‹ Le mois de Jeanne d'ArcChapitre 63 sur 79 · VŒU FINAL · texte numérisé non relu

VŒU FINAL

Il faut qu'en un temps prochain, ce soit rhabitude, dans les écoles, de lire et commenter au mois de mai des dépositions du Procès de réhabilitation ou des interrogatoires du Procès de condamnation, procès où Sainte-Beuve, les chefs du positivisme et Févêquc Freppel s'accordent à voir « une histoire dont, le vrai tout simple est au-dessus de toute histoire » ; « le document incomparable que toute bibliothèque scolaire devrait posséder » ; « une vie de Jeanne d'Arc qu'on ne peut pas refaire et qui défie V éloquence par son . inimitable originalité. »

Il faut qu'en un temps prochain, la France

ail, sons TinvocalioD de Jeanne d'Arc, sa fête nationale du patriotisme, évoqaant tontes nos gloires à côté de notre plus grande gloire, et unissant tous les partis dans une bienfaisante communion d*enthousiasme.

Que les 252 (parmi lesquels les trois présidents d*aujourd'hui, MM. Carnot, Loubet^ Fioquet) qui proposèrent la fête nationale de Jeanne d'Arc, aient à cœur de ne pas laisser protester leurs signatures! Que le conseil supérieur et le ministre de l'instruction publique organisent, dès mai prochain, dans toutes les écoles, cette fête annuelle de Jeanne qu'ils ont d'ores et déjà officiellement décrétée, et qui doit être, non un congé ajouté à tant d'autres, mais un ensemble d'évot^tions et d'initiations patriotiques par jeux, chants, représentations, lectures, discours, actes! Que les dévots de l'héroïne, encore plus soucieux . de son image spirituelle à fixer dans toutes les âmes que de sa statue à mettre sur toutes les places, s'appliquent à faire connaître au

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