‹ Le mistère du Siège d'Orléans, publié pour la première fois d'après le manuscrit unique conservé à la Bibliothèque du VaticanChapitre 66 sur 158 · MONSEIGNEUR LOYS DE CULAN · texte numérisé non relu

MONSEIGNEUR LOYS DE CULAN

Vous congnoissez assez Anglois, ■ 6210

Y ne vous en fault jà riens dire.

Nous vous prions, allez les voir;

Y n'est point de nacion pire

Et sont tousjours prest de mesdire;

En eulx nui ne se doit fyer. 6g 1 5

LA HIRE

y en feray qui devra suflire; A Dieu jusques au retourner.

Lors icy y a pause. — Et doit avoir ung niessagicr qui ))Ortora son jfuiflo?i devant luy. Puis dit

TALLEBOT.

Çà, messeigneurs, y fault pencer Qui yra devers les François,

Diligemment s'en advencer. C220

D'eures n'avez que deux ou trois, F* 103 \°. Et, pour abréger, je congnois

Messire Lancelot de Lisle.

Quant à moy, lui demie ma vois; 11 est suÛisant et habille. C225

FASTOT.

Le cas requiert selerité;

Puisque promis vous leur avez

De par vostre auctorité,

Pour donques faire le devez.

Leur fut accordé, vous savez, '^ CaSo

Trêve par vous leur fut promise;

Si la fault dont parachever.'

Puisque ainsi l'avez premise.

D'ESCALLES.

C'est raison : y fault ainsi faire.

Et envoyer diligemment " . 6235

Ung prince de très noble affaire,

LE MISTERE DU SIEGE D'ORLEANS. '2/i3

Qui ait sens et entendement, Pour ouyr et savoir comment ; Que il ont trêves demandées,

Et aussi voluntairement ' eaio

Vous les leur avez accordées.

Messire Lancelot de Lisle, A luy, je luy donne ma vois; ' ■ '> En tel cas y scet le stille ' • - ' ■ ' ■ Autant que je saiche pour voir. 6a45

F° i56 1". Et en rapportera tout le voir

De tout leur allegacion, Et bien scay que y fera devoir Pour en faire relacion. '

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