‹ Le mois de Marie des familles [microforme]Chapitre 27 sur 27 · IV · texte numérisé non relu

IV

l'extase.

(Gonlinuo (le la page I i 'i.)

De quoi Louise est-elle occupée pendant l'extase ? Personne de tous ceux qui l'observent ne peut manquer de remarquer que son attention est fortement captivée. Après que l'extase est passée, elle se rappelle parfaitelnent tout ce qui l'a occupée pendant sa durée. Immédiatement après l'extase, la première fois qu'elle l'éprouva, M. Niels lui demanda si elle se rappelait tout ce qu'elle avait vu. " .Tt?

le pense," l'ut sa trpouRO. Il la pria alors d'en donner un rapport. Sa mère et sa sœur étant alors iirésentcs, ollc répondit qu'elle le lui rapporterait une ai\tre fois. "Mais, reprit-il, le raconteriez-vous de suite, si on vous le commandait par obéissance ? " Certainement répondit-elle.

Louise prend le plus grand soin de cacher ce qui se passe entre elle et Dieu ; c'est, de fait, la seule autorité occlésiastiqne qui peut vaincre sa répugnance de s'entretenir sur ce sujet. Mais quand cette inihience est enjeu, elle réiwnd avec simplicité, précision et modestie.

Quand elle tombe en extase, elle se sent comme plongée <lan8 nn océan de lumière ; alors des personnages se montrent et les scènes de la passion de Notre-Seigneur passent sous ses yeux. Elle voit notre Sauveur, et peut décrire sa personne, ses habits, ses blessures, la couronne d'épines et la croix ; mais généralement il ne semble pas la voir. De même, aussi, elle voit et peut décrire ceux qui entourent Notre-Seigneur : les Juifs, les Ai^ôtres, les saintes femmes, etc. Ijorsqu'elle le voit s'agenouiller ou tomber, elle est irrésistiblement entraînée à en faire autant, elle sent ses souffrances d'une manière très intense ; quand il est brutalement empoigné, elle est pénétrée d'horreur et ne peut retenir ses pleurs ; elle partage son agonie comme nous l'avons ci-dessus décrit.

Quand elle est absolument insensible durant l'extase ù toute espèce de bruit, et môme A ces moyens de ramener la connaissance que la médecine a en abondance à sa dis- ])osition, mais qui sont absolument sans effet sur elle pour produire la plus faible sensibilité, un seul mot, quelque bas qu'il soit, de la part d'une personne ayant jurisdiction ecclésiastique sur elle, suffit pour la rappeler de l'extase. Le monde matériel en entier avec les ressources sans nombre H sa disposition, ne peut exercer la plus légère influence sur elle; elle demeure sans moijivement et insensible comme un cadilvrc ; mais du moment qu'un mot est prononcé par l'église, elle est aussitôt ramenée à la vie commune.

Les différents docteurs qui ont visité Louise durant l'extase, se sont efforcés, mais en vain, de la ramener à la connaissance- Mais le Dr. Lefebvre ayant reçu de l'Evoque de Tournai une jurisdiction spéciale à cet égard, n'a qu'à prononcar le seul mot ' ' Louise ' ' pour la rappeler de l'extase. Un jour que cette autorité lui avait été retirée par l'Evêque, le Dr. Lefebvre l'appela en vain. Kemarquons ici que beaucoup de personnes, tant laïques qu'ex-

clrsiastiques. oiit o))ttMiu à Touriiiii ot ailhniVH, liijuiiHdiction Hwv Jjouise do l'Kvêque du dioccso ; parmi ces IM'rsonnes plusieurs pn'trcK, de temi>.s à autres, en costumes do voyageurs (jui iue pouvaient les luire distinguer des laies. Toutes ces personnes laïques ou prôtres ont toujours lui rappeler Louise do l'extase, on vertu do l'autorité à elles conléréo. Nous verrons plus loin l'importance de mentioulUM" toutes ielles circonstances. Kn plusieurs occasions, de luiuts dignitaires ecclésiasticiues, qui n'avaient pas reçu la Jurisdiction nécessainî do l'Jîlvùque du diocèse ou du métropolitain do la f Belgique, furent présents, et tous leurs oflbrts pour rappeler l'extatique ù la connaissance, tombèrent sur des oreilles sourdes.

UnjourJe Dr. 8chawn,de l^iége, vint h iJois d'Haine avec le Dr. Lefebvre et l'Evoque du diocèse. L'illvèi^ue retira la Jurisdiction au Dr. Lefebvre et la donna an Dr. Schavvn. Les deux médecins essayèrent alors à rappeler Louise de l'extase en l'appelant par son nom. Tous les eflbrts du Dr. Lefebvre lurent sans effet, mais le Dr. Schavvn trouva (pi'il avait obtenu un contrôle complet sur elle. 11 demanda (l'abord: *' Louise m'eulendez-vous ? ' Elle repo.sait alors la lace sur le plancher, mais l(»s mots étaient à peine prononcés, qu'elle releva la tête comme pour recevoir ses ordres. Le Dr. tSchawn lui dit alors de se lever. Et aussitôt elle se leva repo.sant sur son genou gauche. 11 lui dil ensuite de se tenir debout : et elle obéit aussitôt, bien que par le lait des stigmates elle ne put se tenir droite, mais vacillant de côté et d'autre ; l'Evéque lui dit alors dis'asseoir, et elle lit de suite.

{à conUniUT.)

1*NF0UMAT10NS.

M. i);iiii('I !•'. I5('iil,|y. [n'oiiriélaire el iiiaiiiirai'liii'ier d'iiisliiiiiieiils (le iiiuiii(iiie di; grande iéi»iilali<iii, eomms sons le nom de Pianos de IJeally e|- llannoninnis lau^nes d'or île Meally.'i'ecoit Ions les jonrs'de nonvelli's rei'onnnaiidations el des lénioignages des' pins* llallenrs. h>/y/'3 t'annonce ii Lu couveiiurc.

Imprimcrio do Lùger Broiisst'uii, 'J, nio J3umk'. Qui-bcc,

laJuriHirmi <'cs Dstumos lier drs toujours ('. à clh'S leutioiisions, (le i reçu la ou <lu »'t lo\i8 lissiinco,

linc avec le retira Schavvn.

oui 80 de Torts du Il trou \' a iomaiida sait alors t à peine îvoiv ses Et aussi- 11 lui dil bien qut.' ite, mais . alors de

î^ En envoyant DOUZE SOUS à Mr.

l'abbé Prova '^.her, Cap Rouge, on recevra ce Mois de Mai par le retour de la malle.

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