CHAPITRE SIXIEME
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trouvant celui de la vérité ! Que de prêtres s'y sont retrempés dans l'esprit sacerdotal, dans l'amour de l'Église et du Pape, et sont retournés à leur labeur, fortifiés par des conversations qui avaient élargi devant eux les horizons de la pensée et imprimé une nouvelle direction à leurs études i ! »
A la mort de son fondateur, en 18^5, la jeune Congrégation de France possédait les abbayes de Saint-Pierre de Solesmes, diocèse du Mans, de Saint-Martin de Ligugé, diocèse de Poitiers, le prieuré de Sainte-^Marie-Madeleine de Marseille, érigé depuis en abbaye, et le monastère des moniales de Sainte-Cécile de Solesmes. Depuis lors, les moines expulsés de Ligugé ont restauré l'ancien monastère de Santo-Domingo de Silos sur les montagnes de la vieille Castille ; Solesmes a rétabli la vie bénédictine dans le vénérable sanctuaire de Glanfeuil que saint INIaur avait lui-même fondé et gouverné suivant la règle de saint Benoit, son père et son maître;
1 Ms' Pie, Éloge funèbre de D. Guéranger.
Saint-Pierre et Sainte-Cécile de Solesmes ont envoyé un double essaim à Yisque, diocèse d'Arias, au sein de cette ]Morinie qui fut si féconde jadis pour la vie monastique.
Les disciples de Dom Guéranger ne sont pas les seuls moines noirs qui existent en France. Le Père Muard a fondé, au milieu des forêts du Morvan, le monastère de la Pierre-qui-Yire. Ses moines se sont unis à la Congrégation italienne qui a son centre à Subiaco. Ils ajoutent l'exercice de l'apostolat à la pratique plus littérale de la Règle de saint Benoît. Fondés en i85o, ils étaient installés avant 1880 à la Pierre-qui-Yire, à Saint Benoît-sur-Loire, près du corps du saint Patriarche, à Béthizy-Saint-Pierre, diocèse de Beauvais, à Saint-Pierre de Canon, diocèse d'Aix, (ce monastère a été depuis transféré dans le diocèse d'Albi, à Dourgne; des moniales se sont réunies non loin du monastère) ; à Belloc, diocèse de Bayonne, érigé depuis en abbaye.