QUINZIÈME JOUR
Marie est notre Perpétuel Secours dans les tentations
Si nous invoquons Marie dans nos tentations, non seulement le secours viendra, mais encore la victoire nous sera assurée. Marie est cette femme forte qui a vaincu le démon et lui a brisé la tête, en abattant son orgueil. (Gen. 3.) L'esprit superbe se voit, à son g^rand dépit, abattu et foulé aux pieds par cette Vierge bénie. Semblable à celui qui est fait esclave par le droit de la guerre, Satan est condamné pour toujours à obéir aux ordres de notre Reine. Eve, en se laissant vaincre par le serpent, nous a apporté les ténèbres et la mort ; Marie en domptant le démon, nous a apporté la lumière et la vie, et elle a si bien enchaîné notre ennemi, qu'il ne peut plus nuire aux fidèles serviteurs de Marie. Quand nous sommes tentés, recourons à Marie, appelons Marie à notre aide, et nous aurons la victoire !
PRIÈRE A Marie, notre défense, assures
Mère de mon Sauveur, l'ingratitude dont j'ai payé pendant tant d'années les miséricordes de Dieu et les vôtres, mérite, je l'avoue, que, par un juste châtiment, vous me priviez de vos soins ; car l'ingrat n'est
us MOIS DE NOTRK-DAHE
plus digne de bienfaits. Mais, ma douce Souveraine, j'ai une g^'ande idée de votre bonté ; je la crois bien suctMeureàmon ingratitude. Ne cessez donc point do secourir un pauvre pécheur qui se confie en vous. O refuge des pécheurs, ô Mèi - de miséricorde, daignez tendre la main à un malheureux qui vous implore, afin de se relever de ses chutes. O Marie, ou défendez-moi, ou dites-moi à qui je dois m'adresser, pour trouver quelqu'un qui puisse me défendre mieux que vous. Mais, où irai-je chercher une avocate plus compatissante et p?rs puissante auprès de Dieu, que vous qui êtes sa Mère ? En devenant la Mère du Sauveur, vous avez reçu la mission de sauver les pécheurs et vous .m'avez été donnée pour mon salut. O Marie, sauvez celui qui vous implore. Je ne mérite point votre amour ; mais le désir que vous avez de sauver les coupables, me fait espérer que vous m'aimez : or, si vous m'aimez, pourraisje me perdre ? Ma bien-aimée Mère, si je me sauve par votre secours, comme je l'espère, je ne serai plus ingrat ; je compenserai par d'éternelles louanges et par la plus vive tendresse mon ingratitude passée et votre amour pour moi. Au ciel, où vous régnerez éternellement, je chanterai à jamais vos miséricordes et je ne cesserai de baiser cette douce main qui m'a délivré de l'enfer autant de fois
que je l'ai mérité par mes pécliés. O Marie, ô ma libératrice^, mon espérance, ma Reine, mon avocate, ma Mère, je vous aime et Je veux vous aimer à jamais. Voilà ma plus chère espérance. Ainsi sqit-il.
SEIZIÈME JOUR Marie est notre PERPEiufcL Secours dans