XXIV - BIBLIOGRAPHIE
licisme ne peut périr; le catholicisme ne peut rester tel qu!il est » (lettre du 20 avril 1884). D'après Miss Petre {Modernism, p. 225), ce serait « l'esquisse préliminaire d'un ouvrage plus étendu ». Celui-ci ne dépasse pas le niveau d'une ébauche des plus superficielles, où l'historien n'a guère à profiter.
3° Chez les mod^rijistes
Schnitzer, J., Der katholische Modernismus, dans Zeitschrift fiir Politik, 1912, t. V, p. 1-218.
Publication signalée d'avance comme une « remarquable étude » dans Revue moderniste intern., 1911, t. ii, p. 425-426^ et tout spécialement recensée plus tard [ihid., 1912, t. lu, p. 6- 23). Valiiable, in particular, as a study of German modernism, précise Miss Petre (Modernism, p. 232). Au grand regret de ses amis, ce vaste article ne semble pas avoir jamais été tiré- ' à part.
Sous le même titre — ce qui autorise de trop fréquentes confusions — M. Schnitzer a également publié un petit livre de propagande (dans la collection : Die Klassiker der Religion^ dirigée par G. PfanmûUer, t. m, Berlin-Schôneberg, 1912), qui se compose d'une courte introduction (p. 1-23) oii est résumé le précédent, suivie d'une collection d'extraits empruntés aux divers auteurs, allemands, français, italiens ou anglais, qu'il plaît à M. Schnitzer de regarder comme « modernistes »,. mais qui sont loin de l'être tous en réalité ni de la même manière. Ce dernier opuscule a été dénonmié par ses admirateurs le « bréviaire du modernisme » '{Neue Jahrhundert, 1913, t. v, p. 193-194). L'un et l'autre sont des plaidoyers en faveur du « modernisme » au sens allemand, c'est-à-dire pris comme synonyme de liberté scientifique et d'esprit anti-ultramontain,
N. B. — On ne citera jamais que le premier de ces travaux, qui annule pratiquement le second.
Petre, M.-D., Modernism. Its failure and its fruits, Londres, 1918,
" Composé et imprimé dès 1914, l'ouvrage fut retardé par la guerre. Il semble que l'auteur se soit d'abord proposé d'écrire une « histoire du modernisme » (voir Fr. von Hûgel, Selected lelters, p. 206 et 247). Bien qu'il contienne un certain nombre de textes et de renseignements ou d'appréciations, il se présente plutôt (p. 4) comme une « étude » sur le modernisme. Non pas que ce« petit livre » ait « pour objet » de (c ressusciter »■ cette « vieille hérésie »; « mais c'est la plus belle, la plus bienveillante, peut-être aussi la plus juste oraison funèbre qu'il fût possible d'en écrire. » A. Loisy, dans Revue d'hist. et de litt. relig., 1920, nouv. sér., t. vi, p. 585. ^ -
Depuis, Miss Petre a eu l'occasion d'écrire sur deux de ses: héros préférés : « Von Hûgel a été sûrement un saint, mai»