‹ Le mois de Marie à la grotte de LourdesChapitre 10 sur 11 · EXAMEN ET RÉSOLUTIONS · texte numérisé non relu

EXAMEN ET RÉSOLUTIONS

Comment avons-nous passé ces cinq semaines ?... Avons-nous scrupuleusement suivi le régime^ le traitement du confesseur, médecin de notre conscience ?.. . Nos stations journalières à la Grotte ont-elles été des moments

d'étude religieuse^ de prière fervente^ de sanctification effective ?... Qu'ont été nos oraisons, nos confessions, nos adorations, nos communions, nos conversations, nos actions ? Nous sentons-nous l'àme mieux portante, plus fraîche? Avons-nous plus de lumières sur Marie, plus d'amour pour cette bonne Mère, plus de confiance en sa miséricorde, plus de zèle pour l'avancement de sa gloire ? De quels défauts nous sommes-nous corrigés ? de quelles vertus nous sommes-nous parés ?... Quelles grâces avons-nous sollicitées, obtenues ?... Qu'espérons-nous encore ?...

Humilions-nous, si nous avons à nous reprocher quelque infidélité. Remercions, si notre programme spirituel, de tous points réalisé, nous a valu un notable amendement.... Et prenons des résolutions en rapport avec nos besoins.... Avons-nous besoin d'être Aw;;îè/es... purs... détachés de quelque créature... charitables dans nos paroles... fidèles à tel exercice de piété depuis quelque temps négligé... mortifiés dans telle fréquentation, en telle lecture?... Prenons la résolution, non point vague, générale, mais précise, particulière, de le devenir.... Et que nos résolutions, au lieu d'être ce que Von ne

tient pas^ ce qui partant accuse et aggrave, soient, au contraire, ce que nous tenons, ce qui nous tient et ce qui, devant Dieu, nous sauvera.... Tel ce dernier jour du Mois de Mai, le dernier jour de notre vie arrivera, plus tôt peut-être que nous n y songeons.... Heureux serons-nous alors, si nous avons pensé à Marie, parlé à Marie, ressemblé à Marie, travaillé^ souffert, vécu pour Marie : le dernier jour de notre terrestre existence sera pour nous le premier du Mois de Marie qui, au Ciel, ne finira jamais....

PRIÈRE

O Notre-Dame, nous ne saunons mieux clore le cycle de nos invocations quotidiennes qu'en vous adressant la prière enrichie de trois cents jours d'Indulgences et composée, le 8 septembre 1903, par le pieux Pie X, en vue de l'année jubilaire de la Proclamation du Dogme de votre Immaculée Conception :

« Vierge très sainte, qui, ayant plu au Seigneur êtes devenue sa Mère immaculée de corps et d'esprit, dans la foi et l'amour, regardez avec bienveillance les malheureux qui implorent votre puissant patronage. Le malin serpent, contre qui fut lancée la première malédiction, ne continue que trop à combattre par ses embûches les enfants d'Eve. Ah! vous, ô notre Mère bénie, notre Reine et notre avocate qui, dès le premier instant de votre conception,

avez écrasé la tête de l'ennemi, exaucez les prières que nous vous conjurons, unis à vous d'un seul cœur, de présenter au trône de Dieu, pour que nous ne tombions jamais dans les piègcs qui nous sont tendus, et qu'ainsi nous arrivions tous au port du salut, et qu'à travers tant de dangers, l'Eglise et la société chrétienne entonnent encore une fois l'hymne de la délivrance, de la victoire et de la paix. ■»

Ainsi soit-il î

O Marie conçue sans péché,

Priez pour nous qui avons recours à vous.

Xoire-Dame de Lourdes,

Priez pour nous.

Sainte Marie, Mère de Dieu, qui avez daii^iic apparaître à Lourdes, pour ranimer la Foi du inonde et l'attirer à Votre divin Fils Xotre-Seignenr Jésns-Clirisl ; Vous, qui avez choisi pour confidente de Vos niiscricordes une liinnble enfant, afin. de manifester plus clairement Votre tendresse maternelle et de rendre nos cœurs plus confiants ; Vous, qui avez dit: Je suis l'Immaculée Conception, ponr nons apprendre le prix infini de l'innocence, gage de l'amitic de Dieu ; Vous qui, au ( ours de dix-linit apparitions, n'avez cessé, par Vos actes et Vos paroles, de recommander la prière et la pénitence, seules capables de fléchir le ciel et de désarmer sa justice; Vous, dont le touchant appel, transmis à l'univers tout entier, a réuni devant la Grotte miraculeuse la foule innombrable de Vos enfants, — ô Notre-Dame de Lourdes, nous voici prosternés à Vos pieds, avec le ferme espoir d'obtenir, par Votre toute-puissante intercession, les bénédictions et les grâces de Dieu.

Ceux qui Vous aiment, ô Mère de Jcsns-Christ, â divine Mère des Jiommes, désirent, par-dessus tout, servir fidèlement Dieu en ce monde, afin d'avoir le bonheur de l'aimer éternellement dans le ciel. Ecoutez les supplications que nous Vous adressons aujourd'hui ; défendez-nous contre les ennemis de notre salut et contre nos propres faiblesses; avec le Pardon de nos péchés, obtenez -nous la persévérance dans la résolution de ne plus y retomber.

400 PRIÈRE

Xoiis Vous conjurons aussi de prendre sous Votre protection 4nos parents, nos amis, nos bienfaiteurs, et, parmi eux, d'une manière spéciale, ceux qui ont délaissé la pratique de leurs devoirs de Chrétiens. Puissent-ils se convertir et redevenir Vos fidèles serviteurs !

Xous Vous supplions encore de bénir notre Patrie. Elle a besoin d'impiorer la miséricorde divine, et elle y recourt avec confiance, car, au milieu de ses erreurs, elle n'a jamais cessé de Proclamer, par la voix des meilleurs parmi ses enfants, que Vous êtes et serez toujours sa Mère et sa Souveraine'. Vous avez montré une grande Prédilection pour notre Patrie; nous espérons que Vous ne l'abandonnerez pas, après l'avoir prévenue de Vos faveurs et comblée de vos bienfaits.

^ En épanchant notre cœur et nos prières à Vos pieds, ô Notre-Dame de Lourdes, ô Vierge Immaculée, nous ne saurions oublier Notre Saint Père le Pape, et, dans sa personne, l'Eglise Catholique tout entière, que Votre divin Fils Va chargé de conduire dans les voies du salut éternel. Comme nous, il met en Vous toute sa confiance. Protégezle, douce Vierge Marie, comblez-le de toutes vos bénédictions! Soyez son soutien et sa consolation au milieu de ses épreuves, en l'aidant à étendre le royaume de Dieu.

0 Mère de miséricorde, soyez pour nous tous la cause de notre joie, en nous montrant et en nous donnant Jésus- Christ, dans cette vie et dans l'éternité. Ainsi soit-il.

Mgr SCHCEPFER.

En vertu d'un Bref de Léon XIII, en date du 23 juin 1902, les fidèles peuvent gagner une indulgence de 300 jours, chaque fois qu'ils récitent la prière ci-dessus reproduite. Cette indulgence est applicable aux âmes du Purgatoire.

Composée par Mgr SCHŒPFER Enrichie d'une Imliilgcuce de 300 jours.

Au cours de l'audience que, le samedi 9 novembre 1907, Pie X daigna lui accorder, Mgr Schœpfer soumettait à Sa Sainteté le texte d'une prière composée par lui, il y a quelques mois, à la demande de l'un de ses plus illustres amis, pour une personne de sa famille depuis longtemps gravement malade.

Pie X daigna, avec une bonté ravissante, approuver la prière de Sa Grandeur et attacher à sa récitation une indulgence de 300 jours. II. s'en fit ensuite remettre le texte que voici :

Prière des Malades a Notre-Dame de Lourdes

O Marie, conçue sans péché, ô Notre-Dame de Lourdes, qui attirez de toutes parts vos enfants vers la Grotte de vos Apparitions, Vous n'avez cessé d'encourager, par d'innombrables bienfaits, la confiance filiale de ceux qui ont répondu à votre appel. Souffrant dans mon corps et dans mon âme, je viens, après des milliers et des milliers de pauvres malades, me prosterner à vos pieds et implorer la grâce de ma guérison. Mère toute bonne et toute puissante auprès de Notre-Seigneur, faites que je sois délivré de mes infirmités et que je Puisse consacrer mes forces rétablies au service de Dieu et de

mes frères. Combien il me serait doux de proclamer que je dois à votre intercession le retour d'une santé qui, en attestant votre miséricorde envers moi, deviendrait peut-être, pour beaucoup d'âmes, un motif de conversion !

Mais je désire, par dessus tout, m'abandonner entre vos mains maternelles. Si c'est la volonté de Jésus-Christ, mon divin Sauveur, à laquelle votre volonté demeure unie, que le calice de ma passion ne s'éloigne pas quanta présent, je souhaite de pouvoir dire, avec résignation et avec amour, que je le veux aussi moi-même. Faites donc pénétrer, jusqu'au fond de mon cœur, l'adhésion pleine et entière à cette consolante doctrine venue du ciel : que le Dieu de bonté nous aime infiniment, toujours et paiiouf, mais plus spécialement, sans doute, quand il nous associe aux douleurs de Jésus-Christ et nous attache à sa croLv.

0 Vierge Immaculée, Kotrc-Damc de Lourdes, Mire d'un Dieu qui a été l'Homme de dotdeurs, votre divin Fils a voulu que Vous fussiez à côté de Lui sur le Calvaire, pendant qu'il souffrait et mourait pour nous. Il Vous aimait, comme un Dieu seul peut aimer sa mère, et il a voulu, toutefois que votre âme fut transpercée d'un glaive de douleur, afin que votre amour pour lui se révélât et grandit dans la communauté d' inexprimables souffrances.

Obtenez-moi cette grâce, ô Notre-Dame de Lourdes, Consolatrice des affligés. Salut des infirmes, que j'aime Dieu de plus en plus, à mesure que se prolongent et s'aggravent mes épreuves. Un tel miracle est plus grand que ne le serait la soudaineté de ma parfaite guérison. Pour nie rendre la santé, une parole suffirait., dite par Vous au nom et avec le pouvoir de Celui qui est votre Fils comme il est votre Dieu ; tandis que la résignation dans la souffrance me fait accepter avec joie la maladie et son cortège de maux, je sens que c'est, d'une manière éminente, l'œuvre du Très-Haut. Oui, je vois qu'il est en quelque sorte plus facile à Dieu de

guérir la douleur que de la faire aimer. Mais, si Vous le voulez, ma faiblesse aura four appui une force surnaturelle qui la rendra victorieuse, et ainsi manifestera l'étendue de votre pouvoir.

Puissent les angoisses de ma maladie, sanctifiées par la soumission à la volonté divine, êtres tuiics à l'agonie de mon divin Sauveur ; Puissent mes larmes, mêlées à ses larmes et à son sang, achever l'expiation de mes f aides passées et attirer des grâces de t ésurrection sur les pauvres âmes mourantes ou mortes Par le péché. Que l'abondance de vos dons, ô mon Dieu, je vous en supplie au nom de votre Mère, soit accordée, en particulier aux personnes qui me sont unies far les liens du sang ou de l'amitié. Faites que tues souffrances, en attendant qu'il Vous plaise d'y mettre un terme, ouvrent four eux une source de bénédictions.

0 Mère de douleur et Mère de miséricordieuse bonté, qui avez été debout au pied de la Croix, priez pour nous, afin que nous devenions dignes des promesses de Jésit s- Christ. Ainsi soit-il.

t Fr.-Xavier SCHŒPFER,

Évêqiie de Tarbes,

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