‹ Le moine Guibert et son temps (1053-1124)Chapitre 10 sur 64 · INTRODUCTION. XXIII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXIII

nètre chaque jour de sa vie et chaque page (le ses écrits, dont il n'a voulu faire qu'une glorification du Dieu de miséricorde et de bonté. Sa foi ne l'aveugle pas : il sait juger ses semblables, clercs ou laïcs, il déplore souvent les imperfections, les vices même de l'Église, sentant que le bon chrétien doit chercher à réformer ce qu'il y a de mauvais et non à cacher les taches et les souillures.

Confiant dans la sagesse du Créateur qui sait faire de grandes choses avec de petits moyens et des hommes imparfaits, il est indulgent et se trouve lui-même trop indigne pour se permettre de condamner autrui.

N'est-ce point assez pour nous intéresser à ce moine et pour tenter de ressusciter cette curieuse figure? 11 nous a laissé, pour juger son àme, ses contemporains.

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