‹ Le mois de Marie des familles [microforme]Chapitre 21 sur 27 · MARIE MÉDIATRICE DK PAIX POUR LE PÉCHEUR · texte numérisé non relu

MARIE MÉDIATRICE DK PAIX POUR LE PÉCHEUR

Solre t'iitcla rcls.

Dt'livi'oz li's ])i'chc'nrs do leurs liens.

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La grâce de Dieu est un trésor au-dessus de toute estime ; il n'y en a point de si désirable. Par elle nous devenons les amis de Dieu. Misérable, et infiniment misérable est le pécheur qui a perdu cette grâce par le péché. Il s'est retiré de la société dea. amis de Dieu, pour se rendre l'esclave du démon. Que lui reste-t-il donc à faire ? Solliciter son pardon en faisant rentrer le repentir dans son fcœur. Mais comment s'approcher du trône où siège la majesté divine, lorsque l'oft est encore tout couvert des souillures du péché ? Comment ne pas redouter la justice de son maître, lorsqu'on vient à peine de déposer les armes de la révolte ? Comment compter sur sa miséricorde, lorsque nos crimes sans nombre appellent ses vengeances ? Ah ! n'oublions pas que si la majesté du Sauveur peut nous épouvanter, par ce qu'il est Dieu aussi bien qu'homme, nous avons dans Marie, une pure créature (îomme nous, une médiatrice auprès du Souverain Juge. L'Esprit-Saint fait dire à Marie dans les cantiques. "Je suis la forteresse de ceux qui ont recours à moi, ma miséricorde est pour eux comme une tour inexpugnable ; c'est pourquoi le Seigneur m'a établie médiatrice de paix entre les pécheurs et lui." Par elle, dit le Cardinal Hugues, la paix est accordée à ceux qui sont en guerre ; le pardon est octroyé aux coupables, le salut à ceux qui l'ont perdu, et la miséricorde à ceux qui sont dans le désespoir. Un gentilhomme qui désespérait de son salut fut exhorté par un bon religieux de recourir à Notre-Dame et d'aller visiter une de ses images en grande vénération dans l' Eglise. Il s'y rendit, et n'eut pas plutôt jeté un regard sur cette image, qu'il se sentit comme invité ù prendre confiance. Il se prosterne, veut baiser les pieds de cette vierge qui était sculptée, mais la statue lui tend la main, sur laquelle il voit ces mots écrits : "je te sauverai des mains de ceux qui te persécutent." On raconte que le pécheur, en lisant ces paroles, eut le cœur saisi d'une telle douleur de ses péchés, et d'un si vif sentiment d'amour pour Dieu et sa très-sainte Mère, qu'il expira sur l'heure.

i s cr.iMiNi:!. SAi \ I, l'AU MAi\n:.

Ltj \Vvvi' Ra/.zi, de l'urdrc ili's (laniiildulr:;. rjn'onti' qu'un jeuni' liouinii', ayani perdu son fn'i'c fui ruvovi'' [>nv sa laèro auprès d'un prince pour ('tro paj^i' ; mais a vaut, do se séparer de lui, cPlto uière. «jui avait une (,'raude dévotion à la Sle.- Vierge, fit promettre à son lils qu'il jveiterail tous les jours la Salutation Angélique en l'iionneui' de Marie, ajoutant à la fin eotto courte oraison : liienheureuse Vierge, secouroz-moi à rheuro de ma mort, l.e jonno lionune ue lut pas plutôt arrivé ù la cour, qu'il donna dans les plaisirs déréglés, et sa mauvaise condnito lui attira la disgrâee de son maître, qui liait par le renvoyer. Désespéré. (>t n'i|yanl aucun moyen d'existence, il se livra au métuu' de brigand ; mais dans le même temps où il volait et assassinait sur les grands (•liomins. il était fidèle à la p^ratique de piété que lui avait reconunandéu sa mère. Rnlin s'es crimes eurent leur récompense. Il toml';i entre les mains de la justice, l't fut comlamué à mort. On l'enrorma dans son cachot d'où il ne devait sortir que pour aller au supplice, lia veille du jour de l'exécntion, comme son déslioimeur. sa mort procliaine, et la douleur de sa pauvrtî mère si^ re[))'ésontaient vivement à sou esprit, et ((u'a- Itimé dans ces tristes i)ensées. ses larmes coulai<Md en abondance, il voit tout d'un coup d(>vaut lui nu beau jeune homnn' ([ui, lui adressant la parole, s'ollVe de ledélivrel' de la prison et de la mort, pourvu qn(> de son enté, il s'oblige à lui obéir. Le prisonnier. ])romit tout ; alors le jirétendu jeune homme lui découvrit ([u'il était le démon, et lui commanda eu ](i'emier lieu de renier Jésus-Cdirist o[ les sacrements ; à ([uoi b' prisonnier consontil. *' Ci! n'esl point assez, ajouta l'esprit malin, il tant (Micore reiiiei- la Ste. -Vierge et renoncer à sa protection. — Je n'eu ferai ii(Mi. léjiondit le crimint.d ; et s'adressant à la mbvo de Dieu, il répéta la prière (lu'il avait coutume de lui faire : " BienheuriMiseViei-ge. siM^ourez-moi à l'heure; de ma mort." Ces paroles mirent en fuite le démon ; mais le pauvre jeune homme denuMira iuconsolalile d'avoir renié son Sauv(Uii'. Dans son affliction il eut recours à Marie et la pria avec tant de ferveur qu'elle lui obtint ujie vraie contrition dises péchés ; ensuite de quoi il se confessa avec de grands sentiments de pénitence. Le lendemain, comme on le conduisait au lieu du supplice, une statue de lu mèn; d(> Dieu se trouva sur son chemin ; il l'a salua en disant : Bienheureuse Vierge, secourez-moi à l'heuro de ma mort. La statue à la vue de tout le monde, baissa la tête et lui rendit son salut. Attendri de celte marque de faveur, il demanda ([u'on lui permit d'aller baiser les pieds de cette statue. Les archers f(ui le conduisaient n'en avaient guère envie ; mais à cause des murmures du peuple, ils n'osèrent s'y refuser. Le jeune homme se baissa, et la statue étendant les ])ras, le prit i)ar la main, et le tint si l'oi'tement. ([u'il ne fut plus possilile dr l'arracher de là.

A r<' pi'ùdi,.;!.-, ce w liiL qu'uni< voix pour iTior : •• liràcu ! '^vîivo !" cl la gi-àcc fui .'u-cordùo. Il roviuL dans sa pairie, cl mena toujours depuis une vie exemplaire, eouiservanl la plus leJidre reeoiinaissanee pour Marie, qui lavait délivré de deux morts : la mort temporelle et l'élernelle.

F*nATioi;i.:. — ,1e me f-arderai bien de ne i-ien l'aii-e de ce qui pourrait me faire perdre l'amitié de Marie, car Je demeurerais sans espoir. ,

-, ' IMlIÈHi;.

U mi-re de Dieu, vous dirai-je avec Sl.-Heruard, parlez, jiaree que votre UU vous écoute, et que tout ce que vous demanderez il vous l'aceordera. Si vous vous plaisez à faire du bien même à eeu\([ui vous blasphènu'ut et vous outragent, que ne ferez-vous pas pour cinix qui se font gloire d'ètro vos serviteurs. Accordez-nous, avant tout»; chose, 'la grâce de Dieu (>t la ferme résolution de ne la perdre Jamais. Ainsi soit-il.

Chapelet dr l'iunnaculée Concept ion. Litanies, etc.

V 1 XdTl KM K .loni.

MAIÎIE i:.<T CLAIRVOYANTE POI'R SECOUni! NOS MISÈRES.

■ ' , " lll"" '""-5 'D'isrricoi'des ncvlos ad

' ' nos converlc.

Tourne/ vers nous les yeux di' ., .1 ri, \otrc miséricorde.

Sai.\ i; p.i;(.i.\A.

Les yeux de Marie sont des yeux de mère, et une tendre mère ne se contente pas de veiller sur son enfant ï)our l'empêcher de tomber, elle le surveille encore pour le relever aussitôt qu'il a fait quelque chute. Marie, dans les cantiques, est comparée au soleil, par ce que comme rien ne peut se dérober à la chaleur de cet astre bienfaisant et régénérateur, et que les corps célestes et terrestres sont illuminés par lui, ainsi tous les habitants de la terre sont éclairés et réchauffés par la clémence de l'auguste Vierge. Marie, dit S. Bernard, ouvre à tous les hommes le sein de sa miséricorde, et chacun y trouve ce dont il a besoin : l'esclave, sa rançon ; l'infirme, la santé ; l'affligé, la consolation ; le pécheur, son pardon. Il fut révélé à Ste. Gertrude que lorsqu'on prononce avec dévotion ces paroles : " Ah ! daignez donc, ô notre protectrice, tourner vers nous vos regards si pleins de miséricorde ! " Maiie ne peut s'empêcher d'abaisser ses yeux siu* ceux qui la

prient ot d'écouter ruvovablemeiit leur demande. Un jour que cette sainte disait avec beaucoup de dévotion ces mêmes paroles du Salve Regina : Illos tuos miséricordes nculos ad nos couverte^ la Ste. Vierge lui appaioit, et lui montrant l'enfant Jésus qu'elle tenait dans ses bras : " Voilà, dit-elle, les yeux très miséricordieux que je puis tourner à mon gré vers ceux qui m'invoquent." Disons donc avec l'abbé Adam : O grande reine, rassassiez-vous de la gloire de votre lils, et, par pitié, laisse^î tomber les miettes sur vos enfants.

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