elle. P. 568-
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Discoui's de Charles aux seigiicufj de sa cour. Il rappelle les évënenients qui vieniieiil de s'accomplir et les services que lui a rendus cette jeune lillo envoyée du ciel. Maintenant elle veut le mener à Reims. Que doit-il faire? Le duc d'AIençon répond que le roi <loit se confier à elle. Mais, avant de partir pour Reims, il faut déloger les Anglais des ville> qu'ils occupent sur les bords de la Loire. Il ollre d'y aller avec Jeanne. Le sire de Rais el le baron de Coulonces sont du même avis. La Pucelle est rappelée. Le roi lui fait connaître le projet qui vient d'être approuvé. L'héroïne semploieia de grand cœur à l'exécution de ce plan, de concert avec le duc d'AIençon. P. ôyS-SSG.
Le duc et la Pucelle prennent congé du roi. Retour à Orléans. Joie des habitants en revoyant leur libératrice. Le Râtard d'Orléans, le duc d'AIençon et les autres chefs, délibérant sur ce qu'il faut entreprendi-e. veulent connaître l'avis de la Pucelle. Elle propose de marcher sur Jargeau. A l'unanimité, les capitaines approuvent cette résolution. Jeanne, après a\oir recommandé d'amener une partie de l'artillei'ie et particulièrement la bombarde la Bergère, indique le départ pour le lendemain matin. P. 086-598.
Cependant un héraut anglais va prévenir le comte de Suffolk et ses frères, Jean et Alexandre . qui commandent à Jargeau . que les Français, la Pucelle à leur tête, se dirigent vers cette ville. Ceux-ci s'en in(juiètent : cette jeune tille leur a déjà fait bien du mal: ils la croyaient retournée dans son village. Ils ordonnent tout pour une vigoureuse résistance. P. Sp'*t)o8.
Harangue de la Pucelle aux capitaines avant de partir pour Jargeau. Elle règle l'ordûnnance de l'armée et assigne à chacun son poste. Les plus grands seignem-s. le duc d'AIençon, le comte de Vendôme, tous enfin, jurent de la suivre et de lui obéir. L'arrivée de l armée française est signalée aux commandants de la garnison de Jargeau. Ariivée devant cette ville. Premier assaut infmctueiix. P. 608-616.
Le bruit se répand parmi les assiégeants que Jargeau va être secouru par Talbot et lord Falstaff, partis de Paris à la tète d'ime grosse troupe. Dans le conseil des chefs, on propose de lever le siège. Le duc d'AIençon et le Râtard d'Orléans désirent savoir ce qu'en pense la Pucelle. Jeanne prend la parole pour les engager à pei-sévérer. Interpellant dii-ectement La Hire : r Doit-on, dit-elle, se décourager après un seul assaut? Ce sérail encourir un gi-and reproche.^ La Hire jure qu'il restera tant qu'elle voudra et lui obéira jusqu'à la mort. Les autres suivent son e.xemple. Le siège sera continué. Jeanne les remercie et exalte leur courage par un nouveau discours. P. 616-6-26.
Le comte de Suffolk. s'adressant à ses frères et à ses lieutenants, les engage à ne pas désespérer et à faire bonne contenance. L'assaut a été meurtrier, mais . en résultat . défavorable aux Français. Jolin et Alexandre Pôle abondent dans son sens. C'est surtout à Jeanne qu'ils en veulent, et ils se promettent de ne pas la ménager, si elle vient à portée de leurs coups. Préparatifs de défense. P. 6a6-63i.
Nouvel assaut. Une pierre énorme est lancée sur la Pucelle. et rr chacun doit la voir chou- sur sa téte.t dit l'auteiu-. Les seigneurs français, effrayés, accourent près de la jeune tille qu'ils trouvent assise contre la muraille. Heureusement, la pierre, qui devait la tuer, s est brisée en mille miettes. Mais ils en prennent occasion poiu- proposer la retraite. Nouveaux efforts de la Pucelle pour les retenir. Enfin l'artillerie, dirigée, suivant son conseil.
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contre la tour principale, fait une i)ièche par laquelle les Français entrent dans Jargeau. P. 63 1-03(5.
I.e comte de SuJTolk et ses deux frères, John et Alexandre, essayent de se sauver par le puni. .Alexandre, le plus jeune, est tué par Guillaume Renaut. Celui-ci rejoint ensuite le conile el le sonniie de se rendre. Sufl'olk n'y consent qu'après avoir ainu' chevalier son adversau'e. Après quoi Guillnume Renaul songe à mettre son prisonnier en sûreté. P. ()3G-6i3.
Ilnrano-ue de la Pucelle, (pu rend grâce à Dieu de la prise de Jargeau. Le duc d'Alençon propose d'en donner la garde à Thudual de kermoisan. Celui-ci, par modestie, se défend d'accepter cette charge, mais en vain; le clioLx est conlirmé. Retour à Orléans. Coni])liinents adressés à l'héroïne par le receveur et les bourgeois. P. tVi3-(J.5o.
Un messager vient amioncer à Talbot et aux généraux anglais la iléfaite de lems aimes devant Jargeau. Nouvelle occasion poui' Talbot d'e.xlialer sa rage. Les lords Scales et Falstall s'elî'orcent de le calmer. Ils iront à la rencontre des Français et trouveront bien le nioMi>>nl de prendre leur revanche. P. 651-667.
I.a Pucelle envoie im messager au l'oi pour lui annoncer la prise de Jargeau, et le prier de se rendi-e h Orléans. En attendant, elle propose d'aller assiéger Beaugency, en passant ]iar Meung. Le moment est favorable. De nouveaux seigneurs sont venus rejoindre l'armée ; ce sont les deux sires de Laval, les sires de Chaumigny et de la Tour d'Auvergne. La volonté de Dieu est visiblement que les Anglais soient chassés du royaume. Tous les chefs répètent l'im après l'autre qu'ils agiront suivant son désir. P: 667-677.
Le message de la Pucelle est transmis au roi. Réponse du roi. Sur la demande expresse du duc d'Alençon, la Pucelle indique dans quel ordre l'armée marchera sur Beaugency. P. 677-687.
La guette du château de Meung signale au capitaine Rongefort (Huugerford?) l'arrivée des Français. Prise de la bastille élevée devant le pont de Meung. La Pucelle pense que, sans s'arrêter devant la ville, il faut marcher sur Beaugency. Beaugency pris, on aura Meung quand on voudra. Approbation unanime. On décide qu'on partira le lendemain à la pointe du joiu'. P. 687-696.
Lamentations du ca[iitaine de Beaugency. Naguère il suflisait de dix Anglais pour déconfire cent Français. Malédiction sur la Pucelle qui a fait changer la face des choses! Il s'ellraye du sort réservé à ceux qui sont dans la place. Lord Scales l'invite à ne pas se monirer si effrayé. Le prévôt de Paris donne l'idée d'un moyen de défense. Près de la porte du poni se trouvent beaucoup de caves ou citernes. Il faut y faire cacher une troupe d'hommes résolus. Quand les Français seront engagés dans la ville, l'embuscade sortira et leur coupera la retraite. Ce plan est approuvé, et l'exécution en est confiée au sénéchal de Beaugency. P. 696-704.
Long monologue du comte de Richemont, qui, considérant les grands événements qui viennent de s accomplir, déplore son inaction. Le roi est irrité contre lui à cause de la mort du sire de Giac. Néanmoins il est connétable de France; il se rendra à l'année et priera la Pucelle d'intercéder pour lui. Il ordonne à son sénéchal de faire préparer ses hommes à se mettre en campagne. P. 706-708.
Jeanne fait sonner les trompettes dans le camp français, ir L'aube parait, dit-elle aux capi-
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tailles, c'est le moment propice; ceux qui ont lait le jjuel toute la nuit se laissent aller au sommeil. i Départ pour Beaugeney. Combat. Retraite des .\ngiais dans le château. P. 708-71 a.
En vue de Beaugency. Riclieraont envoie un messager pour annoncer son arrivée. Entrevue (lu connétable et de la Pucelle. Celui-ci la |)rie de faire sa paix avec le roi. Alençon et Vendôme appuient sa requête, .leanne promel <le s'y employer de bon cœur. Mais il l'aul songer à en finir avec Beaugency. Les troupes sont rassemblées, Alençon et Richenionf d'un côté, la Pucelle de l'autre : le tout l'orme une grosse armée. P. 712-733.
Le bailli d'Évi'eux, apparaissant à une fenêtre du château de Beaugency. demande à parlementer. Les Anglais rendront' le château à condition qu'ils auront la vie sauve et la faculté d'emporter lem's biens. Le duc d'Alençon lui répond qu'il va soumettre ses propositions à la Pucelle et aux autres chefs de l'armée. P. -j-iS-jûj.
Le duc expose à la Pucelle et au conseil des seigneurs les propositions du général anglais. ■rQu'on leur accorde la vie, mais sans rien leur laisser emporter qu'un bâton blanc an poing. 51 C'est l'avis du plus grand nombre, entre autres, du comte de Vendôme, du Bâtard d'Orléans, d'Alençon, de Graville, de Poton, etc. Quelques autres pensent qu'il ne faut pas leur accorder merci. Après quoi, la Pucelle résume les opinions et fait connaître la sienne. Elle est pour des conditions plus douces. Les Anglais auront la vie sauve et sortiront avec leurs bagages et leurs chevaux sellés, mais ils ne pourront rien emporter de ])lns qui excède la valeur d'un marc d'argent. P. 797-788.
Le duc d'Alençon porte ces conditions au bailli d'Evreux, qui, après quelques observations. les accepte. Les Anglais quittent le château et défilent deux jiar deux, leurs salades en main, devant l'armée française. P. 738-7'i5.
Pendant que les Français chantent victoire, le bailli d'Evreux gémit d'une capitulation qui va le couvrir de honte. Sir Rameton lui répond qu'ils n'étaient pas en force pour résister. Sur l'avis de Simon Morbier, ils se replient sur Meung. P. 760-750.
Arrivés devant cette place, ils conseillent d'abandonner une position qui n'est pas tenidile. et de se diriger, à travers la Beauce , sur Janville , oîi ils rejoindront Talbot. Un messager envoyé à la rencontre du général anglais lui ap|)rend la reddition de Beaugency. P. 750-755.
Réunion des deux corps d'armée anglais. Talbot reproche aux défenseurs de Beaugency de n'avoir jias tenu deux ou trois jours de plus, l\ arrivait à leur secours. Mais le mal est fait . il n'en faut plus parler. Les autres capitaines promettent de prendre leur revanche dans une bataille rangée. Ils marchent sur Janville. P. 755-760.
La Pucelle, instruite de la retraite de l'ennemi sur Janville, annonce l'intention de les poursuivre. Conseil. La Hire et Poton appuient chaudement le projet d'attaque. Il ne laut pas leur laisser le temps de s'enfermer dans les murs d'une place forte. Cette opinion est généralement approuvée. Jeanne envoie La Hire reconnaître et inquiéter 1 ennemi. La Pucelle, sur l'avis du capitaine, se porte en avant et aperçoit les Anglais répandus dans la plaine, non loin de Palay. P. 760-768.
Cependant les Anglais, en voyant approcher l'armée française, s'encouragent à faire bonne contenance. Les Français sont plus de huit mille , sans doute . mais ils étaient dix contre
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un à la Journée des harengs, ce qui ne ies a pas empêchés d'être batius. Bientôt la mêlée commence. La défaite des Anglais est complète. Talhot. lord Scales, sir Hungerford. sont faits prisonniers. P. 768-77;!.
La Pucelle se félicite avec les seigneurs et capitaines français de cette victoire signalée. Il sera à jamais mémoire de la bataille de Patay. Grâces en soient rendues hautement à Dieu et à sa Mère! Retour à Orléans avec les prisonniers. P. 773-776.
Les bourgeois d'Orléans témoignent leur joie de la nouvelle victoire dont le bruit leur arrive. Ils se préparent à recevoir dignement les \ainqueuis. Entrée de la Pucelle et de ses compagnons à Orléans . aux cris mille fois répétés de Noël ! Noël ! Le receveur de la ville adresse à la Pucelle et au.\ seigneurs un discom's de félicitations et d'actions de grâces. La pièce se termine par une liaiangue de .leanne. Elle engage les seigneurs et capitaines à se rendre avec elle près du roi à Sully-sur-Loire, pour de là le conduire à Reims. Elle remercie les [t crcitoyens de la bonne cité-' de ce qu'ils ont fait pour elle et pour ses compagnons . et leur recommande de célébrer par des processions la délivrance de leur ))avs. P. 'J'J'/-'/^''-
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