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2. Id., VIII, 1). Il roprocho à Foucher «l'avoir admis un prt'k'ndu iniracli'.
2?0 LtlEUVRE DE GUIBERT.
Ailleurs, il reconnaît qu'il a lu quelque texte concernant Pelage, sans se rappeler dans quel livre '.
Ses lectures et ses conversations lui ont donc donné une base solide, un fond de connaissances qu'il pourra utiliser. Pour les mettre en œuvre avec profit, il devra non seulement rapporter les faits qu'il connaît, mais les critiquer; non seulement raconter les événements et peindre les personnages, mais les juger ; en un mot, il faut qu'il ait cette méthode historique, sans laquelle il ne sera qu'un compilateur et non un historien.
Sa méthode sera fort simple : un livre a été écrit sur la croisade, Guibert le trouve imparfait. Cependant il ne refera pas un
i. Gesta, I, 2.
ouvrage tout différent. Malgré leurs défauts, les Gesta sont vrais dans leur ensemble, « des témoins oculaires le lui ont affirmé ». Il reprendra donc cette œuvre imparfaite en la corrigeant d'après les témoignages nouveaux. Ceux-ci lui ont apporté sur l'Orient des lumières qui ont manqué à l'Anonyme. « Les nombreuses différences que l'on trouve entre mon rapport et i^eux de l'auteur qui a écrit avant moi, dit-il, je les ai puisées dans les relations des hommes qui ont assisté à cette guerre. » Il a « souvent comparé » leurs récits, il « s'est assuré des discordances* », il y a « ajouté » ce qu'il a appris de nouveau. Nous avons déjà parlé de ses additions; ses corrections portent sur des interprétations nouvelles de certains faits qu'il cherche à mieux expliquer que ne l'avait fait l'Anonyme, soit grâce à des témoignages oraux',