LETTRE DE L AUTEUR
de la Dame pyrénéenne, pour la célébration du même Cinquantenaire^ ils sont nés de ma plume comme deux fruits d'un même enfantement d'amour.
Sur ces deux livres, unis par les liens d'une fraternité si intime, plane donc, pour la joie de mon âme, le souvenir du cher M. Lazard.
Mais M. Lazard fut pour vous un ami, Monseigneur. Il vous fit à la basilique de Sainte- Anne d'Apt dont il était l'archiprétre l'accueil que vous méritiez alors comme archidiacre. Et vos deux cœurs se comprenant savourèrent bien vite les charmes d'une exquise et profonde amitié. Vous versâtes des prières avec des larmes sur sa dépouille au jour de ses obsèques triomphales, et votre voix plus que jamais éloquente arracha des pleurs à l'immense assemblée.
Nommé bientôt après évêque, vous ne manquâtes point de revenir sur sa tombe pour mieux bénir ses restes, et, avec votre sainte mère dont Avignon garde les cendres, il put sourire du haut du Ciel à votre épiscopat naissant. Que de fois,