‹ Le mois de juillet consacré à sainte Anne [microforme]Chapitre 52 sur 89 · SE · texte numérisé non relu

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ordinaires de la vie. C’est pour cetto fin se.

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tous les âges, afin que chacun eût un mo- - 1

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l'intérieur de leur maison. L'ordre le plus parfait, l’économie ct le travail régnaient dans lux maisbn de sainte Anne, de sorte que l’on peut appliquer à cette admirable sainte le portrait quo nous donne l'Écriture Sainte de la femme forte, dont elle retraco ainsi toutes les qualités: ‘ Elle ‘“ est plus précieuse que ce qui s’apyporte ‘“ de l'extrémité du monde. Le cœur de “ son mari met sa confance en elle, et il “ne manque point de vêtements. Elle “ lui rendra le bien et non le mal, pendant “ tous les jours de sa vie. Elle a cherché ‘ la laine et le lin, et olle a travaillé avec ‘“ des mains sages et ingénieuses. Elle “ est comme le vaisseau d’un marchand ‘“ qui apporte son pain de loin. Elle se ‘“ lève lorsqu'il est encore nuit. Elle a “ partagé le butin à ses domestiques et la ‘“ nourriture à ses servantes. Elle a consi- “ déré un champ et l’a acheté; elle a ‘“ planté une vigne du fruit de ses mains.

«“ Elle ceint ses reins de force et elle a “ affermi son bras. Elle a goûté et elle a “ vu que son trafic ést bon. Sa lampe ne

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« s'éteindra point pendant la nuit, Elle a

“ entrepris des choses importantes et diff-

« ciles, et ses doigts ont pris le fuseau.

“ Elle a ouvert sa main à l’indigent, et ‘elle a tendu ses bras vers le pauvre.

« Elle ne craindra point pour sa maison le ‘ froid ni la neige, parce que tous ses.

‘“ domestiques.ont un double vêtement.

« Elle s’ost fait de riches tapisseries, et ‘“ elle se revêt de lin et de pourpre. Son ‘ mari paraîtra avec honneur dans l’as-

. semblée des Juges, lorsqu'il sera assis

‘“ avec les Sénateurs de la terre. Elle est ‘ revêtue de force et de beauté, et elle “ verra venir chaque jour sans inquiétude.

“ Elle a ouvert la bouche à le sagesse et ‘ la foi de. la clémence est sur sa langue.

“€ Elle a considéré les sentiers de sa mai-

“ son, et elle n'a point mangé son pain “dans l'oisiveté.”’ (Prov. ch. 31.)

RÉFLEXIONS

C'est sur la femme que repose le gouvernement de la maison, e’est done un devoir pour elle de s’en acquitter avec

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ndigent, et le pauvre.

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pose le goust donc un itter avec

soin et avec cet esprit de religion qui doit animer chacune de ses actions, chacun des devoirs de son état. :

1° La femme, dans l’intérieur de sa maison, doit se livrer au travail que sa condition lui impose, et ne jamais rester oisive. La femme vertueuse trouve tou-

jours dans sa maison des occupations

capubles de remplir son temps, .et elle ne :

saurait permettre qué ceux qui sont sous sa dépendance, comme ses enfants et ses domestiques, demeurent dans l’oisiveté.

Elle sanctifie son travail en l’offrant à Dieu et y trouve un préservatif salutaire contre les plus mauvais penchants de notre pauvre nature.

2 La femme doit encore mettre de l'ordre dans toutes ses affaires et gouverner sa maison avec sagesse et prudence ; l'ordre y amène la paix, et la paix fait le bonheur de la famille; car c’est une preuve que Dieu y habite. Mais pour que la femme fasse régner l’ordre dans sa maison, il faut que Dieu règne dans son âme, et Dieu alors Jui inspire mn

qui lui sont nécessaires et lui donne la force de les mettre en pratique. i

3° Enfin la femme doit être économe :

c'est par ses soins que les biens de la maison se conservent et fructifient. .Elle doit regarder le luxe des vêtements, du mobilier et de la table comme la plaie des familles et la ruine des âmes, et ne point permettre qu'il s’introduise dans sa maison, sous quelque forme qu'il se nt à et sous aucun prétexte.

PRIÈRE

Vous avez voulu attacher, Ô mon Dieu, .

une grâce toute particulière à l’accomplis- | sement des devoirs de l’état où Vous m’avez placée, je vous demande, par l’inter- . Cession de sainte Anne, de m'’accorder avec abondance cette gräce, afin que dans ma maison je puisse faire régner l’ordre, l’économie, l'amour du travail et surtout vous y faire servir et aimer. Ainsi soit-il.

Prières pour la Neuvaine. Voir à la fin des exercices.

donne la sconome :

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‘accomplis vous m'apar l’interm'accorder n que dans ner l’ordre, il et surtout Ainsi soit-il.

Voir à la fin

Soins qu'avait sainte Anne de ses domesliques.

L’Esprit-Saint a toujours inspiré aux âmes qui lui sont fidèles la conduite qu’elles doivent tenir à l'égard de leurs.

domestiques, et Dieu, plusieurs fois dans l’ancienno comme dans la nouvelle Loi, n’a pas dédaigné de tracer aux maitres les règles qu’ils doivent observer envers leurs serviteurs, comme aussi il a prescrit à ceux-ci les dovoirs qu'ils ont à remplir à l'égard des personnes qu'ils sont obligés do servir. Suinte Anne n'ignorait pas les obligations qu’elle avait à remplir envers ses domestiques, ef elle sut toujours les remplir avec cet esprit de prudence, de sagesse et de douceur que Dieu seul inspire. Elle considérait ses domestiques comme ses enfants; elle avait pour eux une tendresse de mère, pourvoyuit à tous leurs besoins spirituels et temporels, et exerçait à leur égard une surveillance salutaire. Comme par ses vertus elle s’at-

tirait lo respect et qu’elle s&vait se faire aimer par sa douceur et l'égalité constante do son caractère, tous lui étaient respec.

tueusement soumis, et accomplissaient ‘avec joie les ordres qu’elle leur donnait.

Quand elle donnait des avis à ses domestiques, ou lorsque la nécessité l’obligeait à ledr faire des réprimandes, les avis et es réprimandes étaient également bien reçus, parco qu'on voyait que c'était une mère qui parlait et qu'elle n’avait en vue que leur bien. Heureuse était la maison de St. Joachim, car l'union régnait 10n-seulement entre les époux, mais encore parmi les domestiques, qui, par l'ascendant de la vortu de sainte Anne, vivaient entre eux. commo des frères ! Heureux, aussi, étaient ces domestiques, qui habitaient uns maison de Saints, et qui, pour pratiquer la vertu, n'avaient qu'à suivre les exemples que chaque jour ils avaieut sous

les yeux | RÉFLEXIONS.

Le Saint-Esprit a dit par la bouche de saint Paul que celui qui n'a pas sain de

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ses domestiques est pire qu'un infidèle.

C'est donc un devoir rigoureux pour les chrétiens d’imiter, sur ce point, les exemples que leur a donnés sainte Anne. C'est pour porter les femmes qui ont des personnes engagées au service de leur maison que nous allons faire quelques réflexions sur la règle de conduite qu’elles ont à tenir à leur égard.

1e Elles doivent considérer Jeurs domestiques comme leurs frères ou leurs sœurs ; si la modeste position dans laquelle ils se trouvent, les oblige à servir, ils peuvent être, devant Dieu, plus que leurs maitres, s'ils onÿg plus de vertu. En se pénétrant bien de cette pensée, les maitresses traiteront leurs domestiques avec bonté et charité, et condescendront autant que possible aux défauts d'éducation qu'ils pourraient avoir, Ces procédés porteront leurs domestiques à les aimer, à leur obéir, à les respecter et à prendre les intérêts de leur maîtres, eommes’ils étaient les enfants de la famille.

2° Les maîtresses tiennent à l'égard de

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- jeurs domestiques la place de leurs parents; elles doivent donc veiller sur leur conduite pour qu'ils ne forment point de liaisons coupables ; qu'ils ne sortent pas à des heures indues, et ne se permettent aucun discours contraire à la modestie chrétienne. Elles ne doivént point leur épargner les avis et les conseils, lorsque le besoin le demande, mais il faut que ces : vis et ces conseils soient inspirés par la prudence et la sagesse qui est selon Dieu.

3° Les maitresses doivent procurer à leurs domestiques le temps nécessaire pour qu'ils puissent remplir leurs devoirs religieux, et leur en faciliter toujours les moyens ; elles doivent de plus veiller à ce qu'ils vivent en chrétiens; car elles doivent prendre avant tout les intérêts de Dieu ; ce sera d’ailleurs le moyen pour que leurs domestiques ne négligént point les leurs.

PRIÈRE

O mon Dieu, vous qui nous demanderez compte un jour de tous ceux qui auront été à notre charge, ne permettez pas que

leurs par sur leur t point de tent pas à nermettent , modestie point Jeur ls, lorsque ut que ces rés par la elon Dieu.

procurer à ssaire pour evoirs reli-

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eiller à ce les doivent s de Dieu ;

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emanderez qui auront z pas que

nèglige mes devoirs envers mes domeses. Accordéz-moi, je vous en supplie, l'intercession de sainte Anne, de veiller sir eux avec prudence, de supporter leurs défauts avec patience, et de les porter à la vertu, ofin qu'ils vous servent et vous aiment comme vous méritez d'être servi et aimé. Ainsi soit-il.

rières pour la Neuvaine. Voir à la fin des exercices.

HUITIÈME JOUR, Rajporis de sainte Anñe avec le prochain.

eu ayant appelé sainte Anne dens un

étaf qui l’obligeait à vivre dans le monde, elle s'était fait une loi de remplir fidèlent tous les devoirs que cette position démande. Elle considérait le prochain ayec les yeux de la foi et avait pour lui cbtte indulgence et cette charité qui sait tire pardonner les injures et qui donne le courage de rendre le bien pour le mal.

Toutes les fois qu'il y avait une misère à spulager, un cœur blessé à guérir et des larmes à ‘essuyer, sainte Anne était tou-

jours la première à remplir ce pièux d voir de charité. Elle ne s’occupait d autres que pour leur faire du bien, et s horreur de la médisance était si connu, que jamais personne n'’eût osé proférer Pn sa présence aucune parole contraire à/la charité. Quand la bienséance ou le de

lui imposait des visites, elle se propos:

toujours un but utile en les faisant, et.

partout où elle paraissait, elle laissait un doux parfum de vertu, dont l'effet taire se faisait sentir à toutes les personhes qui avaient le bonheur d’avoir des rapptrts avec elle. On l’appelait à i\azareth la providence des pauvres, l'appui des veures et la mère des orphelins; et ces titres si beaux, elle les avait acquis justement ps sa constante et généreuse charité. |

RÉFLEXIONS. ’

Vivre dans le monde, c’est vivre a milieu de dangers qui peuvent mettr chaque jour notre âme en péril de se perdre!

Lorsque Dieu, cependant, nous oblige par

notre état à y demeurer, il ne nous refuse

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point les grâces dons nous avons besoin

pour échapper à tous ses périls et nous

donne même les secours pour y trouver notre sanctification. Les femmes n'ont qu'a imiter sainte Anne pour que le monde ne leur offre aucun danger, et devienne

même pour elles une source abondante de

mérites.

10. Pour cela, elles doivent ne jamais prêter l'oreille ni à la colomnie, ni à la médisance, et ne point prendre part aux conversations où l’on s’entretient des défauts des autres, lors même que ces défauts seraient déjà connus.

20. Elles doivent éviter toute contestation et tout ce qui ressent l’esprit de dispute, ne fréquenter que des personnes d’une

conduite irréprochable et très retenues

dans leurs discours. Elles ne peuvent tenir chez elles des assemblées mondaines, ni se trouver à celles qui se tiennent ailleurs. Que leur maison ne soit jamais un lieu où Dieu puisse être offensé, ni un rendez-vous d'intrigues.

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