B. Holland, introduction à Selected letters^ p. 33-34
G. Tyrrell ^ et, par concomitance, de Miss Maud Petre, la Philothée de celui-ci : il devait toujours rester l'ami de l'un et de l'autre. Chez nous, non seulement il voyait volontiers MM. Blondel, Laberthonnière et Btemond ^, mais il entretenait une correspondance des plus assidues, non encore publiée, avec M. Loisy, dont les travaux l'avaient initié à l'exégèse, et Mgr Mignot^. En Italie, il était l'intime du P. Semeria, pour lequel il professait une franche admiration*. Au cours de ses villégiatures à Rome, il y tenait un salon où se rencontraient les prêtres et laïques épris de progrès religieux. Sa réputation personnelle, servie par l'éclat de son nom et de sa haute naissance, contribuait à lui ouvrir l'accès des grands journaux anglais et italiens aussi bien que les cercles officiels de la Curie.
Ce commerce épistolaire et social tournait autour des questions religieuses et ecclésiastiques. Son âge, sa vaste culture, le rayonnement de sa vie intérieure permettaient au baron d'y prendre position de dirigeant. C'est ainsi qu'il révélait à G. Tyrrell la philosophie française de l'immanence ^ et qu'il mettait M. Loisy, pour reconnaître ce qu'il lui devait •sur le terrain biblique, en contact avec l'œuvre de Newman ®. En tout cela, il poursuivait un programme, une mission :
Nous avons à vivre et à créer non une chose simple : la science «incère, mais un chose complexe, coûteuse mais consolante... : la science sincère en et avec une religion profonde et historique, «n et avec un catholicisme vivant parce que toujours renouvelé «t réexpérimenté '.