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SENTIMENTS DE MÉCHANCETÉ

L'esprit et la raison s'évanouissent et sont remplacés par un aveugle transport qui fait de l'être ainsi dégradé une sorte de bête féroce.

Tureur.

A côté de la colère se dresse la iureur, qui est, elle aussi, une aliénation momentanée, mêlée de violences et d'emportements. Au point de vue pathologique, la fureur est un symptôme commun à plusieurs sortes de délires ; ils consistent en ce que le malade qui en est affecté se porte avec violence à des excès semblables aux effets d'une forte colère et qui tiennent aussi de la rage et de la folie.

Toutes les attitudes, qui peignent la colère, traduisent, en les exaspérant encore, la fureur.

Haine.

La haine est un sentiment qui pousse à fuir, à repousser ce qui en est l'objet, ou même à l'attaquer pour le détruire.

Bien que nous l'ayons placée dans les

sentiments passifs, comme la colère et la fureur, elle est un sentiment essentiellement actif, ce qui justifie notre classement et le point de vue adverse qui place ces trois passions en antagonisme avec les sentiments de bonté .

La haine est un sentiment actif, car elle ne peut exister que dans une âme sortie de la passivité.

La haine est intéressée ou désintéressée — celle-ci, a pour objet Terreur ou le mensonge, le mal moral, le laid; celle-là, tout ce qui s'oppose au bien-être d'autrui ou qui blesse ce qu'il estime son intérêt.

La haine se traduit suivant le cas par une attitude franchement agressive où le fiel du regard peint le sentiment , soit par des dehors hypocrites.

La colère, la fureur et la haine sont traduites plus parfaitement par les hommes, parce qu'elles sont exprimées avec plus de force et de puissance que par les modèles féminins. Chez l'enfant, les sentiments de colère se traduisent par des larmes, et la haine ne dépasse pas les bornes du mépris.

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